Avertissement légal

Tous les textes apparaissant sur ce site sont automatiquement générés par notre nouveau logiciel Hétéronomix™ qui vous libère enfin de la pesante nécessité de réfléchir.
Ne perdez plus votre précieux temps de consommateurice à répondre à vos correspondants, les plus exigeants fussent-ils quant à la teneur conceptuelle ou la qualité des propos échangés : Hétéronomix™ se charge de tout ! Syntaxe et orthographe garanties parfaites et évolutives au fil des décrets.
Approuvé par la norme AFNOR ISO 9001.

Affichage des articles dont le libellé est David Hume. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est David Hume. Afficher tous les articles

mardi 17 octobre 2023

De la fiabilité à la faillibilité :
hume Hume !


Même si d'aucuns ne peuvent sentir Hume, n'empêche qu'il tranche à vif dans nos préjugés quand il cause de cause…

C'est toute la semaine sur France Khü, et c'est toujours roboratif de se remettre en tête la différence entre causalité logique et prévision psychologique automatisée par la répétition de l'habitude :




« Par définition, demain c'est
ce dont je n'ai pas l'expérience,
c'est ce qui n'est pas donné. »

Ça donne bigrement à réfléchir, puisque pour Spinoza, en substance, toute chose est cause et toute cause est chose (merci, Alexandre Matheron !)

Alors qu'en est-il, si la notion même de causalité n'est nullement fiable ? 


«  Faut te faire une raison, dit Gabriel dont les propos se nuançaient parfois d’un thomisme légèrement kantien. »
Raymond Queneau, Zazie dans le métro (1959)

jeudi 17 octobre 2019

« J'aime les gens qui doutent…


… mais voudraient qu'on leur foute
La paix de temps en temps
Et qu'on ne les malmène
Jamais quand ils promènent
Leurs automnes au printemps. »



Cette sympathique chanson d'Anne Sylvestre passait à la fin de l'émission Les chemins de la philosophie de ce matin, qui elle-même concluait une intéressante série consacrée à Hume, intitulée « L'art d'être sceptique » (mais dont le titre initial était « David Hume sans foi ni loi », semblerait-il).



Hume est souvent négligé dans l'histoire de la philosophie — le mérite principal qu'on daigne lui reconnaître étant d'avoir « tiré Kant de son sommeil dogmatique » — parce qu'il a renié son magistral Traité de la nature humaine dont il avait terminé la rédaction en 1737 à l'âge de vingt-six ans et qui « tomba mort-né des presses ». Alors que la raison de ce reniement résulte d'un affinement de la pensée de Hume, qui a vite compris que l'exposé systématique ne convenait pas à une pensée sceptique, ce pourquoi il a passé le restant de sa vie à la reformuler sous la forme d'essais, d'enquêtes, de discours et de chroniques.

Un important recueil de l'ensemble de ses essais — sur lequel j'ai passé quelques années — a paru aux PUF en 2001.

Adèle van Reeth, quant à elle, apprécie certainement ce philosophe à sa juste mesure, puisqu'elle lui avait déjà consacré une semaine voici plus de trois ans : « David Hume, l'étincelle du doute ».
En voici les épisodes (le troisième n'avait pas été diffusé pour cause de grève de la station le 9 mars 2016 et n'est donc pas disponible sur le site de France Culture, j'ignore s'il a été enregistré) :









Pourquoi bouder son plaisir ? j'ai dégotté une reprise de la chanson d'Anne Sylvestre par Vincent Delerm, Jeanne Cherhal et Albin de la Simone :