
Situation très inédite, on peut désormais se retrouver tourneboulé dans un univers proche de ceux, disons, qu’imagina jadis Philip K. Dick.
La confusion complète du réel et de l’imaginaire, cela doit avoir un nom en psychiatrie — n’est-ce pas, Filegoude ?
Enfin, là, il s’agit plutôt d’une fusion galopante, concentrée en ma personne « réelle », de deux formes différentes de réalité, au point que le vieil incipit du Manifeste du surréalisme acquiert un sens tout nouveau, inaperçu dans ma naïveté, très menaçant :
« Tant va la croyance à la vie, à ce que la vie à de plus précaire, la vie réelle s’entend, qu’à la fin cette croyance se perd. »
Voilà que je me prends à confondre différents niveaux de réalité, à rêver dans mon sommeil — naguère tranquille comme un roulis doux — d’ectoplasmes numériques qui n’ont de consistance que dans ce blogue-ci et dans quelques autres, à attribuer plus d’importance à des chapeaux et des manteaux (du genre Monde d’avant, Pop9, ArD, Otto Neaumme, Mr P-M, Filegoude ou l’Anonyme historique…) qu’aux individus réels que je côtoie en chair et en os.
Voilà que je me mets à discuter avec mes proches de propos tenus par des interlocuteurs purement virtuels qui en acquièrent une sorte d'étrange consistance.
Voilà que me réveillent et me rendent insomniaque, car il urge soudain de redresser la barre, les reproches que je m’adresse à moi-même quant à l’inanité ou la faiblesse de telle ou telle répartie dans le fil des commentaires.
Voilà que telle « fréquentation virtuelle » déclenche des hostilités réelles que je ne puis m’efforcer de dissiper qu’au prix d’épuisants efforts tous azimuts à toute berzingue, voilà que le faux prend le pas sur le vrai au point d’obombrer ces notions elles-mêmes, voilà que ma mémoire propre m’importe moins que les données stockées dans (ou accessibles par) mon ordinateur, voilà que je prête moins d’attention aux amis qui ont la gentillesse de passer me saluer qu’aux messages que je rédige à l’intention d’inconnus, voilà que je suis saisi d’ahurissantes pulsions de connexions sur la Toile, voilà que je deviens fou !
La confusion complète du réel et de l’imaginaire, cela doit avoir un nom en psychiatrie — n’est-ce pas, Filegoude ?
Enfin, là, il s’agit plutôt d’une fusion galopante, concentrée en ma personne « réelle », de deux formes différentes de réalité, au point que le vieil incipit du Manifeste du surréalisme acquiert un sens tout nouveau, inaperçu dans ma naïveté, très menaçant :
« Tant va la croyance à la vie, à ce que la vie à de plus précaire, la vie réelle s’entend, qu’à la fin cette croyance se perd. »
Voilà que je me prends à confondre différents niveaux de réalité, à rêver dans mon sommeil — naguère tranquille comme un roulis doux — d’ectoplasmes numériques qui n’ont de consistance que dans ce blogue-ci et dans quelques autres, à attribuer plus d’importance à des chapeaux et des manteaux (du genre Monde d’avant, Pop9, ArD, Otto Neaumme, Mr P-M, Filegoude ou l’Anonyme historique…) qu’aux individus réels que je côtoie en chair et en os.
Voilà que je me mets à discuter avec mes proches de propos tenus par des interlocuteurs purement virtuels qui en acquièrent une sorte d'étrange consistance.
Voilà que me réveillent et me rendent insomniaque, car il urge soudain de redresser la barre, les reproches que je m’adresse à moi-même quant à l’inanité ou la faiblesse de telle ou telle répartie dans le fil des commentaires.
Voilà que telle « fréquentation virtuelle » déclenche des hostilités réelles que je ne puis m’efforcer de dissiper qu’au prix d’épuisants efforts tous azimuts à toute berzingue, voilà que le faux prend le pas sur le vrai au point d’obombrer ces notions elles-mêmes, voilà que ma mémoire propre m’importe moins que les données stockées dans (ou accessibles par) mon ordinateur, voilà que je prête moins d’attention aux amis qui ont la gentillesse de passer me saluer qu’aux messages que je rédige à l’intention d’inconnus, voilà que je suis saisi d’ahurissantes pulsions de connexions sur la Toile, voilà que je deviens fou !
« Les confidences des fous, je passerais ma vie à les provoquer. Ce sont des gens d'une honnêteté scrupuleuse, et dont l'innocence n'a d'égale que la mienne. »
