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samedi 15 avril 2023
« On vivait dans la poussière des routes empierrées »
Né en en 1899, Georges Charensol racontait le 12 août 1985 la France rurale d'avant 1914 à Jean-Louis Ezine dans l'émission Mémoire du siècle :
mardi 9 juillet 2019
Vingt-cinq ans après,
telle qu'en elle-même,
pire que dans l'épilogue du film,
hélas allée sans le soleil
« Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-li-ta : le bout de la langue fait trois petits bonds le long du palais pour venir, à trois, cogner contre les dents. Lo. Li. Ta.
Elle était Lo le matin, Lo tout court, un mètre quarante-huit en chaussettes, debout sur un seul pied. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l’école. Elle était Dolorès sur le pointillé des formulaires. Mais dans mes bras, c’était toujours Lolita. »
Mais bon, il a adapté son propre roman à la demande de Stanley Kubrick, pour produire en 1962 un film éblouissant, grâce entre autres à James Mason, Peter Sellers, Shelley Winters, et surtout grâce à la grâce de Sue Lyon, qui avait alors quatorze ans (dans le roman, Lolita est censée en avoir douze).
Les extraits du films sont archi-pourris, saturés et clignotants, parce qu'à l'époque le VHS avait triomphé commercialement du Betamax.
mardi 31 mai 2011
mardi 17 mai 2011
Autobiographie sonore de Fred Deux : récapitulatif
vendredi 6 mai 2011
Fraude d'offrandes de Fred Deux en avalanche (2) :
le contenu du conte nu
Note du 14 mai 2011 : Pas de réponse du Ouaibemasteur, mais je me suis aperçu hier que Gallica a complété le 9 mai avec 25 cassettes supplémentaires (dont la 9), que je suis en train de télécharger, convertir et déposer ici. Les cassettes 12 et 55 manquent toujours, mais il semblerait que la 55 n'existe pas : sans doute une erreur de numérotation au cours du processus de transfert du support magnétique au support numérique, puisqu'elle n'apparaît pas dans le catalogue général de la BNF
Parmi les nombreux cafouillages de DivShare, il se trouve que la manipulation et le déplacement des fichiers au sein d'un dossier sont quasiment impossibles. Je suis donc contraint de retirer provisoirement de ce dossier-ci les cassettes 131 et 132, afin d'assurer la continuité depuis la cassette 106.
De toute façon, l'ensemble ne tiendra sans doute pas sur ce dossier-ci, car la capacité des comptes gratuits DivShare est limitée à 5 Go : il faudra un autre billet.
lundi 2 mai 2011
Fraude d'offrandes de Fred Deux en avalanche (préface)
dimanche 1 mai 2011
Fraude d'offrandes de Fred Deux en avalanche (1)
Allez, c'est l'heure d'ouvrir bien grand ses esgourdes, vu que peuvent y affluer désormais les précieuses jactances de l'ami Fred, précautionneusement sauvegardées depuis leur fragile support magnétique des années 60 par Alain Trutat et Madeleine Sola, transportées voici longtemps à la BNF, où quelques farfelus (peut-être un ou une seule ?) se sont enfin décidés à les proposer au public.
On avait déjà environ une trentaine d'heures d'épastrouillant brasier sonore, et voilà que ça se surmultiplie en environ septuple — voire plus peut-être ? mais bon, on n'est pas plus que lui le genre à calculer recta.
Une précision d'importance (pour les malades dans mon genre et pour ceux qui ont attentivement suivi l'histoire) : par rapport au brasier sonore précité que j'avais dégotté, l'inédit surgit ici à la face 2 de la Cassette 25 proposée par Gallica — que fouchtre ! je n'arrive pour l'instant pas à replacer dans l'ordre chronologique des morceaux !…
Cette Cassette 25, jusqu'à 17'10", reprend le morceau "24.05" (le dernier que j'avais mis à disposition ici-même), jusqu'à 10'57" d'icelui, mais ensuite on entend autre chose : la suite qui démarre.
Ah, et dans cette liste manque la cassette 55, pas encore disponible chez Gallica.
