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lundi 21 août 2023

Un conseil avisé


Walter Hill, Double détente (Red Heat, 1988)

— Non, non, faut pas rêver : les hommes politiques d'ici, ils marcheront pas !
— Tuer eux, d'abord.

dimanche 20 août 2023

L'identité de la France ?
Cocorico !


Le compositeur Jean Poinsignon est une sacrée bestiole et un drôle de zoziau

Jean Poinsignon, « La Marseillaise
(arrangement pour coq et basse-cour) »


L'attentionné Jean Poinsignon précise :

« Ces musiques sont garanties sans ajout d'instruments; en outre, les animaux n'ont pas été maltraités à l'enregistrement. »

D'autres musiques de Jean Poinsignon ?
À écouter ici.

samedi 19 août 2023

Pète ici ou non !


Je ne suis certes pas un moine de la patrie ni un dévot du patrimoine mais j'enrage pas mal depuis que j'ai appris que pour des raisons ineptes et soi-disant à cause de ces saloperies de J.O. 2024 les bouquinistes des quais de Seine vont devoir plier boutique.
Je sais pertinemment que la plupart ne sont que de vulgaires vendeurs de colifichets attrape-gogos qui tentent de refourguer leur camelote de porte-clés "Tour Eiffel" et de cadenas pour amants passagers à des touristes débiles, n'empêche que de fort(e)s honorables camarades y officient encore, contre vents et marées, qui s'y connaissent bien en bouquins et chez qui l'on peut dégotter pour pas cher une perle rare.

Alors malgré ma répugnance envers toute forme de doléance, de sollicitation et par conséquent de pétition, je relaie ici celle-ci, due à l'initiative de l'estimable Hubert Bouccara :

Avec l’arrivée des Jeux Olympiques, les bouquinistes des quais de la Seine sont directement mis en danger.

Il est prévu un démontage total des « boîtes », qui sont le seul emploi et la seule source de revenus de ces libraires à ciel ouvert, sans garanties de remontages et de restauration des boîtes.

Les bouquinistes des quais de la Seine figurent au patrimoine mondial de l’humanité.

Il est difficile d’imaginer les quais de la Seine sans bouquinistes, ça revient à détruire l’âme de Paris.

Mobilisez-vous pour la sauvegarde des bouquinistes, signez cette pétition.

Merci pour eux


Jean-Hervé Marouin, le seul chanteur capable de
faire smurfer sa moustache et ses sourcils

vendredi 18 août 2023

2023 : retour au calme ?


On nous méga-bassine avec la violence exponentielle de ces ultra-gauchisses de manifestants, qui selon les autorités justifierait la férocité impitoyable d'une répression policière de plus en plus accrue.

Qu'en était-il voici cinquante ans ?

mardi 15 août 2023

lundi 14 août 2023

Une exclusivité à ne manquer sous aucun prétexte !

La chose est suffisamment extraordinaire pour mériter d'être soulignée à coups de marteau :
France Culture a consacré la semaine passée deux heures et demie à Günther Anders, au fil de cinq émissions à une heure de grande écoute (comme on dit vulgairement).

À ma connaissance, c'est une première mondiale.










La plus saine des philosophies



On l'appelle Trinita (Lo chiamavano Trinità…) d'Enzo Barboni, 1970 

« Tu me demandes "comment je sais que ma philosophie est la meilleure de toutes celles qui ont jamais été enseignées dans le monde, ou qu’on enseigne encore, ou qui seront jamais enseignées dans le futur". Voilà une question que je serais bien plus en droit de te poser à toi. Car, pour ma part, je ne prétends pas avoir trouvé la meilleure philosophie, je sais seulement qu’est vraie celle que je comprends [ego non praesumo, me optimam invenisse Philosophiam ; sed veram me intelligere scio]. Comment le sais-je, demanderas-tu ? De la même manière, te répondrai-je, que tu sais, toi, que les trois angles d’un triangle sont égaux à deux droits. »

Spinoza, « Lettre 76, à Albert Burgh » (fin 1675-début 1676), Correspondance, trad. M. Rovere, Paris, GF-Flammarion, 2010, p. 372

samedi 12 août 2023

« Plus que surprenant… »

 

Un homme de 23 ans, policier auxiliaire, arrêté après plusieurs incendies commis à Tours


Un auxiliaire de police de 23 ans, originaire du Cher, est jugé en comparution immédiate ce vendredi, une information France Bleu Touraine.
Il est soupçonné d'avoir commis plusieurs incendies dans la nuit du 5 au 6 août à Tours, entre le quartier des Prébendes et l'avenue de Grammont.

