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jeudi 17 octobre 2019

« J'aime les gens qui doutent…


… mais voudraient qu'on leur foute
La paix de temps en temps
Et qu'on ne les malmène
Jamais quand ils promènent
Leurs automnes au printemps. »



Cette sympathique chanson d'Anne Sylvestre passait à la fin de l'émission Les chemins de la philosophie de ce matin, qui elle-même concluait une intéressante série consacrée à Hume, intitulée « L'art d'être sceptique » (mais dont le titre initial était « David Hume sans foi ni loi », semblerait-il).



Hume est souvent négligé dans l'histoire de la philosophie — le mérite principal qu'on daigne lui reconnaître étant d'avoir « tiré Kant de son sommeil dogmatique » — parce qu'il a renié son magistral Traité de la nature humaine dont il avait terminé la rédaction en 1737 à l'âge de vingt-six ans et qui « tomba mort-né des presses ». Alors que la raison de ce reniement résulte d'un affinement de la pensée de Hume, qui a vite compris que l'exposé systématique ne convenait pas à une pensée sceptique, ce pourquoi il a passé le restant de sa vie à la reformuler sous la forme d'essais, d'enquêtes, de discours et de chroniques.

Un important recueil de l'ensemble de ses essais — sur lequel j'ai passé quelques années — a paru aux PUF en 2001.

Adèle van Reeth, quant à elle, apprécie certainement ce philosophe à sa juste mesure, puisqu'elle lui avait déjà consacré une semaine voici plus de trois ans : « David Hume, l'étincelle du doute ».
En voici les épisodes (le troisième n'avait pas été diffusé pour cause de grève de la station le 9 mars 2016 et n'est donc pas disponible sur le site de France Culture, j'ignore s'il a été enregistré) :









Pourquoi bouder son plaisir ? j'ai dégotté une reprise de la chanson d'Anne Sylvestre par Vincent Delerm, Jeanne Cherhal et Albin de la Simone :

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