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mercredi 7 juin 2023
lundi 30 décembre 2019
Saoule à y honnir (et vocables)
Sue Lyon, 10 juil. 1946 - 26 déc. 2019
« She was Lo, plain Lo, in the morning, standing four feet ten in one sock. She was Lola in slacks. She was Dolly at school. She was Dolores on the dotted line. But in my arms she was always Lolita. »
Et dans mes rêves, ce sera toujours Sue Lyon.
Elle avait donné un interviouve après la sortie du film de Kubrick, bien avant que l'équipe de Cinéma-cinémas ne la retrouve en 1987 (voir ce billet de juillet dernier) :
(Et à la réflexion, concernant ledit billet, la nouvelle traduction de Maurice Couturier ne démérite pas tant par rapport à celle d'Eric Kahane : moins élégante, elle est tout de même plus exacte. Par exemple, dans l'incipit cité ci-dessus, il est clair que Lo ne se tient pas sur un seul pied : elle a enfilé une seule chaussette et mesure un mètre quarante-huit sans talons.)
Monomanies :
amours de toujours,
Stanley Kubrick,
Sue Lyon,
traduction,
Vladimir Nabokov,
Vraie faux
mardi 9 juillet 2019
Vingt-cinq ans après,
telle qu'en elle-même,
pire que dans l'épilogue du film,
hélas allée sans le soleil
Monsieuye Am Lepicq a été bien avisé (comme toujours) de nous signaler peu après la publication hier de ce billet que cette traduction pourrave n'était nullement l'originale d'Éric Kahane, que voici grâce à ses soins aimables :
« Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-li-ta : le bout de la langue fait trois petits bonds le long du palais pour venir, à trois, cogner contre les dents. Lo. Li. Ta.
Elle était Lo le matin, Lo tout court, un mètre quarante-huit en chaussettes, debout sur un seul pied. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l’école. Elle était Dolorès sur le pointillé des formulaires. Mais dans mes bras, c’était toujours Lolita. »
********
Il semblerait que Vladimir Nabokov se soit vachement mal comporté envers Maurice Girodias — seul éditeur ayant accepté de publier, chez Olympia Press (maison sise à Paris et échappant de ce fait aux foudres d'Anastasie), son chef d'œuvre fort sulfureux pour l'époque — du moins à en croire les Mémoires de ce dernier.
Mais bon, il a adapté son propre roman à la demande de Stanley Kubrick, pour produire en 1962 un film éblouissant, grâce entre autres à James Mason, Peter Sellers, Shelley Winters, et surtout grâce à la grâce de Sue Lyon, qui avait alors quatorze ans (dans le roman, Lolita est censée en avoir douze).
Mais bon, il a adapté son propre roman à la demande de Stanley Kubrick, pour produire en 1962 un film éblouissant, grâce entre autres à James Mason, Peter Sellers, Shelley Winters, et surtout grâce à la grâce de Sue Lyon, qui avait alors quatorze ans (dans le roman, Lolita est censée en avoir douze).
Deux autres films de la mistonne et vingt-cinq ans plus tard, Claude Ventura et Philippe Garnier l'ont retrouvée au bord d'une piscine californienne, terreuse, morte avant l'heure, défoncée à tout ce qu'on peut imaginer de pire, l'horreur intégrale.
Sauf qu'elle redevient notre Lo de toujours lorsqu'elle se défait brièvement de ses lunettes de soleil : ses yeux sont toujours aussi vivants, joyeux, magiques.
C'était sur Antenne 2 en 1987, un épisode parmi tant d'autres de cette fabuleuse émission hebdomadaire qui s'appelait Cinéma-Cinémas, avec son générique peint par Guy Pellært et la musique de Georges Delerue pour Le Mépris de Godard.
Les extraits du films sont archi-pourris, saturés et clignotants, parce qu'à l'époque le VHS avait triomphé commercialement du Betamax.
Les extraits du films sont archi-pourris, saturés et clignotants, parce qu'à l'époque le VHS avait triomphé commercialement du Betamax.
Et tout ceci ne nous rajeunit pas plus que Sue Lyon…
Monomanies :
Claude Ventura,
La télé après l'ORTF,
monde d'avant,
Philippe Garnier,
Stanley Kubrick,
Sue Lyon
mercredi 22 octobre 2014
Variations sur un thème entêtant
La version des Clash de When Johnny Comes Marching Home…
… chanson écrite par Patrick Gilmore, soldat de l'Union lors de la Guerre de Sécession pour célébrer la joie du retour au foyer après les combats…
… sur la musique d'une chanson irlandaise franchement antimilitariste, elle, datant du début du XIXe, Johnny, I Hardly Knew Ya*, ici dans l'interprétation des Dropkick Murphys :
Plus de deux semaines que cet air — une musique de film, pour sûr ! — me trottait en tête sans que je parvinsse à l'identifier, pas plus que toutes les connaissances à qui je le sifflotais plein d'espoir, jusqu'à ce que déboule tout à l'heure ce cher M. Briquet qui repère illico la musique de Docteur Folamour, dont la B. O. de Laurie Johnson consiste effectivement en une suite de variations sur ce thème.
La fiche Ouiquipédia de la chanson, bien fournie, précise qu'elle a servi dans nombre d'autres films et propose un enregistrement de 1898, interprété par John Terrell :
Ouf, enfin un problème de réglé !
Bonus : la version des Béru sur Macadam Massacre :
Bonus : la version des Béru sur Macadam Massacre :
(Deux jours plus tard…) Note du 24 octobre :
Grâce à l'ami Claude Guillon qui me l'a opportunément rappelée hier, j'ai retrouvé la belle version chantée par Marc Ogeret en 1972 sur le rare alboume Rencontres (Vogue, SLD 839) — texte adapté en français par le poète Luc Bérimont.
Je suis vraiment un abruti complet puisque ce vinyle est à portée de ma main depuis des années !
Du coup, j'ai tout numérisé et je vais balancer ici-même cette splendeur sous peu …
* Le texte de cette version originale :
When on the road to sweet Athy,
Hurroo Hurroo
When on the road to sweet Athy,
Hurroo Hurroo
When on the road to sweet Athy,
A stick in the hand, a drop in the eye
A doleful damsel I did cry
Johnny I hardly knew ya
Where are the eyes that looked so mild,
Hurroo Hurroo
Where are the eyes that looked so mild,
Hurroo Hurroo
Where are the eyes that looked so mild,
When my poor heart you first beguiled
Why did ya from me and the child
Johnny I hardly knew ya
Chorus:
We had guns and drums and drums and guns,
Hurroo Hurroo
We had guns and drums and drums and guns,
Hurroo Hurroo
We had guns and drums and drums and guns
The enemy never slew ya
Johnny I hardly knew ya
Where are the legs with which you run,
Hurroo Hurroo
Where are the legs with which you run,
Hurroo Hurroo
Where are the legs with which you run,
When first you went to carry a gun
Indeed your dancing days are done
Johnny I hardly knew ya
Chorus
You hadn't an arm, you hadn't a leg,
Hurroo Hurroo
You hadn't an arm, you hadn't a leg,
Hurroo Hurroo
You hadn't an arm, you hadn't a leg,
You're a spineless, boneless, chickenless egg
You'll have to be put with the bowl to beg
Johnny I hardly knew ya
Chorus
I'm happy for to see ya home,
Hurroo Hurroo
I'm happy for to see ya home,
Hurroo Hurroo
I'm happy for to see ya home,
From the isle of Ceylon
Johnny I hardly knew ya
Chorus
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