Après Les sept péchés capitaux, Les dix commandements et Les quatre saisons, les compères Guetch et Henri se sont attaqué au début de ce millénaire à la mythologie grecque.
Le fruit en est l'album Les douze travaux, en cours d'achèvement (il manque à ce jour les six derniers morceaux), pour lequel l'ahurissant binôme a naturellement choisi un nouveau nom de groupe : Hercule.
(Guetch avait déjà produit à l'époque des Dix commandements une tripotée de textes mettant en scène Pif et Hercule, métaphores transparentes d'Henri et de moi-même — l'un pas mal porté sur Huysmans, l'autre plus sur Spinoza —, mais ceux-ci n'ont jamais été mis en musique).
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Approuvé par la norme AFNOR ISO 9001.
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samedi 12 janvier 2013
jeudi 10 janvier 2013
Une famille excessive…
sait faire rimer cette chanson avec jubilation)
Monomanies :
chansons entêtantes et en tes oncles,
Henri Génès,
Patrick Ducome
samedi 5 janvier 2013
Le fromage pour tous !
Un peu de merde et de fromage
Ne sont pas pour effaroucher
Mon nez, ma bouche et mon courage
Dans l’amour de gamahucher.
L’odeur m’est assez gaie en somme,
Du trou du cul de mes amants,
Aigre et fraîche comme la pomme
Dans la moiteur de saints ferments.
Et ma langue que rien ne dompte,
Par la douceur des longs poils roux
Raide et folle de bonne honte
Assouvit là ses plus forts goûts,
Puis pourléchant le périnée
Et les couilles d’un mode lent,
Au long du chibre contournée
S’arrête à la base du gland.
Elle y puise âprement en quête
Du nanan qu’elle mourrait pour,
Sive, la crème de quéquette
Caillée aux éclisses d’amour
Ensuite, après la politesse
Traditionnelle au méat
Rentre dans la bouche où s’empresse
De la suivre le vit béat,
Débordant de foutre qu’avale
Ce moi confit en onction
Parmi l’extase sans rivale
De cette bénédiction !
Ne sont pas pour effaroucher
Mon nez, ma bouche et mon courage
Dans l’amour de gamahucher.
L’odeur m’est assez gaie en somme,
Du trou du cul de mes amants,
Aigre et fraîche comme la pomme
Dans la moiteur de saints ferments.
Et ma langue que rien ne dompte,
Par la douceur des longs poils roux
Raide et folle de bonne honte
Assouvit là ses plus forts goûts,
Puis pourléchant le périnée
Et les couilles d’un mode lent,
Au long du chibre contournée
S’arrête à la base du gland.
Elle y puise âprement en quête
Du nanan qu’elle mourrait pour,
Sive, la crème de quéquette
Caillée aux éclisses d’amour
Ensuite, après la politesse
Traditionnelle au méat
Rentre dans la bouche où s’empresse
De la suivre le vit béat,
Débordant de foutre qu’avale
Ce moi confit en onction
Parmi l’extase sans rivale
De cette bénédiction !
Paul Verlaine, « Un peu de merde et de fromage » (Hombres, VIII), 1891
Cette charmante fantaisie trouve son complément naturel dans une autre, que publie concomitamment notre ami Le Moine bleu
Monomanies :
Art du fromage,
Gais gays marions-nous…,
hasard objectif,
Le Moine bleu,
Paul Verlaine
samedi 22 décembre 2012
L'âne pour avoir du son
Quelques années avant Pincemi et Pincemoi, il y eut les Poissons solubles, qui rassemblait trois rescapés des Free Martin : toujours des textes de Guetch et des compositions d'Henri, mais avec encore Sandrine au chant, avant qu'elle ne se consacre entièrement au cinéma.
Ce trio malicieux a produit entre autres deux équivalents-cassettes d'albums complets, toujours selon une logique sérielle : Les sept péchés capitaux, puis Les dix Commandements, qui racontait les amours tumultueuses de Mo et d'Éloha.
C'est de ce dernier album que j'extrais ce morceau-ci, L'âne pour avoir du son — une version chantée du huitième Commandement, « Tu ne mentiras point » —, en raison de ses enjambements [banlaires] réjouissants.