Hum, héhé, ça fait plus de 50 heures d'écoute, cette histoire, et c'est pas fini…
Note du mardi 3 mai 2011 : J'y ai passé une bonne partie de la nuit, mais je pense avoir enfin réussi à tout remettre dans l'ordre chronologique, en redéplaçant manuellement chaque fichier dans le dossier du compte Divshare, ce qui n'était pas une mince affaire. Néanmoins, l'opération était tellement fastidieuse qu'il est possible que quelques erreurs subsistent, notamment pour les cassettes comportant de multiples plages : merci aux téméraires et patients auditeurs de me les signaler si c'est le cas.
jeudi 17 décembre 2009
Un gadjo
C'était hier soir, sur France-Culture, dans Hors-Champs.
lundi 17 août 2009
« I gotta get out of here ! »
mardi 24 février 2009
Avis aux auditeurs
Ne vous laissez pas brouiller l'écoute !
lundi 23 février 2009
BAUDELÈRÉDEBORD
LE DÉSIR DE PEINDRE
Malheureux peut-être l’homme, mais heureux l’artiste que le désir déchire !
Je brûle de peindre celle qui m’est apparue si rarement et qui a fui si vite, comme une belle chose regrettable derrière le voyageur emporté dans la nuit. Comme il y a longtemps déjà qu’elle a disparu !
Elle est belle, et plus que belle ; elle est surprenante. En elle le noir abonde : et tout ce qu’elle inspire est nocturne et profond. Ses yeux sont deux antres où scintille vaguement le mystère, et son regard illumine comme l’éclair : c’est une explosion dans les ténèbres.
Je la comparerais à un soleil noir, si l’on pouvait concevoir un astre noir versant la lumière et le bonheur. Mais elle fait plus volontiers penser à la lune, qui sans doute l’a marquée de sa redoutable influence ; non pas la lune blanche des idylles, qui ressemble à une froide mariée, mais la lune sinistre et enivrante, suspendue au fond d’une nuit orageuse et bousculée par les nuées qui courent ; non pas la lune paisible et discrète visitant le sommeil des hommes purs, mais la [ 112 ]lune arrachée du ciel, vaincue et révoltée, que les Sorcières thessaliennes contraignent durement à danser sur l’herbe terrifiée !
Dans son petit front habitent la volonté tenace et l’amour de la proie. Cependant, au bas de ce visage inquiétant, où des narines mobiles aspirent l’inconnu et l’impossible, éclate, avec une grâce inexprimable, le rire d’une grande bouche, rouge et blanche, et délicieuse, qui fait rêver au miracle d’une superbe fleur éclose dans un terrain volcanique.
Il y a des femmes qui inspirent l’envie de les vaincre et de jouir d’elles ; mais celle-ci donne le désir de mourir lentement sous son regard.
dimanche 22 février 2009
Un autodidacte parle
On ne s'en désenvoûtera jamais.
Et encore, là, ce n'est qu'une trentaine d'heures, celles commercialisées au début de ce siècle-ci par André Dimanche. Il y en a plus de deux cents comme ça, toujours plus introspectives (comment fait-il, trente ans après, pour se souvenir ainsi de rêves d'enfant ?!), fouillées jusqu'au détail infime, folies infumables, navigation loxodromique, disponibles seulement à la BN [Note d'octobre 2014 : hé bé non, elles ont été mises à disposition en 2011 et j'ai aussitôt tout rapatrié ici-même].
vendredi 20 février 2009
jeudi 19 février 2009
« Homo cogitat »
C'est la pierre d'achoppement de tout matérialisme, historique ou dialectique : il y a de la pensée, les idées ne sont pas matérielles, la pensée est d'une autre nature que les influx nerveux qui circulent dans le cerveau.
Comment alors échapper au dualisme, aux difficultés des rapports entre corps et esprit, à l'éventuelle suprématie de l'un sur l'autre, à la spirale qui aspire vers le trou noir de la superstition et la religion, comment affirmer le matérialisme contre l'idéalisme ?
Je ne vois que Spinoza, pour avoir édifié un système métaphysique qui soit un matérialisme parfaitement conséquent.
Mais pour cela, il faut payer le prix fort (et il ne s'agit pas de l'austérité de son œuvre, ni de la présentation au prime abord déroutante de l'Éthique). Le prix fort, c'est qu'il faut admettre que tout pense. La totalité de l'univers matériel existe aussi sous forme mentale (de toute chose matérielle il peut y avoir une idée), et allons-y carrément tant qu'on y est (mais il n'y a pas d'autre possibilité) : sous une infinité d'autres formes, que Spinoza nomme «attributs». L'univers («la Nature», dans l'Éthique, mais bien plus souvent «Dieu», ce qui est certes rebutant, bien qu'idoine pour le XVIIe siècle) est un auto-déploiement infini de lui-même (un peu à la manière du Big Bang, si l'on veut, mais l'image perturbe l'idée) en une infinité d'attributs dont chacun se déploie lui-même à l'infini. Une seule chose, un seul et même déploiement causal identique à lui-même sous quelque attribut qu'on l'appréhende (et dont l'expansion n'a pas de fin : nulle place pour la téléologie ou les causes finales, chez Baruch).
