Ses purs angles, très haut, dédiant leurs sinus
Au tableau rempli de figures démentielles,
Tel mathématicien s'imagine un minus,
Qui ne transite plus que d'arcs en tangentielles.
Dans sa classe aux murs nus, punaisé, un phtynus,
Inutile dessin, ligne a-référentielle
(Car le Maître, inhalant du shit à pleins sinus,
Est atteint, sur le tard, de crise existentielle.)
Dans la nuit la fenêtre abrite un pan de ciel,
Des astres, répétant, le carré matriciel.
Et dire qu'il en est, interpellés, qui n'eussent
Cité nul autre en fait de génie indiciel ;
Et qui le verraient là, vaticinant, qui suce
Un stick, mal salivé au pli interstitiel !
Frédéric Guidon, 2013
Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx,
L’Angoisse, ce minuit, soutient, lampadophore,
Maint rêve vespéral brûlé par le Phénix
Que ne recueille pas de cinéraire amphore
Sur les crédences, au salon vide : nul ptyx,
Aboli bibelot d’inanité sonore,
(Car le Maître est allé puiser des pleurs au Styx
Avec ce seul objet dont le Néant s’honore.)
Mais proche la croisée au nord vacante, un or
Agonise selon peut-être le décor
Des licornes ruant du feu contre une nixe,
Elle, défunte nue en le miroir, encor
Que, dans l’oubli fermé par le cadre, se fixe
De scintillations sitôt le septuor.