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jeudi 22 avril 2021

« Par Allah, t’as pas la baraka ! » cracha Marx
(À la lignɇ, traduction lingala ?)

Dans le panthéon littéraire de Joseph Ponthus figure en bonne place Georges Perec, comme en témoigne le chapitre 58 d'À la ligne :

 « À l’abattoir
Aux mauvais jours
On disparaît sous la production d’animaux morts
Un amas d’os d’abats
La chair
Du sang
 
On n’y croit pas
On n’y croit plus
Fatras d’amas
 
Hallucination du trop d’animaux morts
Pourquoi
Pour qui
 
On a mal au dos aux bras partout mais on y croit à la fin du jour du mois
Au pognon pris sur nos maux sur nos dos ou nos bras
Il y a la nuit sans fin dans d’infinis couloirs
 
Aux bons jours
Il y a tout ça qui n’a pas un poids si lourd
Nos chansons
Nos mots
Ça va au fond
Un travail a toujours valu un travail
 
À l’abattoir
On y croit
Pourtant
Un jour
À la disparition du travail
Mais quand putain
Mais quand »

Bonne aubaine, les Nuits de France Culture rediffusaient le 26 décembre dernier un rarissime joyau sonore : l'Atelier de Création Radiophonique du 5 mars 1972 entièrement conçu par l'écrivain, « AudioPerec » !

(J'en avais déjà proposé ici-même voici plus de dix ans un enregistrement hélas incomplet mais tels des chemins heideggeriens ces liens ne mènent plus nulle part…)

 

Cerise sur le gâteau, la même chaîne rediffusait deux jours plus tard, dans la nuit du 28 au 29 décembre 2020, l'émission Avant-goûts du 7 août 1991, où Catherine Binet confiait à Martine Jouando d'émouvants souvenirs sur Perec, dont une jolie anecdote sur la date précise qu'il avait choisie pour la mort de Bartlebooth dans La vie mode d'emploi. (Là encore, émission déjà proposée ici-même voici… tiens ! pile-poil sept ans.)

 

mercredi 21 avril 2021

Note technique à propos du lecteur embarqué du site de France Culture

Cela fait des tas de semaines que je m'échine à comprendre pourquoi plus aucune des émissions de France Cul présentées sur ce blogue n'est accessible directement.

Le beugue est survenu peu après la publication du billet sur Rirette Maîtrejean le 10 janvier : en lieu et place du petit lecteur embarqué habituel, soudain on ne voyait plus qu'un morceau d'image issu de la page d'origine de l'émission :


J'ai d'abord pensé que les techniciens ouaibes de la station avaient pour la énième fois refondu l'architecture du bouzin (peut-être à cause du nouveau site de Radio France, dont on nous rebat les oreilles à longueur de journée), alors je suis gentiment allé rechercher le code qui avait sans doute encore (grmbll !) été modifié (la dernière fois, c'était tout simplement l'ajout d'un s au http de l'adresse, pour sécuriser leur site, mais du coup plus aucun de mes liens vers icelui ne fonctionnait, fallait que je rajoute manuellement ce fichu s dans tous les billets concernés)… ben non, que dalle, le code du lecteur embarqué était toujours le même.

Pour les ceusses qui ne connaissent pas la manipe, on se rend sur la page de l'émission qu'on veut présenter (par exemple celle-ci), une fois qu'on y est il suffit de cliquer sur l'espèce de petite flèche à droite du bouton "Écouter" puis sur le dernier bouton alors déroulé à droite…

 

… et le code du lecteur embarqué se retrouve alors copié dans le presse-papiers (auparavant il s'affichait en clair dans un cadre sur la page du site mais c'est plus le cas), il suffit de le coller dans le corps du billet (en mode HTML, évidemment) à l'endroit qu'on souhaite. Dans le cas présent, ce code est le suivant :

<iframe src="https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=87650cd4-d53b-495a-be7d-36bfce4d0066" width="481" frameborder="0" scrolling="no" height="137"></iframe>

Bon, puisque la station propose aux internautes de lui adresser des commentaires sur les éventuels soucis avec leur site, je me fends d'une petite bafouille pour les avertir du problème et les prier de me tenir au jus.

Les jours et les semaines passent, macache bono, aucun changement côté lecteur embarqué et zéro réponse de leur part. Nouvelle bafouille, nouvelle attente, nada.

J'en ai eu carrément marre, surtout que les émissions chouettes à présenter commençaient à salement s'accumuler, alors je me suis retroussé les manches pour étudier ce foutu code.

D'abord, vérifier que l'adresse contenue dans le code du lecteur embarqué fonctionne dans l'absolu : je colle la partie en rouge dans la barre d'adresse du navigateur, et… ben oui, ça marche nickel !

Donc le lecteur existe bel et bien, c'est juste les paramètres imposés par le site de FC qu'il faut modifier.

