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lundi 8 juin 2020

Je sentis tout mon corps et transir et brûler


Le spectacle devait se jouer tout le mois de mai au Théâtre de la Bastille à Paris, mais confinement oblige, caramba ! tout a été annulé.

Du coup, hourrah ! la 2b company a mis en ligne sur france.tv la représentation enregistrée l'an dernier au théâtre Vidy-Lausanne : une heure trente de bonheur singulier et pluriel.

dimanche 3 mai 2020

Chansons chez soi sans champ au choix


Une tradition oubliée renaît à foison à la faveur du confinement : l'art ancien du chansonnier, qui consiste à remplacer les paroles d'une chanson à succès par une charge satirique sur la politique du moment.

Cet art multiséculaire avait connu ses derniers beaux jours sur France Inter de mars 1968 à juillet 1990 dans l'émission de Pierre Codou et Jean Garretto du ouiquènde L'oreille en coin, à laquelle Thomas Baumgartner a consacré un livre et un blogue.





Or voici que moins de deux semaines après sa mise en ligne, le détournement du Vesoul de Brel par un groupe qui maintient avec brio cet art du chansonnier, Les Goguettes (en trio mais à quatre), atteint plusieurs millions de vues sur la Toile :



Dès le 9 avril, ils nous avaient concocté une judicieuse version re-asteurisée du tube de Cabrel de 1979 :



Plus fort encore, voici le duo Djahîz GIL, qui met en ligne et en scène un détournement par jour depuis le début du confinement le 17 mars, avec le désormais célèbre couple de chaussettes Gus et Rappetout :



Je réserve pour la fin mon préféré à ce jour : le détournement de Capdevielle par l'ami John Warsen, Quand t'es dans ton logement :



lundi 13 avril 2020

À quoi bon aller travailler ?



En 1973, le confinement enchantait…

On remarquera l'hédonisme anti-cartésien mais casanier de Nicoletta, qui plutôt que ses désirs préfère changer l'ordre du monde… en restant à la maison !

dimanche 12 avril 2020

Fin de la parenthèse stalinienne : retour à la normale !


Liliane a définitivement fait les valises

À peine dix jours qui ébranlèrent le monde après avoir basculé dans le stalinisme le plus éhonté, les marcheurs ont radicalement tourné le dos à la doctrine Marchais : la veuve de la figure tutélaire du mouvement vient de disparaître, dans des circonstances que certains jugent aussi mystérieuses qu'opportunes.

Car s'agissant de Liliane, il semblerait qu'en haut lieu on ait finalement préféré ne pas désespérer Bettencourt…

mardi 7 avril 2020

Les crises s'envolent, les paroles restent



« Je ne laisserai personne dire
que j'ai été Premier Ministre »

samedi 4 avril 2020

Mieux vaut être libre et bien-portant que confiné et malade


On s'en gondolait voici encore peu, on en rit plutôt jaune aujourd'hui…



Un exemple de comportement qu'il vaut mieux éviter en ce moment :



Heureusement, les symptômes alarmants ne sont pas toujours des sujets d'inquiétude, comme en témoigne cette saynète de jadis qui reçut un succès public considérable (ce qui a plutôt de quoi nous rassurer quant aux progrès de l'évolution) :

mercredi 1 avril 2020

La France vire du maoïsme au stalinisme en moins d'une semaine !



Lors de sa visite hier mardi 31 mars à l'usine angevine de production de masques Kolmi-Hopen, le président de la République — qui voulait par le choix de cette entreprise démontrer son esprit d'ouverture en même temps que son bon niveau d'anglais : « Call me "open" ! » — s'est fendu d'un émouvant discours* qui nous a rappelé les vibrants accents patriotards des staliniens français sous la présidence Giscard :

« … Il nous faut aussi, et à mes yeux aujourd'hui avant toute chose, produire davantage en France, sur notre sol. Produire parce que cette crise nous enseigne que sur certains biens, certains produits, certains matériaux, le caractère stratégique impose d'avoir une souveraineté européenne. Produire plus sur le sol national pour réduire notre dépendance et donc nous équiper dans la durée. »

Ce qui pourrait sembler à certains un nouveau revirement de girouette, après la spectaculaire bascule de la semaine passée dans la Révolution Culturelle à la Mao, ne devrait en réalité surprendre personne : un individu qui se veut aujourd'hui « en marche » ne peut avoir oublié que déjà Georges Marchais !


* A lire le discours en entier, force est de constater qu'il se résume à un aveu de complète impéritie (fin avril, on aura dix millions de masques par semaine ! et puis non, allez, au paragraphe suivant, plutôt quinze millions !)
Gageons cependant qu'à entendre ainsi déblatérer ce minuscule petit père du peuple, un Gaspard Gantzer s'est répandu en louanges serviles :
« Enfin un père, ici ! »