Avertissement légal

Tous les textes apparaissant sur ce site sont automatiquement générés par notre nouveau logiciel Hétéronomix™ qui vous libère enfin de la pesante nécessité de réfléchir.
Ne perdez plus votre précieux temps de consommateurice à répondre à vos correspondants, les plus exigeants fussent-ils quant à la teneur conceptuelle ou la qualité des propos échangés : Hétéronomix™ se charge de tout ! Syntaxe et orthographe garanties parfaites et évolutives au fil des décrets.
Approuvé par la norme AFNOR ISO 9001.

Affichage des articles dont le libellé est France Culture. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est France Culture. Afficher tous les articles

mercredi 11 décembre 2013

C'est trop bête…






En septembre dernier, lors du ouiquènde commémoratif du cinquantenaire de France Culture au Palais de Tokyo, fut installé un « Confessionor » dans lequel auditeurs, producteurs et réalisateurs ou ingénieurs étaient invités à délivrer leurs souvenirs intimes relatifs à cette station de radio (ici, côté écoute, et là, côté radio).
Depuis une semaine, l'émission Sur les docks présente un montage de ces bribes de souvenirs, et l'on a pu entendre hier Adèle van Reeth, actuelle productrice des Nouveaux chemins de la connaissance, faire part d'une éprouvante expérience due aux aléas du direct :



Voici l'émission en question, en date du 31 août 2011. L'attente de l'invité ne dure en réalité que 18 mn, non 25, mais l'on s'aperçoit qu'à part quelques bafouillages qui trahissent son inquiétude (« se prémunir à jamis… », « le psychatalyste… », « c'est ce que la question… ») la novice s'en sort tout de même pas si mal :

mercredi 4 septembre 2013

Confucius et confusion
("Heu..." ou "euh..." ?)


Anne Cheng, titulaire de la chaire d'Histoire intellectuelle de la Chine au Collège de France, dispense depuis l'an passé un cours intitulé « Confucius ressuscité ? Quelques hypothèses » qui est actuellement diffusé sur France Culture en début de nuit, dans le cadre de L'éloge du savoir.
Les brèves hésitations dont fourmille son exposé (« Heu… euh… ») lui confèrent un charme que je trouve particulièrement savoureux, indépendamment du contenu — qui est loin d'être dépourvu d'intérêt.
Ces légères respirations, hésitations, voire pointes de confusion, atténuent, me semble-t-il, la sécheresse de l'exposé, lui ajoutent comme un brin de poésie, même si on en vient rapidement à imaginer un jeu de société où il s'agirait de deviner l'arrivée du prochain « heu…»  (ou « euh… »)





La nuit dernière, le contraste était frappant avec l'émission de 1965 rediffusée deux heures plus tard, où l'interlocuteur de Georges Charbonnier, le physicien Pierre Aigrain, déroulait ses réponses avec une énonciation impeccable, implacable.

Soit dit en passant, la phrase rituelle par laquelle Christine Goémé introduit chaque soir son émission m'a toujours ahuri :
« Et voici venu le moment d'approfondir nos connaissances, l'occasion de nourrir nos idées, le temps du plaisir d'apprendre… »
Comme si le reste du temps France Culture se réduisait à diffuser du bouillon de poulet pour le cerveau !
Quoique, mmmh… souvent c'est pas si faux, au final…