Cette histoire de « scrolling="no" », c'est pour désactiver l'ascenseur (la barre de défilement, comme on dit) qui permettrait de se balader dans l'image du lecteur. Je transforme cet élément en « scrolling="yes" » mais ça ne change rien parce que cet élément apparaît dans la marge du cadre (le frameborder), qui dans le code fourni par France Cul est invisible puisque réglée sur "0".  Bref, je transforme le code initial en ceci :

<iframe frameborder="1" height="137" scrolling="yes" src="https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=87650cd4-d53b-495a-be7d-36bfce4d0066" width="481">

et ça donne cela, où youpi ! la barre de défilement permet de descendre dans le cadre, au bas duquel apparaît le fameux lecteur embarqué :

Donc en réalité ce lecteur est toujours présent, mais les génies informatiques du site ont modifié par défaut la taille du lecteur d'origine en ajoutant une image mahousse au-dessus sans nullement s'aviser cependant qu'il fallait du coup modifier en conséquence la taille de l'ensemble, qui est toujours définie en valeurs absolues plutôt que relatives : 137 pixels de haut sur 481 de large, alors qu'il faudrait presque le triple en hauteur ! Résultat : vu que la barre de défilement est sciemment invisibilisée, impossible d'accéder au lecteur.
En outre, même en autorisant une marge de cadre définie et une barre de défilement, la visibilité de celle-ci dépend du réglage des paramètres-système du terminal informatique de chacun.
 
Bref, le plus simple consiste à reconfigurer les valeurs absolues de hauteur et largeur du code fourni par France Cul, de manière à proposer un cadre laissant apparaître la totalité du bidule :

<iframe frameborder="0" height="380" scrolling="no" src="https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=87650cd4-d53b-495a-be7d-36bfce4d0066" width="420">

Et chez France Inter ce n'est guère plus simple, même si ces valeurs sont définies de façon relative, de sorte que l'objet devrait s'adapter au contexte :

    <iframe src="https://www.franceinter.fr/embed/player/aod/9eb3a7f2-fa9e-4cab-bf95-910986c59a62" width="100%" height="100%" layout="responsive" frameborder="1" scrolling="yes"></iframe>


Fouchtra ! décidément, il faut que tout change pour que rien ne change

jeudi 25 février 2021

À la ligne, point final

Baptiste est mort la nuit dernière, à 42 ans, à Lorient.

Saloperie.

Avant de connaître un succès fulgurant sous le nom de Joseph Ponthus avec son magnifique  À la ligne où il relate sa vie d'intérimaire dans les usines agro-alimentaires bretonnes, il avait été Montreuillois, chroniqueur à Article XI, éduc de rue à Nanterre — où il avait aidé quatre jeunes à raconter leur vie quotidienne de galère et c'était devenu Nous… la cité, déjà une sacrée claque !

Il était parfois réservé, parfois grande gueule, toujours joyeux et soudain parfois ailleurs, bon poète et bon buveur, il était tant, il promettait plus encore, il a été fauché en plein essor. 

Saloperie de crabe.

Je ne sais pas s'il a eu le temps d'achever son deuxième livre, en chantier voici deux ans, qui l'emplissait d'allégresse.

Il nous reste ses chroniques de « Sévice social » dans Article XI, qu'on peut (re)lire ici.

(Pour les mots croisés qu'on a commis ensemble, faut repêcher les exemplaires papier du canard !)

Et on peut toujours relire les billets de son blogue ici.

 
Montparnasse, mai 2019
 
Salut Baptiste
Salut l'artiste

Adieu l'ami.

Danse, bordel !!!

dimanche 10 janvier 2021

Rirette à la radio

France Culture a diffusé le ouiquènde des 5 et 6 décembre derniers un documentaire en deux parties sur Rirette Maîtrejean :

Cette émission puise amplement dans Le bureau des rêves perdus diffusé sur la Chaîne Parisienne le 17 octobre 1957, dont voici l'intégralité :

Peu après cette évocation de sa jeunesse, Rirette s'est de nouveau vu sollicitée par la Chaîne Parisienne, cette fois pour une fiction en dix épisodes sur la bande à Bonnot écrite par George Adam et réalisée par Yves Darriet, qui fut diffusée sur les ondes du 19 juillet au 27 septembre 1959.

Seule survivante du procès des bandits tragiques près d'un demi-siècle après les faits, Rirette tenait le rôle de la récitante. Voici, brute de décoffrage, la séance d'enregistrements à laquelle elle se prêta le 21 janvier 1959 (cinquante ans pile-poil avant que France Inter ne consacre une autre émission à l'affaire, le 21 janvier 2009) :

Rirette Maîtrejean : "La Bande à Bonnot", enregistrement du 21 janvier 1959

On pourra juger du résultat en écoutant l'ouverture et l'épilogue de ce feuilleton, où Rirette est interprétée par Judith Magre :

La bande à Bonnot, 1/10 : Les beaux jours de Romainville (19/07/1959) :

La bande à Bonnot 1/10 - Les beaux jours de Romainville

La bande à Bonnot, 10/10 : Un matin d'avril boulevard Arago (27/09/1959) :

La bande à Bonnot 10/10 - Un matin d'avril boulevard Arago

Rirette Maîtrejean s'est éteinte le 11 juin 1968, juste après l'efflorescence d'un joli mois de mai, assurée sans doute que ses rêves n'étaient décidément pas tout à fait perdus...

samedi 2 janvier 2021

2021, année de la décentralisation ?

Lu dans la presse ce matin :

« L'imminence du vaccin favorise les régions ! »

vendredi 1 janvier 2021

Ce qu'on appelle « prendre de la bouteille » ?

 Et allez, encore une année de passée !

Fabcaro, Zaï zaï zaï zaï, 6 pieds sous terre, 2015, p. [30]

lundi 14 décembre 2020

Carambar ! encore athée !…


Puisque le couvre-feu approche à pas de chien et loup, autant déballer ici une autre devinette refusée par le comité des blagues Carambar, cette fois pour excès de pédantisme et de naturalisme :

Quelle est la lecture préférée des stomatologues narcissiques en fin de journée ?