Qui diable a donc bien pu écrire cet ahurissant texticule que cite émotionnément Raymond Queneau au détour d'un chapitre de Bâtons, chiffres et lettres ?
Qui aurait avantage à ce que « l'eau », « la terre », « la montagne », « la forêt », « le poisson », « l'homme », « marcher », « faire », « produire », « commencer », etc., ne s'appellent plus « l'eau », « la terre », « la montagne », etc., mais autrement ?
Qui aurait avantage à ce que les modifications des mots dans la langue et l'agencement des mots dans la proposition s'effectuent, non d'après la grammaire existante, mais d'après une autre grammaire totalement différente ?
Quelle serait l'utilité, pour la révolution, d'une telle transformation dans la langue ?
Et en règle générale [gnagnagna gnagnagna et patati et patata…] comment supprimer la langue existante et édifier à sa place une nouvelle langue, en quelques années, sans apporter l'anarchie dans la vie sociale, sans créer une menace de désagrégation de la société ?
Qui, sinon des Don Quichotte, pourrai[en]t se fixer une telle tâche ?
Psstt : pas de triche, SVP 11 11 : cherchez plutôt dans votre mémoire ou vos neurones — voire votre culotte, azioulaillequitte — plutôt que trichinternouiller.
Mais pouaf, fouchtra, bôf, mouarf, wesh wesh, pfuitt, après tout c'est comme vous vous voulez suivant votre ciboulot (avant six retraites) : bref, à votre guise — comme disaient les duchesses.
Un indice de première : Christophe a crié pour son retour, tant il avait trop d'Le Pen.








