Voici quelque temps, je me suis mis à fréquenter régulièrement l'excellent blogue Dans l'herbe tendre, satellite de l'émission du même nom (et non pas éponyme, désolé) qui passe tous les premiers mardis du mois sur la radio Canal Sud, à Toulouse.
De fil en aiguille, constatant que je partageais avec l'un des tenanciers de ce blogue — un dénommé "Michel-Simon" — un même goût pour la chanson française dite "à textes" et notamment orientée vers la tradition anarchiste, je me suis mis à correspondre avec lui par mèle.
Nous avons rapidement compris que nous avions des amis communs (réellement, pas au sens de Fesse-Bouc), mais sans pour autant nous connaître l'un l'autre directement.
Le 31 juillet, j'étais en train de rédiger un message à son intention, pour lui expliquer comment on peut proposer une émission directement sur la plate-forme Blogger lorsque déboule chez moi l'ami Kamel, un litron frais dans chaque main.
Et là, tilt ! il me revient que Kamel et moi connaissons un autre Michel-Simon (prénom peu courant, on en conviendra), qui habite comme nous dans le XXIe arrondissement de Paris.
Tout en poursuivant la rédaction de mon message, avec en prime ce rafraîchissant Chardonnay pour le moins bienvenu, je demande à Kamel qui rêvassait :
— « Mais dis donc, toi qui as à Toulouse cette amie, P., ne connaîtrais-tu pas là-bas un autre Michel-Simon ?
— Michel-Simon ? Bien sûr ! C'est P. qui me l'a présenté. Elle cherchait pour lui une édition du Monde à l'envers de Christopher Hill et j'ai réussi à lui en trouver une assez rapidement. »
Comment ça s'appelle, déjà, cette théorie foireuse qui stipule que moins de huit chaînons de connaissances nous relient à n'importe qui dans ce pauvre monde ?

