Ils mangèrent donc et ils burent du vin et, à la fin du repas, Bernard demanda : « Est-ce que j'ai ta parole, Andy, qu'au cas où je te dégotterais quelque chose sur cet oiseau, aucun acte illégal ne sera commis ? »
Kelp le regarda, l'œil rond : « Aucun acte illégal ? Écoute, Bernard, tu ne parles pas sérieusement ? Est-ce que tu sais seulement combien il en existe, de lois ? »
— D'accord, dit Bernard, en agitant une main apaisante. D'accord.
Mais Kelp était lancé et n'était pas près de s'arrêter.
— Tu ne peux pas marcher dans la rue sans enfreindre la loi, Bernard, dit-il. Chaque jour, on en vote une nouvelle et on n'annule pas les anciennes. Il est impossible de vivre normalement et légalement.
Kelp le regarda, l'œil rond : « Aucun acte illégal ? Écoute, Bernard, tu ne parles pas sérieusement ? Est-ce que tu sais seulement combien il en existe, de lois ? »
— D'accord, dit Bernard, en agitant une main apaisante. D'accord.
Mais Kelp était lancé et n'était pas près de s'arrêter.
— Tu ne peux pas marcher dans la rue sans enfreindre la loi, Bernard, dit-il. Chaque jour, on en vote une nouvelle et on n'annule pas les anciennes. Il est impossible de vivre normalement et légalement.
Donald Westlake, Personne n'est parfait (Nobody's perfect, 1977), Rivages/Noir n° 666, 2007, p. 185. Traduit par Henri Collard et Patricia Christian.