Il est difficile de penser cela.
Ainsi, n'étant constitué que de matière et de pensée, l'être humain ne peut concevoir, envisager, que ces deux attributs-là : l'étendue et la pensée. Mais chaque être réel (c'est-à-dire, dont il y a une idée vraie) existe aussi sous une infinité d'autres attributs, à jamais inconnus de nous, un peu comme des univers parallèles, en quelque sorte, mais ni mentaux ni matériels. Encore que le terme parallélisme, souvent employé pour désigner les rapports anhiérarchiques entre attributs, soit finalement mal à propos, puisqu'il y a identité totale entre tous les attributs.
Disons que la matière est la même chose que la pensée, à une légère nuance près. Et s'il y a identité, c'est parce que le réel n'est rien d'autre qu'un enchaînement de causes et de conséquences, à leur tour causales, et que c'est cette même et unique causalité qui s'exprime dans chaque attribut. De tout corps, il est une idée. À toute idée vraie, on peut donner corps, trouver le correspondant matériel de cette idée. Aucun arrière-monde, donc, évidemment. Et puisque l'être humain (par exemple) est une partie de la nature, il exprime une partie d'icelle — de la causalité qu'elle déploie — lorsqu'il est actif, lorsqu'il agit conformément à sa nature propre (pour aller vite, selon l'idée vraie de son corps), ce qui incidemment le rend joyeux. Mais puisqu'il n'est qu'une partie de la nature, environné par une infinité d'autres, il est impossible qu'il ne soit pas souvent passif, obéissant non plus à sa propre causalité (autonomie) mais à celle des autres (aliénation). Comme lorsqu'on reçoit un pot de fleurs sur le crâne, par exemple. Ou qu'on est contraint d'obéir à des ordres qu'on réprouve : c'est moi qui opère, mais c'est autrui qui agit, qui est actif par mon biais…
Bref, voilà pourquoi il faut «payer le prix fort», lorsqu'on veut tenir à la fois ces deux axiomes, d'une part, que la pensée existe, et d'autre part que cela n'obère en rien le matérialisme : d'une intuition philosophique somme toute simple, on se retrouve projeté dans un système délirant de science-fiction complètement brindzingue, quoique parfaitement rationnel. Et encore n'ai-je rien dit de l'éternité, de l'espèce de largage supersonique de la cinquième partie de l'Éthique…
Mais si quelqu'un a une meilleure idée…
Voilà, c'était le quart d'heure de métaphysique, où je pense (hum). On en reparlera.
Ah zut, j'oubliais Marignac ! Non, suis-je bête, il ne vient pas par ici.
mardi 17 février 2009
Torma, ta mort au bordel amer
Après avoir fort peu marqué ses contemporains par les publications successives de La Lampe obscure (1919), Le Grand Troche (1925 ; rééd. Allia, 1988), Coupures (1926) et Euphorismes, (1926 ; rééd. Paul Vermont, 1978), l'évasif Julien Torma disparut voilà pile soixante-seize ans (soit : sans tous ces ans), dans le massif de l'Öztal (et non du Spitzberg, apparemment, pourquoi diable confonds-je ? confondé-je ? le Bescherelle est muet sur ce point), à Vent, peu avant que le monde ne s'enfonce dans une horreur totale qui bien plus tard s'adoucira entre autres en supermarchés. Une décennie auparavant, c'était Arthur Cravan qui s'abîmait dans les eaux noires du Golfe du Mexique — mais là l'incertitude tint à la disparition, non à l'existence même de l'écrivain.Depuis, le dégel a fait son œuvre, au cœur de la grande glaciation générale, et certains prétendent qu'on en a retrouvé une sorte de momie…
Bref, Torma a disparu le même jour que Molière. Tiens ! incidemment, c'est aussi ce jour là que ce vieux George naquit, avant de mourir.
La blancheur est ignoble.
Démon est l'anagramme de monde.
Je suis aussi cette ombre que je suis et que je fuis : Ombre d'une ombre, dansant sur les murs croulants de hasards, jusqu' à me devancer en ces moments où la chaleur le long du dos me dissout dans la vue de cette caricature forcenée qui m'effraie trop pour que je n'en rie pas tout mon soûl.
Le contraire du problème est le poème
etc., etc.
Ah, sinon, cela fait aujourd'hui quatre-vingt-dix-huit jours qu'un autre Julien, Coupat, est en prison.




