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mardi 30 décembre 2014

L'hovercraft et des lettres
[Euh… pardon : Lovecraft et Derleth !]



Un petit jeu au seuil de l'année 2015, comme au bon vieux temps des Variations existentialistes — cette fois sur le blogue de la Librairie Entropie, grâce aux bons soins de Laurent Duval et d'un magicien surnommé El Chorizo.
Ça a débuté hier comme ça :

Dagon le jeune dauphin
Aime beaucoup ses copains
À face de batraciens
Mais comme ils puent du nez
Il a dû s'éloigner

Moralité :
Leur odeur d'évent l'esseule

Et ça continue ici.

lundi 23 septembre 2013

Lipogramme en O et en X sur le Sonnet en X de Mallarmé


Ses purs angles, très haut, dédiant leurs sinus
Au tableau rempli de figures démentielles,
Tel mathématicien s'imagine un minus,
Qui ne transite plus que d'arcs en tangentielles.

Dans sa classe aux murs nus, punaisé,  un phtynus,
Inutile dessin, ligne a-référentielle
(Car le Maître, inhalant du shit à pleins sinus,
Est atteint, sur le tard, de crise existentielle.)

Dans la nuit la fenêtre abrite un pan de ciel,
Des astres, répétant, le carré matriciel.
Et dire qu'il en est, interpellés, qui n'eussent

Cité nul autre en fait de génie indiciel ;
Et qui le verraient là, vaticinant, qui suce
Un stick, mal salivé au pli interstitiel !

Frédéric Guidon, 2013
Rappelons tout de même le sonnet princeps de Mallarmé :

Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx,
L’Angoisse, ce minuit, soutient, lampadophore,
Maint rêve vespéral brûlé par le Phénix
Que ne recueille pas de cinéraire amphore

Sur les crédences, au salon vide : nul ptyx,
Aboli bibelot d’inanité sonore,
(Car le Maître est allé puiser des pleurs au Styx
Avec ce seul objet dont le Néant s’honore.)


Mais proche la croisée au nord vacante, un or
Agonise selon peut-être le décor
Des licornes ruant du feu contre une nixe,


Elle, défunte nue en le miroir, encor
Que, dans l’oubli fermé par le cadre, se fixe
De scintillations sitôt le septuor.