Treize voitures avaient été incendiées dans la nuit du samedi au dimanche 6 août au centre de Tours.
D'après les informations de France Bleu Touraine, un homme de 23 ans sera jugé en comparution immédiate ce vendredi 11 août, devant le tribunal correctionnel de Tours. Il est soupçonné d'avoir mis le feu à une vingtaine de poubelles, provoquant l'incendie de treize voitures et de certaines façades de maisons dans des rues situées entre le quartier des Prébendes et l'avenue de Grammont, dans la nuit du 5 au 6 août.
L'homme a été déféré ce vendredi matin. Élément plus que surprenant, le jeune homme est policier-adjoint à Vierzon depuis 4 ans. Un poste de contractuel assermenté qui consiste à assister les policiers dans certaines tâches (verbalisations, accueil du public, contrôles, régulation de trafic...). Il avait même réussi son concours de gardien de la paix et devait entrer à l'école de Police de Rouen en septembre. Il a été interpellé à son domicile, dans le Cher, après trois jours d'enquête de la part des policiers tourangeaux.

Suspendu de ses fonctions par la Police nationale

Lors de l'audience, vendredi après-midi, le jeune homme, au casier judiciaire vierge, est apparu plein de remords. "J'ai honte de ce que j'ai fait" a-t-il déclaré, ajoutant avoir mal vécu une récente séparation et surtout, ne pas avoir fait le deuil d'un membre de sa famille disparu il y a plusieurs années, "j'en pleure toutes les nuits".

Le jeune homme, fils de policier, a déclaré en garde à vue avoir été "très en colère" le soir de son passage à l'acte. En colère et alcoolisé. L'alcool qui lui avait déjà valu un blâme lorsqu'il était en poste. "Ne vous faites pas d'illusion, vous n'entrerez pas à l'école de police en septembre", lui dit la présidente du tribunal, "je trouverai un emploi, répondit-il, pour pouvoir rembourser les victimes pour qui j'ai une pensée". Il a été suspendu de ses fonctions par la Police nationale. Il a demandé un délai pour préparer sa défense. Son jugement aura lieu le 20 septembre. D'ici là, le tribunal a acté son placement en détention provisoire avec expertise psychiatrique. Il encourt jusqu'à 10 ans de prison.


(Bof, dix ans de zonzon, c'est pas tant que ça !
Demandez donc à Georges Ibrahim Abdallah…)

Confiture de coatches

« Quand on ne travaille plus […],
on n'a plus de vie sociale »

France Khü nous gratifiait avant-hier d'une rediffusion d'un Les Pieds sur terre datant de plus de dix ans.
C'est ma foi assez édifiant, et je gage sans sourciller que ça ne s'est pas amélioré depuis…


Aujourd'hui prisonnier d'un univers qu'il s'est docilement forgé au fil des siècles en le soumettant par force au règne de la seule marchandise dans le paradis d'une « concurrence pure et parfaite », l'homo sapiens, enclin qu'il est — comme toute chose en ce monde — à persévérer dans son être, doit malgré tout tenter de se pourvoir de quelques subsides, et pour ce faire s'est trouvé réduit à devoir quémander de quoi survivre, acculé par ses propres efforts à tenter de lui-même se vendre, fût-ce au plus vil prix et en s'abaissant aux plus écœurantes résignations.

Mais où sont les neiges d'antan ?

Grandeur et décadence d'un petit commerce de musiquette



Daniel Balavoine, Le chanteur (1978)


Michel Delpech, Quand j'étais chanteur (1975)

(Je sais que des branleur.e.s britanniques ont tenté par la suite de seurfer sur ces succès en prenant le nom de « Delpech Mode », mais franchement je m'en bats l'avoine !)

Et vits d'amants…


Quelle coquine, cette France Gall !
Plus effrontée encore, fût-il possible, que ses ancêtres Alexine Mangetout et Culculine d'Ancône*



La fausse oie blanche de 1967 était en réalité fosse ou ailleurs : elle eut beau faire mine de s'offusquer du double sens des paroles des Sucettes à l'anis qui chuchotaient sans susciter chez elle plus que ça, n'empêche qu'elle a remis le couvert vingt-deux ans plus tard, en 1989, et pas avec le dos de la cuiller !

