En tombant un peu au pif sur cette chanson qui servait de B. O. à un feuilleton ayant pas mal marqué mes jeunes années, je m'aperçois, non sans un certain vertige, que c'est en grande partie à elle que je dois ma propension spontanée aux homophonies approximatives et à entendre souvent de traviole les propos tenus par mes interlocuteurs.
En effet, en raison de l'accent déroutant de Demis Roussos, je ne comprenais quasiment rien aux paroles de cette chanson, que je me souviens avoir désespérément essayé de transcrire.
Là où Cécile Aubry avait écrit : « Elle chante la vie » ou « Tu as le soleil sur ton épaule », j'entendais respectivement : « Elle, sortir d'la ville » et « Tu as le soleil sur ton Popaul » [j'ignorais à l'époque que ce dernier terme pût avoir un sens…], et le reste à l'avenant.
Quelque temps plus tard, Robert Fabre tentait de rapprocher Mitterrand et Marchais pour édifier l'Union de la Gauche.
Et bien des années après, je devins élève d'une prof. de sciences sociales qui était un peu le sosie de Véronique Jannot. Les « colles » en tête-à-tête me faisaient sacrément transpirer.
