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samedi 6 juillet 2013
dimanche 20 décembre 2009
En fin de compte, ce n'était pas Jennifer Jones…
C'est pourtant ce que j'ai longtemps cru, lorsque me sont tombés sur le coin de la tronche des films aussi poignants que Duel au soleil ou Ruby Gentry, et que sont alors remontées en anamnèse des bribes de ce film-ci — la fin, surtout —, que j'avais vu tout gamin à la "Télévision française", sans doute peu avant l'éclosion de la troisième chaîne, sans en connaître ni le titre ni le réalisateur, et dont j'ai compris par la suite que son souvenir n'avait pas peu contribué à me précipiter dans les bras soyeux et rougeoyants du surréalisme, puis en bien pire brandonneuse compagnie…
Non, ce n'était pas la belle Jennifer si tourmentée, finalement : c'était Dolorès del Rio, encore plus oubliée.
S'enflammer dès l'enfance pour l'amour fou qui se révèle ensuite indissociable de la plus évidente révolte, dressant une vie debout, et tout ça grâce à ce vieux catho de King Vidor… quel paradoxe !
Non, ce n'était pas la belle Jennifer si tourmentée, finalement : c'était Dolorès del Rio, encore plus oubliée.
S'enflammer dès l'enfance pour l'amour fou qui se révèle ensuite indissociable de la plus évidente révolte, dressant une vie debout, et tout ça grâce à ce vieux catho de King Vidor… quel paradoxe !
Monomanies :
amour fou,
Dolorès del Rio,
embrasement,
Jennifer Jones,
King Vidor,
poignance
vendredi 27 mars 2009
L'amour fou est éternel
Le son étant assez faible sur cette copie où se trouve le passage qui nous intéresse, voici la retranscription partielle des propos échangés entre Pandora Reynolds et Hendrick van der Zee dans l'extrait qui nous importe :
— There’s something beyond my understanding, something mystical in the feeling I have for you.
I feel as if I’d loved you always, not only in this life, but in lives I’ve lived before and do not remember. It’s as if everything that happened before I met you didn’t happen to me at all, but to someone else. […]
You have no idea the things I’ve imagined myself saying to you…
Jeffrey once said that the measure of love is what one is willing to give up for it.
It was when Stephen destroyed his car for me : it was a wonderful gesture, but then he took it back. Stephen doesn’t realize it, but when he recovered his car, I felt that he’d set me free…
— And you… what would you give up ?
— I’ve asked myself that question…
— Your life, for instance ? Would you give up your life ?
— Yes, I would : I’ll die for you without the least hesitation.
I know that sounds extravagant, but I thought about it.
I mean it : I give up my life for you. That’s the measure of my love. And you, what would you give up ?
— My salvation.
I feel as if I’d loved you always, not only in this life, but in lives I’ve lived before and do not remember. It’s as if everything that happened before I met you didn’t happen to me at all, but to someone else. […]
You have no idea the things I’ve imagined myself saying to you…
Jeffrey once said that the measure of love is what one is willing to give up for it.
It was when Stephen destroyed his car for me : it was a wonderful gesture, but then he took it back. Stephen doesn’t realize it, but when he recovered his car, I felt that he’d set me free…
— And you… what would you give up ?
— I’ve asked myself that question…
— Your life, for instance ? Would you give up your life ?
— Yes, I would : I’ll die for you without the least hesitation.
I know that sounds extravagant, but I thought about it.
I mean it : I give up my life for you. That’s the measure of my love. And you, what would you give up ?
— My salvation.
Ayant répondu cela après un terrible silence, Van der Zee se met aussitôt à œuvrer à la perte de son salut en déversant sur Pandora énamourée d'odieux reproches sur sa conduite et en l'assurant de son complet mépris pour son attitude et la « confession choquante » qu'elle vient vient de lui faire.
Monomanies :
amours de toujours,
Ava Gardner,
beauté convulsive,
James Mason,
Khayyam,
poignance
samedi 28 février 2009
« L’érotisme est l’approbation de la vie jusque dans la mort »
Pas de V.O. disponible pour le moment :
Gregory Peck et Jennifer Jones parlent ici en italien, Lewt et Pearl deviennent Luis et Perla.
Mais cela ne change rien à la poignance extatique de cette scène primitive.
[Note du 3 août 2023 : Et puis d'ailleurs j'ai fini par retrouver une V.O. acceptable]
La beauté convulsive sera érotique-voilée, explosante-fixe, magique, circonstancielle ou ne sera pas.
Gregory Peck et Jennifer Jones parlent ici en italien, Lewt et Pearl deviennent Luis et Perla.
Mais cela ne change rien à la poignance extatique de cette scène primitive.
[Note du 3 août 2023 : Et puis d'ailleurs j'ai fini par retrouver une V.O. acceptable]
La beauté convulsive sera érotique-voilée, explosante-fixe, magique, circonstancielle ou ne sera pas.
Monomanies :
amours de toujours,
Bataille,
beauté,
Breton,
Gregory Peck,
Jennifer Jones,
King Vidor,
poignance
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