C'était bel et bien avouer qu'elle parlait de cul hier, CQFD.



D'ailleurs, entre les deux, en 1976, elle n'hésitait pas à déclarer une flamme éperdue à l'humoriste Sim — alors fort en vogue depuis son tube avec Patrick Topaloff — dans la chanson Sim, amant, si !





La même année 1989, Serge Gainsbourg nous faisait la grâce d'un entretien télévisé d'une heure :



Il se trouve, incidemment, que j'ai un témoignage de première main sur la sincérité de Gainsbourg au sujet de son quatrième cardiologue, le docteur Jean-Pierre Marcantoni.
C'était un ami de mes parents, qui sont allés le visiter à l'hôpital alors qu'il se remettait de sa propre crise cardiaque, et en entrant dans la chambre ils sont tombés sur Gainsbourg, qui avait effectivement — et affectueusement — apporté des fleurs.
« Un homme tout à fait charmant », m'a certifié ce soir-là au dîner ma mère, qui jusque là ne pouvait pas le blairer.







* C'est l'occasion de rappeler que Les Onze mille verges est émaillé de poèmes amusants, comme en ce passage qui titillait sans doute vaguement le grand Serge :

« Le régiment de Préobrajenski passait. La musique jouait un vieil air sur lequel les soldats chantaient tristement :

Ah ! que ta mère soit foutue !
Pauvre paysan, pars en guerre,
Ta femme se fera baiser
Par les taureaux de ton étable.
Toi, tu te feras chatouiller le vit
Par les mouches sibériennes
Mais ne leur rends pas ton membre
Le vendredi, c'est jour maigre
Et ce jour-là ne leur donne pas de sucre non plus.
Il est fait avec des os de mort.
Baisons, mes frères paysans, baisons
La jument de l'officier.
Elle a le con moins large
Que les filles des Tatars.
Ah ! que ta mère soit foutue !
»

Guillaume Apollinaire, Les Onze mille verges, L'Or du temps, 1970, p. 91

vendredi 11 août 2023

Censure pompidolo-giscardo-lepéno-chiraquienne ?
Encore un coup de poignard visant Spinoza !


Mal conseillé par un sinistre notoirement incompétent (qui, comme un con, pétait), le Président VGE — quoique ayant veillé à faire légitimer l'IVG par la vieille Veil — s'est récemment laissé aller à divaguer un tantinet sur l'ORTF à propos de cours sur Spinoza — une déclaration qui ne manque pas de susciter les tics.

(Il revenait à peine d'une tendre rencontre avec Yasser Arafat)



Les vidéos litigieuses en question demeurent néanmoins visibles ici, si on cherche une alternative douce aux somnifères.

Du risque des pires things



Payback (Brian Helgeland, 1999 — désolé pour la VF)

#MoiAussi



« Tu sais, 30 cm c'est pas tant qu'ça…
[…]
On boit un coup puis cassez-vous, j'suis pas un cool.
Bon c'est vrai qu'jai couillé comme un ouf, OK ça vous défoule mais j'ai pas qu'ça à foutre moi que d'fourrer des founes !
[…]
Mais enfin pourquoi tu n'me respectes pas, de surcroît ?
[…]
Il est beau, il est simple, il est humble. »

lundi 7 août 2023

Suspense


De dérives en zappingues sur Internouille, je suis tombé sur cet incroyable film de 1913 qui fourmille d'inventivité cinématographique.
J'ai donc découvert avec ébahissement cette pionnière oubliée du cinéma, Lois Weber (1879-1939)*, qui concurrença — voire surpassa — D.W. Griffith en ce début du XXe siècle, lorsque le septième art en était à ses premiers balbutiements.


* La version anglophone de Ouiqui est nettement plus complète et donne des liens vers ses films : voir ici.

vendredi 4 août 2023

Les regrets des vieux schnocks, les récrés des cinoques

« Non, Guy, par pitié, ne me frappe pas ! »
Comme récemment j'avais rien à foutre durant vingt minutes, pris soudain d'une aberrante bouffée de nostalgie pro-situ j'ai revu le film de Debord de 1959, Sur le passage de quelques personnes à travers une assez courte unité de temps.
Hé ben franchement, ça n'a guère pris de rides.