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samedi 1 février 2020

« Le film meurt, au fur et à mesure que l'on filme »




François Truffaut, interviouvé par Christian Defaye le 10 décembre 1975 dans le cadre de l'émission Spécial cinéma de la Radio-Télévision Suisse Romande, qui dura de 1974 à 1995.

Un homme intelligent et attentif (mécheusement beau, de surcroît !), fragile et inquiet mais sûr de lui, le cigare inallumé à la main — une sorte d'artiste, quoi !

On peut consulter la fiche de cette émission-là ici.

Pour voir l'entretien en mode plein écran, cliquez.

vendredi 31 janvier 2020

Légitime violence


On a ouï ce soir une heure de bon son chez Michèle Firk




Note du 31 janvier, plus tard : Olivia Gesbert recevait aujourd'hui à l'heure du déjeuner le sociologue Cédric Moreau de Bellaing, à propos du même thème :



Et pour rappel, toujours sur le même sujet, ce billet d'octobre dernier.

mardi 28 janvier 2020

C'est pas pour les prudes, mais c'était pas pour des prunes !


Au milieu des années quatre-vingt, Hara-Kiri faisait eau de toutes parts, et du coup Choron feu de tout bois.

Il usa de tous les moyens possibles pour prolonger jusqu'à la lie l'aventure moribonde de sa jeunesse : enregistrer des 45 tours, mettre en place une ligne téléphonique payante où l'on pouvait laisser des messages, mais surtout, surtout ! utiliser la VHS tout nouvellement apparue pour asperger l'univers de furieux délires avec tous ses complices d'alors, d'où ces deux cassettes rarissimes que je viens de dégotter sur internouille :



vendredi 24 janvier 2020

André Breton, ça ferait mal à mes deux seins !



Cette émission n'est certes ma préférée de France Culture, c'est le moins qu'on puisse dire : la plupart du temps, dès le générique de Matière à penser, je tourne le bouton.

Cette pauvrissime daube a pris la place — fort avantageusement en termes financiers pour la chaîne (un entretien coûte quasi que dalle, au regard d'un reportage) mais hélas bien moins pour les oreilles curieuses des auditeurs — des Passagers de la nuit, miracle de Thomas Baumgartner qui lui-même remplaça réjouissamment, à notre surprise ébaubie, l'inoubliable Alain Veinstein qui nous avait enivré durant des décennies avec ses Nuits magnétiques puis Surpris par la nuit.

Mais ce soir, l'ennuyé René Frydman nous a régalés comme rarement en invitant Gilbert Guiraud, auteur de André Breton, médecin malgré lui — un examen médical du fondateur d'une des aventures les plus exaltantes du siècle passé.

jeudi 23 janvier 2020

Une journée qui commence bien…



… Comme quand la radio vous réveille par la voix de cette déesse de Brigitte Fontaine, dont chaque propos ruisselle de poésie !
À l'occasion de la sortie de Terre-Neuve, son dernier album, c'est elle que recevait ce matin Tewfik Hakem, et ce fut un régal !

Leur première rencontre sur ces mêmes ondes, dans l'émission À plus d'un titre voici plus de dix ans, s'était fort mal passée, les questions de Tewfik étaient tellement insipides que cette grande gueule timide de Brigitte s'était mise à le traiter de tous les noms, mais le novice d'alors a beaucoup appris depuis, désormais il excelle et ils sont comme cul et chemise !



Profitons-en pour réécouter un ancêtre de Chanson Boum !, le Chansons dans la nuit du 25 février 2000 :

mercredi 22 janvier 2020

Les bons et les barbares ?
(Je me barbe à en rire dans ma barbe aryenne)


Bon.
Tout n'est plus que bars (barils ?), et l'on remarquera d'ailleurs que sur ce comptoir trône au premier plan un cendrier vantant la marque Martini, qui n'est pas sans rappeler l'italianité du Duce.

