Jusqu'à voici pas si longtemps, « un vieux film », pour moi, c'était un film d'avant-guerre, et même plutôt d'avant le temps du parlant : un Eisenstein, un Griffith, un Sjöstrom, par exemple.
Un slapstick, genre Mack Sennett.
Mais « un vieux film », maintenant, ce n'est plus ça, non, plus du tout.
Matrix, ça date de vingt ans, c'est un vieux film.
Les aventuriers de l'arche perdue, c'est de la préhistoire.
Citizen Kane, c'est quasi le big bang.
Ma gaminette de quatorze ans s'est trouvée très étonnée avant-hier quand elle a appris que l'invention du cinématographe datait de 1895, que les débuts du parlant remontent à 1927, que le premier film en couleurs (enfin, en Technicolor, procédé ultra-lourd avec les trois pellicules synchrones) date de 1932 : Des arbres et des fleurs, avant Blanche-Neige et les sept nains en 1937 et Autant en emporte le vent en 1939…
(On pourra jeter un coup d'œil ici, pour un rapide aperçu de ces prouesses techniques).
(On pourra jeter un coup d'œil ici, pour un rapide aperçu de ces prouesses techniques).
Du coup (de mou, mon colon !), j'ai peut-être encore le rein beau (de l'air !) mais moi aussi j'ai mal vers l'aine.
Et je me sens mal armé.