Comme d'habitude avec Guetch, c'est archi-salace, mais le son est ici tellement pourri qu'il m'a semblé nécessaire de livrer le texte (même si je ne suis pas certain de la retranscription).
Éloha, fière fille d’Abidjan,
A dérobé les habits d’Jean,
Les a cachés sous le divan
Et s’est couchée auprès d’Ivan.
Elle lui demanda : « De Prague êtes-
-vous ? » en lorgnant sur sa braguette.
Ivan dit : « J’suis d’Sarajevo »,
Elle répondit : « Ça rayait vos
lunett’s, pour nettoyer vos verres,
— Comme pour laver vos pull-over —,
Ivan, d'user de Mir-vaisselle ? »
— Et lui lorgnait sur ses aisselles,
Que Mo dit velues horriblement…
[Refrain :]
Maudit soit-il ! Toujours Mo ment,
À toute heure et à tout moment,
À son Popa et sa Moman…
« C’est-y du lard-lard, ou du cochon-chon ? »
Fait-il l’âne pour pour pour avoir du son-son.
« C’est-y du lard, ou du cochon-chon ? »
Fait-il l’âne pour pour pour avoir du son-son.
Éloha, fille de Tahiti,
Au cinéma quitta E. T.
Ou un aut’ film d’cet acabit,
En plein milieu va aux cabi-
nets toucher — aussi fort velue —
Sa chatte et ses seins mamelus.
Elle en peut plus : vite, elle veut Luc,
Qu’il la monte comme un Mameluk !
Survient Ivan d’Sarajevo,
Qui lui dit : « Sarah y est vo-
lontiers venue s’toucher aussi,
Dans ces vécés. Elle a grossi,
À c’que Mo dit horriblement. »
[Au refrain]
Cett’ Sarah, d’après Mo, Yannick
Tous les sam’dis matins s’la nique.
Depuis qu’elle est dev’nue obèse,
Faut une poulie quand il la baise
Pour maintenir en l’air les cuisses
— Ce qui prouv’ qu’il a un Q.I., ce
Yannick, au-d’ssus de la moyenne !
Et il lui crierait : « Mords-moi, hyène,
Le nœud ! » — Luigi, de Napoli,
Vient jouer au Monopoly
Les après-midi et l’dimanche
Et pas un instant y démanche.
Sarah glapit horriblement,
À c’que Mo dit — qui toujours ment,
À toute heure et à tout moment,
À son Popa et sa Moman…
« C’est-y du lard-lard-lard, ou du cochon-chon ? »
Fait-il l’âne pour pour pour avoir du son-son.
« C’est-y du lard-lard-lard, ou du cochon-chon ? »
Fait-il l’âne pour pour pour avoir du son.
Ce trio malicieux a produit entre autres deux équivalents-cassettes d'albums complets, toujours selon une logique sérielle : Les sept péchés capitaux, puis Les dix Commandements, qui racontait les amours tumultueuses de Mo et d'Éloha.
C'est de ce dernier album que j'extrais ce morceau-ci, L'âne pour avoir du son — une version chantée du huitième Commandement, « Tu ne mentiras point » —, en raison de ses enjambements [banlaires] réjouissants.
Comme d'habitude avec Guetch, c'est archi-salace, mais le son est ici tellement pourri qu'il m'a semblé nécessaire de livrer le texte (même si je ne suis pas certain de la retranscription).
Éloha, fière fille d’Abidjan,
A dérobé les habits d’Jean,
Les a cachés sous le divan
Et s’est couchée auprès d’Ivan.
Elle lui demanda : « De Prague êtes-
-vous ? » en lorgnant sur sa braguette.
Ivan dit : « J’suis d’Sarajevo »,
Elle répondit : « Ça rayait vos
lunett’s, pour nettoyer vos verres,
— Comme pour laver vos pull-over —,
Ivan, d'user de Mir-vaisselle ? »
— Et lui lorgnait sur ses aisselles,
Que Mo dit velues horriblement…
[Refrain :]
Maudit soit-il ! Toujours Mo ment,
À toute heure et à tout moment,
À son Popa et sa Moman…
« C’est-y du lard-lard, ou du cochon-chon ? »
Fait-il l’âne pour pour pour avoir du son-son.
