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samedi 20 décembre 2025

Mon talon, c'est ma voie et ma vie ?

« Faute de distinguer ce qu'il faut craindre et ce qu'il faut mépriser, notre vie sera exposée à bien des erreurs et à bien des dangers.
Car s'il est d'une souveraine démence de craindre ce qui n'est pas redoutable, il en est de même quand on se rit de ce qu'il faut craindre.
Les hommes diffèrent des enfants en ce que ceux-ci, à cause de l'imperfection de leur intelligence, ont peur des masques et des hommes qui s'affublent d'un sac, tandis qu'ils s'imaginent que ce n'est rien d'insulter son père ou sa mère ; ils mettent les pieds dans le feu et sur les lampes allumées, et craignent certains bruits qui n'ont rien de redoutable, toutes choses qui ne font même pas tourner la tête à un homme.
C'est donc parce qu'il y a beaucoup d'hommes qui ont moins de bon sens que les enfants, que le Prophète fait cette distinction, et qu'il nous dit ce que nous devons craindre.
Il ne veut point parler de ce qui paraît redoutable au vulgaire, c’est-à-dire de la pauvreté , de l’humilité, de la maladie, choses que la plupart trouvent non seulement redoutables, mais encore pesantes et intolérables, il ne parle de rien de tout cela, c'est le péché seul qu'il désigne.
Tel est le sens de ces mots : "Je me trouverai enveloppé dans l'iniquité de mon talon." Tel est le sens de cette parole énigmatique, de cette figure neuve et singulière. »

Car ce doit être bien neuf et bien singulier pour le vulgaire que de dire qu'il ne faut rien craindre de ce qui attriste là vie d'ici-bas. Que craindrai-je donc, dit-il, dans le jour mauvais ? Une seule chose, c'est que je ne sois enveloppé dans l'iniquité de ma voie et de ma vie.
Car l'Écriture, par le talon, désigne la tromperie. « Celui qui mangeait mon pain, dit-elle, a levé le talon contre moi.»
Esaü dit de Jacob : « Voilà la seconde fois qu'il me supplante comme avec le talon. (Gen. XXVII, 36.)
 »

Saint Jean Chrysostome, Psaume XLVIII 

La grande question métaphysique de notre temps


Entendu tantôt dans les allées de Cochin, de la bouche d'une quinquagénaire qui s'accrochait au bras de son compagnon :

« Ce que je ne comprends pas,
c'est pourquoi Dingo parle et pas Pluto »

mercredi 17 décembre 2025

Abbey rôde


Edward Abbey en Fidel Castro
 
La chose mérite d'être signalée : Xavier Mauduit nous a gratifiés jeudi 4 décembre d'une émission sur Edward Abbey, à l'occasion de la sortie sur Arte d'un film sur le bonhomme – visible jusqu'au 19 juin 2026 sur la plate-forme de la chaîne – co-réalisé par sa patronne (à Mauduit) Elisabeth Quin, invitée de l'émission. À ma connaissance, c'est la première fois qu'on cause d'Abbey sur les ondes publiques.
Juste une remarque : Elisabeth Quin évoque Un bon jour pour mourir, de Jim Harrison, mais on peut aussi songer à Léviathan, de Paul Auster.



On mesurera la différence de qualité entre l'émission de Mauduit et celle diffusée voici deux semaines sur Sud Radio…

mardi 16 décembre 2025

Et pis taffe, taffe, taffe !

 En manière de blagounette pour une idée d'épitaphe sur urne funéraire que me demandait mon ami et collègue Vincent, ex-bouquiniste boulevard Voltaire à Paris XIe, j'ai façonné ceci :

Ci-gîte Reignier
Qui vint sans régner.
Marchand de rêves dédaigné, 
Fût-il futile, niais,
Onc ne se reniait.
Ainsi finit-il ici :
Insirégné
Stupeflip - À bas la hiérarchie (extrait de l'album Stupeflip (2002))

Cochin qui s'en dédie !

Il est 19h, j'ai une question à poser aux infirmiers mais Nora, l'aide-soignante, s'interpose gentiment mais fermement alors que je m'apprête à toquer à la porte de leur local :

– Attendez, c'est pas le moment de les déranger : ils sont en pleine trans' [Ici, une incertitude du scribouillard : faut-il écrire « trans' » ou « transe » ?]
– Pardon ? Les « transes » ?

– Oui, les transmissions : ils transmettent toutes les informations de la journée à propos des patients.
– Ah, d'accord…

(Pas de frénésie chamanique ni rien de transsexuel, donc…)

lundi 15 décembre 2025

Rien de nouveau sous le soleil :
les pétasses se prostituent toujours pour la putasserie généralisée


Paris, abribus de la rue du Faubourg Saint-Jacques, 14 décembre 2025

 Je suis libre : libre de me faire violer par n'importe quel quidam qui n'aura même pas besoin d'allonger son flouze pour un parfum qui schlingue l'huile d'écaille de pangolin puisque je m'offre librement dans cet univers de la marchandisation totale.
Libre, fumée, démontée, embrumée, violée : je m'offre à toi.