Avertissement légal

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lundi 4 février 2019

Le néant contre-attaque
(communiqué de L'insomniaque éditeur)




Des robots affairistes déclarent la guerre à un éditeur indépendant


Le site Internet de L’insomniaque éditeur a été contraint de déménager en ce début d’année 2019.

Peu avertis des arcanes de la communication cybernétique, nous avions laissé passer la date d’expiration de notre adresse d’origine (insomniaqueediteur. org).

En conséquence, le gestionnaire de noms de domaine GoDaddy a jugé bon, sans nous en aviser directement, de vendre ledit nom à l’encan.
Notre précieuse adresse a été adjugée, pour une poignée de dollars, à des imposteurs, qui, sous notre ancien nom de domaine, tentent désormais de se faire passer pour L’insomniaque éditeur — sans la moindre crédibilité, ni même le moindre effort pour paraître crédible.

Leurs desseins, politiques ou commerciaux, restent très mystérieux à ce jour, mais leurs agissements ne resteront pas impunis, de même que le préjudice moral et matériel que ces escrocs nous ont causé, et nous causent encore à ce jour. 
Le nom et l’adresse qui sont indiqués à la rubrique « contacts » sont, bien sûr, tout aussi bidons que les prétentions et le contenu de ce pseudo-site, mais nous ne désespérons pas de démasquer la ténébreuse entité qui nous nuit de la sorte.

On jugera de la nature de ce préjudice en consultant le site qu’a bricolé ce gang d’androïdes à très bas quotient intellectuel artificiel.
Usant d’algorithmes rudimentaires et s’exprimant dans un sabir robotique aussi grotesque qu’inintelligible, ces ennemis de l’humanité présentent certains ouvrages parus à notre enseigne dans des articles conçus par ordinateur, qui assemblent en désordre des mots-clés glanés de manière aléatoire sur le site originel de L’insomniaque et d’autres sites Internet.

Par exemple, l’essai d’anthropologie radicale de Georges Lapierre, Être Ouragan, donne lieu à un simulacre d’articulet sur « Les 3 pires ouragans des 50 dernières années ».
Et notre livre en soutien aux pirates somaliens du golfe d’Aden, Frères de la Côte, est commenté par une notice cyber-encyclopédique délirante qui nous apprend que ces Frères de la Côte constituent une organisation qui « s’est réunie pour la première fois au Chili en 1950 » et qu’ils obéissent à « une loi appelée Octagon », le tout illustré de photos tirées de banques d’images et montrant de jeunes et beaux matelots de la marine de guerre américaine…
Le reste est à l’avenant.

On pourrait se contenter de rire de cette très grossière manipulation-falsification. Ou de mépriser de telles inanités, dépourvues en elles-mêmes de tout sens.
On peut aussi y déceler une menace de plus à l’encontre de la liberté, un danger d’asservissement par la confusion mentale généralisée, engendré par les réseaux numériques et ceux qui les contrôlent.

En tout état de cause, cette affaire, digne du théâtre de l’absurde, en dit long sur les progrès qu’accomplit le « grand mensonge » qui tient lieu de communication de masse en ce malheureux siècle — le dernier, si les humains n’y portent remède.

NB : Afin d’accélérer dans les moteurs de recherche en ligne le référencement de notre site ressuscité, nous demandons à nos amis et sympathisants de l’activer le plus souvent possible pendant au moins une minute en cliquant sur http://www.insomniaqueediteur.com


L’insomniaque
Montreuil, le 31 janvier 2019

mercredi 30 janvier 2019

« On est tous bloqués dans un état de semi-conscience… »




Bref extrait de ce film à bien des égards extraordinaire qu'est Boyhood (2014), de Richard Linklater, juste avant la fin de la deuxième heure (de 01:55:56 à 01:58:43)

Franchement, ça donne à réfléchir : pourquoi le capitalisme paierait-il des savants fous à construire de compliqués cyborgs, alors que tant d'humains dociles sont contraints d'aller joyeusement se crever au boulot à la place d'onéreuses machines ?