« C’est-y du lard, ou du cochon-chon ? »
Fait-il l’âne pour pour pour avoir du son-son.
Éloha, fille de Tahiti,
Au cinéma quitta E. T.
Ou un aut’ film d’cet acabit,
En plein milieu va aux cabi-
nets toucher — aussi fort velue —
Sa chatte et ses seins mamelus.
Elle en peut plus : vite, elle veut Luc,
Qu’il la monte comme un Mameluk !
Survient Ivan d’Sarajevo,
Qui lui dit : « Sarah y est vo-
lontiers venue s’toucher aussi,
Dans ces vécés. Elle a grossi,
À c’que Mo dit horriblement. »
[Au refrain]
Cett’ Sarah, d’après Mo, Yannick
Tous les sam’dis matins s’la nique.
Depuis qu’elle est dev’nue obèse,
Faut une poulie quand il la baise
Pour maintenir en l’air les cuisses
— Ce qui prouv’ qu’il a un Q.I., ce
Yannick, au-d’ssus de la moyenne !
Et il lui crierait : « Mords-moi, hyène,
Le nœud ! » — Luigi, de Napoli,
Vient jouer au Monopoly
Les après-midi et l’dimanche
Et pas un instant y démanche.
Sarah glapit horriblement,
À c’que Mo dit — qui toujours ment,
À toute heure et à tout moment,
À son Popa et sa Moman…
« C’est-y du lard-lard-lard, ou du cochon-chon ? »
Fait-il l’âne pour pour pour avoir du son-son.
« C’est-y du lard-lard-lard, ou du cochon-chon ? »
Fait-il l’âne pour pour pour avoir du son.
Monomanies :
Guetch,
Henri Ancilotti,
Les poissons solubles,
Sandrine
jeudi 13 décembre 2012
— Quoi de neuf ?
— Tout est permis !
En d'autres temps, elles sont scrupuleuses à ramener tout de suite leur jupe sur ce qu'elle laisse voir de pas permis, avec une ligne bien nette entre le permis et le pas permis : à présent, plus rien n'est permis, alors c'est comme si tout était permis.
C.-F. Ramuz, L'amour de la fille et du garçon
Monomanies :
Alain Souchon,
C.-F. Ramuz,
Choron,
Élie Poicard,
Hara-Kiri,
Marylin,
Mauvais sang
lundi 10 décembre 2012
À (ne pas) mettre entre toutes les oreilles…
Réclamé à cor et à cri depuis des lustres par les plus mélomanes de nos fidèles auditeurs, voici enfin dans sa totalité l'album de Pincemi et Pincemoi, Les quatre saisons, grâce aux bons soins de l'ami Henri — qui a fini par se dépêtrer de son hibernation décennale pour nous transmettre la numérisation de l'intégralité des morceaux, presque vingt ans après les avoir composés…
Avec entre autres un détournement particulièrement salé du tube des Stranglers, Midnight Summer Dream, et au hasard Florent Pagny, par exemple…
Mais bon, moi c'que j'veux dire…
Z'avez vu l'heure ?
01. PRINTEMPS :
02. Le temps est printanier :
03. Pincemi et Pincemoi :
04. Ruth :
05. Pâques au balcon :
06. Printemps dans les douves :
07. ÉTÉ :
08. La croix :
09. La bannière :
10. L'oblat :
11. Trahisons estivales :
12. Le songe d'une nuit d'été :
13. Avec sa brouette
14. AUTOMNE :
15. Fils de butte:
16. La mort aux champs :
17. Enid Blyton :
18. L'hallali :
19. Feuillus et résineux :
20. Saison pas rigolote :
21. HIVER :
22. Les sports d'hiver, I :
23. Les bottes rouges :
24. Les sports d'hiver, II :
25. Vive le van ! :
26. Les sports d'hiver, III :
27. Mon beau tapin :
Monomanies :
chansons entêtantes,
Guetch,
Henri Ancilotti,
Pincemi et Pincemoi
vendredi 7 décembre 2012
Où — trash — j'errais bêlent lions…
Remerciements à Léon de Mattis, entre autres.
Monomanies :
Dura lex sed lex,
Léon de Mattis,
Nous tournons dans la nuit…
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