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Avertissement légal
Ne perdez plus votre précieux temps de consommateurice à répondre à vos correspondants, les plus exigeants fussent-ils quant à la teneur conceptuelle ou la qualité des propos échangés : Hétéronomix™ se charge de tout ! Syntaxe et orthographe garanties parfaites et évolutives au fil des décrets.
Approuvé par la norme AFNOR ISO 9001.
jeudi 10 mars 2016
Retour en arrière (y'a 29 ans, déjà, ces fichues AG nous faisaient enrager…)
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lundi 2 novembre 2015
Manipulateurs, du balai !
(Man, y pue la peur…)
jeudi 1 novembre 2012
Les quatre saisons (version courte)
En attendant la totalité de l'album initial (qui comporte le double de titres), voici la version courte des Quatre saisons, fruit du labeur des compères Pincemi et Pincemoi, écrit et composé au milieu des années quatre-vingt-dix.
On y croise pêle-mêle Gombrowicz, Huysmans, Nietszche, Enid Blyton, le Facteur Cheval, Jean Ferrat, un pape, un naimedropinnegue en —ski — ainsi que dans la version longue Nerval, les Beatles et les Stranglers, entre autres…
samedi 25 avril 2009
Matérialisme dialectique
M'est revenue récemment à l'esprit la chanson-générique de ce feuilleton-là, une improbable coproduction télévisuelle franco-roumaine de 1972 — après l'ORTF, mais la guerre froide durait encore, doucement.
J'avais sept ans — je laisserai toujours dire que c'est le plus bel âge de la vie (bien qu'il y en ait d'autres, aussi, très heureusement), celui des premiers baisers, de la découverte de l'émoi —, je descendais regarder ces Haïdouks (au nom qui n'était que sonore à mon esprit si puéril) dans la loge des concierges portugais (deux ans avant la « révolution des œillets » aujourd'hui célébrable) de l'immeuble où nous habitions, moi et mes parents qui « n'avaient pas la télé ».
Les causes, naturellement, produisent des conséquences — sans quoi on ne pourrait leur accorder cette dénomination.
Mais c'est parfois contre certaine surdétermination jadis soulignée par Althusser.
À quoi ça tient ?
mercredi 18 mars 2009
mardi 17 mars 2009
Bataille (livres en ordre de)
À peine entamée, cette exploration cessa.
La première porte que j’ouvris donnait sur une pièce qui, l’interrupteur abaissé, s’avéra de proportions imposantes et entièrement tapissée de rayonnages emplis de livres impeccablement alignés, du sol au plafond. J’étais impressionné : une seule fois auparavant, il m’avait été donné de pénétrer dans une véritable bibliothèque privée, riche de milliers et de milliers d’ouvrages. Je refermai la porte, seule surface vide de livres, et entrepris d’inspecter le contenu des étagères, d’abord sans rien toucher, en lisant les mentions des dos. Pas de lézard : des chefs-d’œuvre, des chefs-d’œuvre, des chefs-d’œuvre. Et des merveilles. Des grands papiers. Et des raretés. Littérature, philosophie, beaux-arts… la crème de la mémoire du monde. Ventrebleu, mais chez qui étais-je donc ? Qui était le détenteur de cet amoncellement de trésors ? Je tire un ouvrage au hasard — Breton, Blanchot, je ne sais plus —, je feuillette : sur la page de faux-titre, une dédicace en prime, et pas à n’importe qui. J’en attrape un autre, encore une dédicace.
Le même dédicataire.
Suée.
Coup de sang.
Un troisième : idem.
« APOPLEXIE : arrêt brusque et plus ou moins complet des fonctions cérébrales […] sans que la respiration et la circulation soient suspendues ». Georges Bataille. J’étais dans une bibliothèque assemblée par les soins de Georges Bataille, et sans le moindre doute sa propre bibliothèque à lui, disparu depuis trente ans. Tous doutes dissipés au fil de l’extraction frénétique d’autres trésors. Alors que des hurluberlus, dans la pièce à côté, s’amusaient à invoquer des spectres, celle-ci recelait les traces d’un fantôme autrement plus important pour moi, encore sous le coup de la récente lecture de La part maudite.
