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jeudi 4 janvier 2024

Je ne suis pas ce qu'on appelle « un homme civilisé »…



J'en ai fini avec la société pour des raisons qui me semblent justes, et c'est pourquoi je ne me conforme plus à ses lois.

dimanche 5 janvier 2020

The Age of Consent



Histoire de rester raccord avec le billet précédent, rappelons que l'immense James Mason a joué non seulement dans le Lolita de Kubrick en 1962 mais également, sept ans plus tard et cette fois en compagnie de la débutante Helen Mirren, dans le film du non moins immense Michael Powell, Age of Consent, hélas méconnu au point qu'il ne semble même pas avoir été distribué en salles par chez nous.


"Age of Consent" (1969) - Trailer

Et à propos de films oubliés, Gregory La Cava (qui s'en souvient ?) avait tourné en 1932 un film portant déjà ce titre, sous l'égide de David O. Selznick, avec Dorothy Wilson, Arline Judge et Richard Cromwell :


The Age of Consent (1932) - Trailer


À l'occasion de la publication de son livre « Le Consentement », Vanessa Springora s'exprimait vendredi matin sur les ondes de France Culture au sujet de sa relation sous emprise avec Gabriel Matzneff :



Du coup, le site de la chaîne a publié un article intitulé « Quand des intellectuels français défendaient la pédophilie », dans lequel on peut entendre l'intéressante émission Dialogues de 1977 avec Michel Foucault, Guy Hocquenghem et le juriste Jean Danet :



Ronnie Burns : Age of Consent

mercredi 27 avril 2011

Tiseur de sursis


C'est plus une, c'est plus deux (même si pourtant…), c'est plus trente : c'est désormais des dizaines et des dizaines d'heures, un torrent de vie remémoré en avalanche et bientôt déversé dans ces parages, lorsqu'on aura tout rapatrié du gracieux site de la BNF qui vient de les mettre à disposition, enfin, grâce à Fred qui a abandonné tous ses droits sur cette furieuse chose inconcevable, un vrai vortex revivifiant à bloc le mot « envoûtant » — qui en avait peut-être bien besoin.

vendredi 15 janvier 2010

Enjambements



Apollinaire
En a aussi des sévères
Et des pas mûres dans ses vers
Dans ses vers
Onze mille vers
Je me sens à bout de nerfs
Agitée comme un shaker
Dans mon rocking-chair.

Serge Gainsbourg, Rocking-chair, 1974 (deuxième couplet)

vendredi 27 mars 2009

L'amour fou est éternel



Le son étant assez faible sur cette copie où se trouve le passage qui nous intéresse, voici la retranscription partielle des propos échangés entre Pandora Reynolds et Hendrick van der Zee dans l'extrait qui nous importe :

— There’s something beyond my understanding, something mystical in the feeling I have for you.
I feel as if I’d loved you always, not only in this life, but in lives I’ve lived before and do not remember. It’s as if everything that happened before I met you didn’t happen to me at all, but to someone else. […]
You have no idea the things I’ve imagined myself saying to you…
Jeffrey once said that the measure of love is what one is willing to give up for it.
It was when Stephen destroyed his car for me : it was a wonderful gesture, but then he took it back. Stephen doesn’t realize it, but when he recovered his car, I felt that he’d set me free…
— And you… what would you give up ?
— I’ve asked myself that question…
— Your life, for instance ? Would you give up your life ?
— Yes, I would : I’ll die for you without the least hesitation.
I know that sounds extravagant, but I thought about it.
I mean it : I give up my life for you. That’s the measure of my love. And you, what would you give up ?
— My salvation.


Ayant répondu cela après un terrible silence, Van der Zee se met aussitôt à œuvrer à la perte de son salut en déversant sur Pandora énamourée d'odieux reproches sur sa conduite et en l'assurant de son complet mépris pour son attitude et la « confession choquante » qu'elle vient vient de lui faire.