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samedi 29 mars 2014

La fabrique des derniers hommes



Dans la toujours excellente émission Terre à terre, ce matin, un passionnant entretien avec Aurélien Berlan au sujet de la genèse de la catastrophe sociale mondiale en cours, à partir de l'étude croisée de l'œuvre de trois sociologues allemands de la fin du XIX e.
Une explication du processus historique de désagrégation des communautés humaines, de marchandisation universelle des biens et des liens, d'accélération effrénée de la vie quotidienne et de valorisation suprême du travail pour lui-même.

Je connaissais depuis longtemps l'origine tortionnaire du mot « travail » mais j'ignorais jusqu'ici celle du mot « industrie »…





vendredi 21 mars 2014

Crises



« En octobre 2008, le système financier mondial a failli s’écrouler. Depuis, la crise financière s’est muée en une crise de la dette publique qui s’aggrave de semaine en semaine. Le fonctionnement de l’économie, à l’heure actuelle, repose sur la croyance en la capacité des États à maintenir la valeur de la valeur. Que cette croyance s’effondre et le système périt.

Crises saisit l’occasion de la crise pour poser une question que les économistes évitent toujours : pourquoi l’argent vaut-il quelque chose plutôt que rien ? Répondre à cette question c’est s’interroger sur les fondements de la valeur dans le capitalisme. À l’heure où beaucoup s’indignent de la situation actuelle en croyant naïvement que l’on pourrait revenir à l’économie « régulée » des lendemains de la Seconde Guerre mondiale, il faut rappeler que le rapport social capitaliste ne peut être combattu qu’en s’attaquant à sa racine.

Tant qu’il y aura de l’argent, il n’y en aura pas assez pour tout le monde. »


Après la parution de ce livre, Léon de Mattis a effectué une tournée de présentations publiques, dont celle-ci, très éclairante, en 2012 :



Merci à Nemo, de la liste ANPR !