Je sortis presque à reculons de cet endroit, en prenant soin d’éteindre la lumière et de refermer doucement la porte, comme dans un rêve. Je ne me souviens guère de la fin de cette soirée, mais après avoir obtenu le renseignement nécessaire sur la propriétaire de cette maison, je pris congé assez rapidement et retournai à Paris dans la nuit noire et chuintante.
Je venais de vivre en extrême concrétion une expression rebattue à foison : « demeurer interdit ».
samedi 7 mars 2009
La jeunesse n'attend pas le nombre des années
Ils ne passent pas toutes leurs journées à se décérébrer, sur le plateau de Millevaches.
vendredi 27 février 2009
Der Mensch ist, was er ißt
Charlie Schlingo n'a pas fait que dessiner, dans sa courte vie : il a aussi joué des baguettes, nom d'un cheval !samedi 21 février 2009
Palindrome
vendredi 20 février 2009
Écho de Narcisse
Et toujours explora la forest des passions
Plutost que retourner, plein de lâche affliction,
Vivre avec les esclaves le reste de son aage !
Quand revoiray-je, helas, dans mon petit village,
Flamber supermarchez ? Et en quelle saison
Revoiray-je éclore grèves et déraisons,
Qui démarrent la vie, et beaucoup d’avantage ?
Plus me plaist le séjour que bastyront nos jeux
Que des palais marchands le front fallacieux.
Plus que démocrassye me plaist ce qui la mine,
Plus le jouir des mutins que l’argent des pantins,
Plus le qualitatif que compter les matins,
Et plus que les mesquins tout ce qui les chagrine.
jeudi 19 février 2009
« Homo cogitat »
C'est la pierre d'achoppement de tout matérialisme, historique ou dialectique : il y a de la pensée, les idées ne sont pas matérielles, la pensée est d'une autre nature que les influx nerveux qui circulent dans le cerveau.
Comment alors échapper au dualisme, aux difficultés des rapports entre corps et esprit, à l'éventuelle suprématie de l'un sur l'autre, à la spirale qui aspire vers le trou noir de la superstition et la religion, comment affirmer le matérialisme contre l'idéalisme ?
Je ne vois que Spinoza, pour avoir édifié un système métaphysique qui soit un matérialisme parfaitement conséquent.
Mais pour cela, il faut payer le prix fort (et il ne s'agit pas de l'austérité de son œuvre, ni de la présentation au prime abord déroutante de l'Éthique). Le prix fort, c'est qu'il faut admettre que tout pense. La totalité de l'univers matériel existe aussi sous forme mentale (de toute chose matérielle il peut y avoir une idée), et allons-y carrément tant qu'on y est (mais il n'y a pas d'autre possibilité) : sous une infinité d'autres formes, que Spinoza nomme «attributs». L'univers («la Nature», dans l'Éthique, mais bien plus souvent «Dieu», ce qui est certes rebutant, bien qu'idoine pour le XVIIe siècle) est un auto-déploiement infini de lui-même (un peu à la manière du Big Bang, si l'on veut, mais l'image perturbe l'idée) en une infinité d'attributs dont chacun se déploie lui-même à l'infini. Une seule chose, un seul et même déploiement causal identique à lui-même sous quelque attribut qu'on l'appréhende (et dont l'expansion n'a pas de fin : nulle place pour la téléologie ou les causes finales, chez Baruch).
Il est difficile de penser cela.
