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dimanche 21 février 2010

La numérologie relève de la superstition


Cela fait aujourd'hui 333 ans que Spinoza a cassé sa pipe.

L’hôte étant retourné au logis après le sermon, à quatre heures ou environ, Spinoza descendit de sa chambre en bas, et eut avec lui un assez long entretien qui roula particulièrement sur ce que le ministre avait prêché, et après avoir fumé une pipe de tabac, il se retira à sa chambre, qui était sur le devant, et s’alla coucher de bonne heure. Le dimanche au matin, avant qu’il fût temps d’aller à l’église, il descendit encore de sa chambre et parla avec l’hôte et sa femme. Il avait fait venir d’Amsterdam un certain médecin, que je ne puis désigner que par ces deux lettres, L. M. ; celui-ci chargea les gens du logis d’acheter un vieux coq, et de le faire bouillir aussitôt, afin que sur le midi Spinoza pût en prendre le bouillon ; ce qu’il fit aussi, et en mangea encore de bon appétit, après que l’hôte et sa femme furent revenus de l’église. L’après-midi, le médecin L. M. resta seul auprès de Spinoza ; ceux du logis étant retournés ensemble à leurs dévotions. Mais au sortir du sermon, ils apprirent avec surprise que sur les trois heures Spinoza avait expiré en la présence de ce médecin…

Jean Colerus, La vie de B. de Spinoza

samedi 23 janvier 2010

Thème du traître et du héros

Sans vouloir jouer les pleureuses, on ne peut s'empêcher de rappeler que cela fait aujourd'hui un an que l'intéressant site Les Moissonneuses « basculait dans le néant électronique », pour employer les termes léonins de l'Anonyme (seule consolation : celui-ci accédait précisément ce jour-là « à une sorte d'existence intermittente et innommée »).
On crut un temps qu'il avait été vaporisé par sa fondatrice, puis on sut qu'il n'en était rien : c'est le colonel qui avait commis le seppuku.

Pour mémoire, voici, pas trop au hasard, le billet qui y fut publié le mardi 9 septembre 2008 à 11h 55, avec ses commentaires.

mardi, septembre 09, 2008

DSM-IV: monomaniaque obsessionnelle

Les yeux remplis d'une terreur soudaine, Jenny recula devant le couteau, sa main cherchant à tâtons derrière elle le bouton de la porte de la cuisine. Elle était trop effrayée pour hurler; d'ailleurs, il n'y avait personne pour l'entendre. Personne, à part l'homme qui venait vers elle avec le couteau — et cet homme était fou, il devait être fou. Sa main agrippa le bouton, le tourna. La porte s'ouvrit sur les ténèbres et Jenny s'élança dans la nuit. La Mort se jeta à sa poursuite.

Huit années s'écoulèrent.

Les puristes et les obsessionnels (nous sommes les deux, également cyclothymiques et paranoïaques) pourront comparer ici la traduction révisée avec l'originale. On signale au passage que le livre (faut-il préciser qu'il s'agit de La Fille de nulle part?), notre première frustration éditoriale et notre grand amour, vient de reparaître en poche chez Rivages/Noir.

22 APPROBATIONS INCONDITIONNELLES:

GWFW a dit…

dimanche 2 août 2009

Œnologues, hé !


« C'est à l'ami qu'on offre son vin »
(bon, on a quatre jours d'avance sur le 6 août, mais à cette date on sera absent)