« Dans la progression des lumières croissantes,
nous paraîtrons nous-mêmes des barbares à nos
arrières-neveux »,
s'échevelait déjà à tricoter Chateaubriand sans parvenir à poursuivre le fil de son alexandrin initial, même si
« (z')arrières-neveux » eut pu figurer un bel hémistiche (mais de quels barbares anneaux s'agirait-il donc alors ?! en plus ça rime même pas, c'est à croire que même au dix-neuvième on se contrefoutait vraiment du monde, foutredieu de bordel de merde !)

Bon, disons que Chateaubriand avait foi en les Lumières du siècle précédent, disons que ce magnifique illuminé aurait tout comme Hegel célébré Napoléon Ier comme l'incarnation de l'Esprit absolu, disons qu'il aurait ensuite suivi les travées fordiennes plutôt que les traces de Marx, qui pourtant publia avec son pote Engels le Manifeste du Parti Communiste un gros trimestre avant que notre François-René ne casse sa pipe en juillet 1848, disons que ce gros naïf de FRdC ait même pu concevoir dans son cerveau démesuré que la progression tout aussi démesurée des Lumières (technique et science, guère de conscience) allait rapidement aboutir à l'anthropocène (sans parler du fait qu'en vrai, la superstition n'a guère décru depuis le XVIIIème siècle), hé ben jamais il n'aurait pu imaginer que son nom n'évoquerait bientôt plus qu'un morceau de bidoche !



Il eut donc été mieux inspiré d'écrire pour la postérité, anti-végétarien jusqu'à abominer toute céréale, même les plus joyeuses :

« Dans la progression des lumières croissantes,
nous paraîtrons nous-mêmes des barbaques à l'os.
(Ah, riz heureux ne veux !) »

Mais si à Dieu plût que j'administrasse ce site inepte (et que j'eusse eu le loisir de corriger les Mémoires d'outre-tombe avant leur publication), bien mieux serait venu ceci, en rimes bellement croisées, tel un jeu de jambes en l'air (vous noterez l'enjambement, n'est-ce pas) et anticipant la vilenie d'un Fatty Arbuckle ou d'un Harvey Weinstein, prompts à happer leur proies  :

Dans la progression des lumières croissantes,
Nous paraîtrons nous-mêmes des barbares à nos [tridécasyllabe qui n'en demeure pas moins un un alexandrin]
Fragiles arrière-nièces angoissantes. [idem]
Donc baissons l'éclairage : basta, la parano ! [idem]

Alain Cuny eût-il encore été parmi nous (MAIS C'EST QUOI, CES SUBJONCTIFS D'OUTRE-TOMBE ET CES CONCORDANCES DE TEMPS DE MES NOUILLES À LA MORDS-MOI LE NŒUD ?), hou-hou…, sans doute eût-il (TA GUEULE, PÉDANT !) des dés, Dédé… euh, déclaclamé un truc d'urgent, du Jean, du genre :



Certainement mieux que ça d'ailleurs, comme peut-être dans le prologue du Lolita de Kubrick, lorsque Quilty s'affaire à improviser n'importe quoi au piano dans sa tentative désespérée d'échapper aux balles maladroitement mortelles de Humbert Humbert (« Écoutez, je m'y connais en matière de mélodrames : j'ai écrit 52 pièces à succès, et en plus, mon papa, il est policier ! »)



*****

Mais, hem ! pardon, je m'égare décidément — certes moins qu'Euclide ou Stilpon cependant, on fait c' qu'on peut avec c' qu'on a.

L'image reproduite tout en haut ci-dessus est issue de la première demi-heure du film de John Huston de 1953, Beat the Devil (Plus fort que le diable — jolie traduction, soit dit en passant).

Perso, vous, je sais pas, mais moi je trouve ça tout de même ahurissant que le gars coincé à droite dans le cadre, profil même pas de trois quarts arrière, plutôt un quart, on reconnaît illico Bogey !

Sinon, bien sûr que c'était tous des barbares, John Huston, Truman Capote, Jennifer Jones, Humphrey Bogart, Gina Lollobrigida, Peter Lorre & C° !

N'est-ce pas, Donald Trump ?