« Telle est donc la fin à laquelle je tends : acquérir cette nature supérieure et faire de mon mieux pour que beaucoup l’acquièrent avec moi ; car c’est encore une partie de ma félicité de travailler à ce que beaucoup connaissent clairement ce qui est clair pour moi, de façon que leur entendement et leur désir s’accordent pleinement avec mon propre entendement et mon propre désir. Pour parvenir à cette fin il est nécessaire d’avoir de la Nature une connaissance telle qu’elle suffise à l’acquisition de cette nature supérieure ; en second lieu, de former une société telle qu’il est à désirer pour que le plus d’hommes possible arrivent au but aussi facilement et sûrement qu’il se pourra. »
Avertissement légal
Ne perdez plus votre précieux temps de consommateurice à répondre à vos correspondants, les plus exigeants fussent-ils quant à la teneur conceptuelle ou la qualité des propos échangés : Hétéronomix™ se charge de tout ! Syntaxe et orthographe garanties parfaites et évolutives au fil des décrets.
Approuvé par la norme AFNOR ISO 9001.
dimanche 1 janvier 2023
Au gui l'an neuf, que décide-t-on :
de bonnes résolutions
ou une bonne révolution ?
« Telle est donc la fin à laquelle je tends : acquérir cette nature supérieure et faire de mon mieux pour que beaucoup l’acquièrent avec moi ; car c’est encore une partie de ma félicité de travailler à ce que beaucoup connaissent clairement ce qui est clair pour moi, de façon que leur entendement et leur désir s’accordent pleinement avec mon propre entendement et mon propre désir. Pour parvenir à cette fin il est nécessaire d’avoir de la Nature une connaissance telle qu’elle suffise à l’acquisition de cette nature supérieure ; en second lieu, de former une société telle qu’il est à désirer pour que le plus d’hommes possible arrivent au but aussi facilement et sûrement qu’il se pourra. »
mardi 8 novembre 2022
Fils de gauche ?
Tu milites, milites…
Fils de droite ?
Hérite, profite…
Franchement, soit dit entre nous, c'est quand même pas tous les jours qu'une chanson évoque d'un seul et même élan Rousseau, Balzac, Tocqueville, Marx, Freud, Max Weber, Schrödinger, Proust, Céline, Joseph Conrad, Lukács, Debord et Lacan, sans que cela ne soit que du naimedraupinnegue…
(sans parler des pauvres, des aristocrates, des gauchistes, des cathos, des Juifs, des Arabes, des Chinois ni des Noirs, évidemment…)
Si ?
samedi 5 novembre 2022
Sévère drogue sonore
samedi 29 octobre 2022
Chansons narratives plus ou moins énigmatiques et émouvantes
Arnaud Laporte recevait mercredi 12 octobre Pascal Bouaziz, fondateur de l'ex-groupe Mendelson, dont il a direct passé cette chanson de leur deuxième album, Quelque part (2001), « Café-tabac » :
Et Arnaud Laporte, sitôt la dernière note mourue, de qualifier cette chanson de « narrative ».
Ça m'a fait réfléchir un brin, parce que — hasard bizarre ou bazar des beaux-arts et des bézoards, allez savoir — il se trouve que quatre heures auparavant, à 15 h ce même 12 octobre, le sujet que développait Géraldine Mosna-Savoye (qui, reconnaissons-le sans bouder notre plaisir, a très savoureusement repris cette année avec brio la relève de Matthieu Garrigou-Lagrange) me cassait des colonnes de burnes, alors — une fois n'est pas coutume — j'ai zappé sur France Inter et là je suis tombé sur une chouettarde émission de Fabrice Drouelle consacrée à l'avènement de la Nouvelle Vague.
Cerise sur le gâteau, ils passent une chanson que j'avais déjà vaguement entendue, d'un mec avec en plus un blaze à coucher dehors, mais là j'étais en bagnole, le pied sur le champignon, j'écoutais à fond les ballons et ça m'a scié comme deux ronds de flon-flon :
Dès que j'ai retrouvé un fauteuil fixe, mon ordi et une connexouille j'ai lancé quelques requêtes et je me suis aperçu qu'il était bigrement intéressant, le gars Fleurent-Didier (et aussi que ses skeuds sont pas faciles à dégotter) !
Complètement barré, ouf, du genre à bien me plaire même avec dix ans de retard, comme dans ce laïve aux Bouffes du Nord où si une chose éblouit c'est au moins que ce mec jouit de jouer joyeusement :
Des chansons intrigantes, happantes, allusives, avec des hors-champs — plutôt des hors-chants — ou alors carrément incompréhensibles comme Manset en a chanté tant.
C'est le narrateur/chanteur qui détient la clé du mystère au chocolat mais il se contente d'énoncer des faits, on ne saura jamais ce que lui et Marie-Jeanne jetaient du pont de la Garonne (des fleurs ? un bébé ? leur amour ?)
Évidemment aussi Louise, du sitôt oublié Gérard Berliner :
Et puis Amélie Morin, encore plus oubliée peut-être mais qui titillait pourtant pas mal Daniel Joubert tout autant que moi-même à l'époque :
Mais le top du sérieux, la balle de la balle, la belle baballe à babil, c'est évidemment la joyeuse face B du tube de Pierre Vassiliu pompé de Chico Buarque en 1974, Qui c'est celui-là ? :
Deux ans plus tard, Joe Dassin usait quand même un peu beaucoup la corde…
Bref, des scies omises comme on sode, ou plutôt omettées comme Paris en bouteille, et franchement je trouve que ça aère un brin, ces incertitudes.