Ainsi, n'étant constitué que de matière et de pensée, l'être humain ne peut concevoir, envisager, que ces deux attributs-là : l'étendue et la pensée. Mais chaque être réel (c'est-à-dire, dont il y a une idée vraie) existe aussi sous une infinité d'autres attributs, à jamais inconnus de nous, un peu comme des univers parallèles, en quelque sorte, mais ni mentaux ni matériels. Encore que le terme parallélisme, souvent employé pour désigner les rapports anhiérarchiques entre attributs, soit finalement mal à propos, puisqu'il y a identité totale entre tous les attributs.
Disons que la matière est la même chose que la pensée, à une légère nuance près. Et s'il y a identité, c'est parce que le réel n'est rien d'autre qu'un enchaînement de causes et de conséquences, à leur tour causales, et que c'est cette même et unique causalité qui s'exprime dans chaque attribut. De tout corps, il est une idée. À toute idée vraie, on peut donner corps, trouver le correspondant matériel de cette idée. Aucun arrière-monde, donc, évidemment. Et puisque l'être humain (par exemple) est une partie de la nature, il exprime une partie d'icelle — de la causalité qu'elle déploie — lorsqu'il est actif, lorsqu'il agit conformément à sa nature propre (pour aller vite, selon l'idée vraie de son corps), ce qui incidemment le rend joyeux. Mais puisqu'il n'est qu'une partie de la nature, environné par une infinité d'autres, il est impossible qu'il ne soit pas souvent passif, obéissant non plus à sa propre causalité (autonomie) mais à celle des autres (aliénation). Comme lorsqu'on reçoit un pot de fleurs sur le crâne, par exemple. Ou qu'on est contraint d'obéir à des ordres qu'on réprouve : c'est moi qui opère, mais c'est autrui qui agit, qui est actif par mon biais…
Bref, voilà pourquoi il faut «payer le prix fort», lorsqu'on veut tenir à la fois ces deux axiomes, d'une part, que la pensée existe, et d'autre part que cela n'obère en rien le matérialisme : d'une intuition philosophique somme toute simple, on se retrouve projeté dans un système délirant de science-fiction complètement brindzingue, quoique parfaitement rationnel. Et encore n'ai-je rien dit de l'éternité, de l'espèce de largage supersonique de la cinquième partie de l'Éthique…
Mais si quelqu'un a une meilleure idée…
Voilà, c'était le quart d'heure de métaphysique, où je pense (hum). On en reparlera.
Ah zut, j'oubliais Marignac ! Non, suis-je bête, il ne vient pas par ici.
vendredi 6 février 2009
La mort n'est rien pour nous

Tu fais l'amour et d'un coup s'ouvre un gouffre, tu t'extirpes en arrière et te regardes accomplir ces gestes ahanants et grotesques, si loin de la perte de soi, et tu vois son visage se tordre en grimaces d'extase qui l'enlaidissent encore plus… Un jeu mécanique à pleurer, exténuant et nu.
Tu es assis au cinéma à côté d'elle et tu lui prends la main nonchalamment, un petit signe de tendresse. Et sa main frétille dans la tienne, alors tu dois frétiller aussi, montrer que toi aussi tu frétilles pour elle… mais plus le film avance, moins tu arrives à suivre l'intrigue : tu ne penses plus qu'à ta main, que tu voudrais retirer maintenant, soustraire à cette prison gluante, car ton geste si léger tout à l'heure pèse à présent du poids de l'amour qui se replie : pourquoi la lui dérober à cet instant-ci, cette main, « pourquoi fait-il ça ? », va-t-elle penser, est-ce à cause de l'embrassement passionné que se prodiguent sur l'écran des personnages dont tu te soucies comme d'une guigne ? Ne serait-ce pas un signe, cette petite rupture, cette séparation des mains désormais moites de s'être tant frottées ?…
Et puis merde ! brusquement tu arraches ta main à la sienne et tu te grattes le nez.
jeudi 29 janvier 2009
Havanie primesautière
Enfer et damnature, il est temps de se déguiser en cheval !





