… ça aurait peut-être produit un improbable hermaphrodite posthume du genre Jean-Hervé Marouin :
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lundi 2 janvier 2023
samedi 27 avril 2019
Jean-Pierre ne fera plus le mariolle
Pfiiiou !…
Ce mec-là a déclenché tant de choses dans les têtes adolescentes d'alors (celles des années soixante-dix), lui qui n'a jamais eu les honneurs d'un véritable premier rôle (contrairement à son comparse de toujours que fut Jean Rochefort — en Cavaleur chez Philippe de Broca ou plus tardivement en Don Quichotte avorté chez Terry Gilliam) mais il délivrait une image bien plus intense et folle et inouïe de la liberté — même en beauf ahuri chez Joël Séria et parfois jusqu'au cathédralesque !
Le dictionnaire des idées reçues se souviendra peut-être qu'il fut le Bouvard de Carmet-Pécuchet dans une jugulaire adaptation télévisuelle de Jean-Daniel Verhaeghe en 1989 ?
♫♪♬ Et allez donc envoie la ritournelle… ♪♫♪
Mais il rest'ra chez ma tante
Comme cett' chanson entêtante
La seul' qu’on a ouïe de lui
Et qui ne saurait lui dire « oui » ?
Monomanies :
Anonyme historique du blogue,
Jean-Pierre Marielle,
Paris perdu,
Vraie faux
vendredi 22 février 2013
Pari perdu (2)

Voici trois ans et demi, j'avais consacré un billet à la chanson Paris-jadis qu'interprètent Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle dans le générique de début du film de Bertrand Tavernier, Des enfants gâtés. Soit dit en passant, je crois que c'est le billet qui a suscité le plus riche échange de commentaires sur ce blogue, grâce à l'érudition inépuisable de certain Anonyme Historique qui a hélas depuis longtemps déserté ces fichus parages — on avait dérivé vers une fructueuse confrontation de divergences relatives à quelques passages du Pont Mirabeau d'Apollinaire…
Bref, j'ai retrouvé le générique qui ouvre le film (merci, Ubi !), et le second degré de la chanson est bel et bien patent — c'est épatant !
Mais depuis, comme le notait déjà Debord deux ans seulement après la sortie de ce film, dans sa Préface à la quatrième édition italienne de « La Société du Spectacle », « la marchandise spectaculaire a été amenée à un étonnant renversement de son type de justification mensongère » : les néo-villes ne sont désormais plus hérissées de fer, de verre et de béton mais présentent le charme jaunement rieur des bourgades d'antan : rues piétonnes, immeubles proprets, parterres fleuris — il ne manque que des êtres réellement humains, mais c'est un détail, n'est-ce pas ? Et c'est ainsi que « le faux peut relever légalement le nom du vrai qui s’est éteint. » (ibid.)
À ce sujet, on lira avec profit le vigoureux opuscule récemment paru aux éditions 13 bis, Guide du XXe (arrondissement) pour le XXIe (siècle).
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