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mardi 19 juillet 2011

Quérulence*



Dans la nuit de dimanche à lundi, mettons le 18 juillet vers deux heures du matin, comme je n'avais évidemment que cela à faire depuis la disparition du Cinéma de Minuit de Patrick Brion** (et d'autant que je n'ai plus de télé depuis des lustres), je jette un coup d'oeil sur le mouchard-pisteur de ce blogue, histoire de voir qui s'est baladé dans le coin récemment.
Et là, bizarre, j'aperçois une référence complètement inconnue, postée depuis un obscur et tout neuf forum ayant d'après son intitulé plus ou moins trait à France Culture, sur lequel je m'inscris aussitôt puisque je n'avais que cela, répétons-le, à fiche (et non pas à ficher, comme le voudrait le Grevisse mais c'est là un des mystères de la bienséance, pour ne pas balancer un infinitif un tant soit peu plus vulgaire).
Mal m'en a pris, comme on pourra en juger ici, sur le forum en question.
J'étais tout simplement tombé dans une querelle quasi pluriséculaire entre différentes factions d'auditeurs de France Culture, bien malgré moi. Tous s'accusent mutuellement des mêmes crimes de trollages et de plein d'autres trucs auxquels je ne comprends quetchi mais qui semblent leur importer énormément.
Une chose est sûre (tentons de garder la barre droite dans ce maëlstrom d'incertitudes entre gaillards qui auraient pourtant a priori tout pour s'entendre) : l'ami Nessie, qui a construit le forum Regards sur France Culture, outre la finesse de son humour inénarrable (allez-y voir par vous-même) et sa délectation pour Charlie Schlingo, est un forçat qui passe son temps à enregistrer en continu les émissions, à les sauvegarder, à les archiver, à en parler de la manière la plus intelligente possible et à s'efforcer de les partager.
Les autres, je ne sais pas ce qu'ils fichent, à part déblatérer sur son manque de légalité (!).
(les gars, l'E.T., ça relève de la science-fiction à la sauce hollywoodienne !)
Mais peut-être des trucs au moins aussi chouettes, après tout je n'en sais rien.

Bon, renseignements pris, il semblerait que non, en fin de compte.

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* Un mot récemment découvert
** Rendez-vous dominical qui existe toujours, naturellement, bon sang de bois !

mardi 12 juillet 2011

Ainsi et non aultre…

L'inlassable Alassane Fingerweig, qui a publié au Serpent à plumes et aux éditions Sao Maï, nous a transmis le billet que voici :

Félicien Rops, Le Droit au Travail, suivi de Le Droit au Repos.

Je sais très bien que je ferais mieux de vivre d'une façon normale, de ne pas marcher dans les plates-bandes, de ne pas être — à 30 ans — futile comme Cherubino di amore de Beaumarchais, de faire tous les mois des dessins moraux pour faire pleurer les femmes enceintes dans le Magasin Pittoresque ; d'écrire de temps à autre dans cette excellente Revue Trimestrielle un article de 150 kgs sur la manutention chez les Assyriens ou sur l'état de la ville de Ninive en 1240 ; que je ferais mieux de me faire nommer représentant et d'user de mon crédit ; je sais que je ne respecte pas assez les notaires, que je suis étourdi comme un hanneton et insouciant comme un moineau, je sais que je ne suis pas utile au bien de l'État mais ce dont tu ne te doutes pas et qui ferait tomber en syncope tous les gens sérieux jusqu'à la cinquième génération mâle, c'est que je suis heureux et presque fier d'être ainsi et non aultre… Ceci, je l'espère passe les bornes d'une honnête insanité.

Félicien Rops à Emile Leclercq (littérateur belge)

dimanche 10 juillet 2011

Drogue douce aux oreilles

Claude Moine, dit Schmoll, dans une de ses plus belles reprises…



… de Joe Dassin…



… à qui on peut cependant reconnaître le mérite — outre d"avoir chanté La bande à Bonnot, Les Dalton et Moi, j"ai dit non, entre autres — d'avoir adapté assez fidèlement en français (avec une émérite inversion sexuelle) l'Ode à Billy Joe qui fut un archi-tube de voici très longtemps, dû à Bobbie Gentry :

vendredi 8 juillet 2011

Ah, si Stan a des ronds, qu'il les balance !

Pour une fois que Sonia Kronlund a les pieds sur terre…

Le grand bazar


Il semblerait que la plate-forme Blogger se soit mise à débloquer à donf tous azimuts : toutes les vidéos sont sens dessus-dessous, un mic-mac entre différents billets, dont du coup le sens se perd complètement.
J'attends un peu, voir si ça s'arrange, sinon je tenterai de remédier à ce bordel avec mes petits doigts.

Intermède
(ou plutôt Une terre m'aide, pour jacter un chouïa plus recta)



On peut écouter cette entêtante ritournelle en VF ici, chantée par les Marlys, improbable mais néanmoins sûr surgeon des Poppys.

mercredi 6 juillet 2011

Correspondances

Gaston Gallimard, portrait d’un éditeur par cinq de ses auteurs, un montage de correspondances croisées diffusé sur France Culture le 25 juin dernier :



Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.



Photo : Tal



Pour rappel : un film, disponible en VOD ici, et ce billet.