L'ami Philip Dick aurait acquiescé, pour sûr !

(Cela dit, hem, j'ai moi-même dû batailler avec pas mal de logiciels pour parvenir à extraire ce passage avec ses sous-titres, et il a fallu me résigner en désespoir de cause à ré-enregistrer à l'ancienne le son brut issu de l'ordi lors de la captation de la séquence en cours de diffusion — d'où ce bizarre écho métallique absent du film original…)

dimanche 23 décembre 2018

♪♬♪ Dallas, ton univers impitoyâââble… ♪♫♪


Dans le « Livre 1 » de son œuvre-fleuve Le Dossier M. (Flammarion, 2017-2018), Grégoire Bouillier livre une intéressante analyse de la barbarisation généralisée de l'économie politique mondiale à partir de la fin des années 70, dont la série télévisée Dallas figure selon lui l'emblème (pp. 221-238) :

« C’est pendant les années Dallas que les États se sont convertis les uns après les autres au libéralisme économique échevelé, à la financiarisation brutale des marchés, à la mondialisation ensauvagée du capitalisme, à la fétichisation hystérique de l’entreprise, aux actionnaires rimant avec tortionnaires, à la transformation de tout, absolument tout, en marchandises et, pour faire passer la pilule autant que pour doper les ventes, à la communication tous azimuts, à la médiatisation incitant à vivre toujours plus par procuration, à la fusion du politique avec le divertissement, ouvrant ainsi gaiement la voie à un monde toujours plus impitoyable. » (p. 226)




Incidemment, on lit ceci p. 235, qui n'est pas sans nous rappeler une antienne de l'ami Jérôme Leroy :

« Je ne dis pas que c’était mieux avant : ce n’était pas mieux avant. Certainement pas ! Mais c’est pire aujourd’hui et comment est-ce possible si ce n’était pas mieux avant ?
Comment est-ce possible ?
Est-ce parce que nous ne pensons plus avoir d’avenir qui ne soit sombre et effrayant, tandis que notre passé nous apparaît pourri jusqu’à l’os ? »

(Et je recommande chaudement de lire en ligne l'intégrale d'un premier jet de ce passage ici)

Du coup, allez savoir pourquoi, j'ai repensé à cet extrait du film Fight Club de David Fincher (1999), lui-même adapté du roman de Chuck Palahniuk de 1996…


(Advertising has us chasing cars and clothes, working jobs we hate so we can buy shit we don’t need.)

… et par esprit d'escalier à ce passage de Volem rien foutre al païs, de Pierre Carles, sorti huit ans plus tard (et déjà diffusé ici-même) :


vendredi 21 décembre 2018

État de trans…



Une devinette refusée par le comité des blagues Carambar :

Quel pays a la préférence des transgenres ?

jeudi 20 décembre 2018

Le retour de Guy Debord !



France Culture consacrait voici un an un nouvel épisode de Une vie, une œuvre à Guy Debord, quatre ans et demi après le précédent, et rarement émission dérogea tant à son intitulé.

♪♬♪ Ah mais, ça ne finira donc jamais ?… ♪♫♪



mardi 18 décembre 2018

Pour l'égalité complète des sexes !



Ghost Dog - La voie du samouraï (Jim Jarmush, 1999)

lundi 17 décembre 2018

« Nous voulons des lieux pour habiter le monde »


C'est l'un des slogans de La Parole Errante, et c'était le thème du montage de détournements qui y a été présenté samedi 8 décembre.
On a doublé en direct, cinq non-comédiens autour d'un seul micro et trois musiciens-bruiteurs, le résultat est assez foireux mais l'expérience valait le jus.

Dominique a présenté la chose ainsi (c'est quasi inaudible) :



… et voilà le (euh… ahem !) résultat :