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lundi 22 avril 2024

Dimanche 21 avril ?
Souvenirs, souvenirs…




C'était un précédent dimanche 21 avril, voici vingt-deux ans.





À Paris on est partis comme Gavroche, improvisant illico à l'arrache, par milliers, une descente en masse sur le périph', enragé(e)s comme jamais, ça a bloqué toute la circulation et on peut dire que les cognes (complètement dépassés par cette manif inédite) ont pas mal galéré pour rétablir l'ordre…

Aujourd'hui, c'est la fille à papa qui croît avec les dents mais tout le monde s'en cague puisque c'est inéluctable (« neuspa, mes chers cons patriotes ? »)



Ça va être le bardel, là…



Ayant passé deux ans, en 1998 et 1999, à filmer dans les locaux de France 2 les rouages de la fabrication du JT de 20h, William Karel fut évidemment le mieux à même de traduire dans son film Poison d'avril (2006) l'implacable logique machiavélique qui a abouti au 21 avril 2002.

(Et au fait, pour 2002, merci aux nervis du RPR qui sont allés massacrer Papy Voise !)



samedi 24 septembre 2022

« On ne peut pas être au four et avec Jean Moulin »



Promis juré craché, croix de bois croix de fer (ah bah non !), ce misérable jeu de mots est de William Karel, calembouriste encore plus impénitent qu'Éric Losfeld — qui dès le premier paragraphe de ses mémoires osait écrire : « … auparavant (japonais)…  » — et dont voici la mastèreclasse diffusée sur France Cul dimanche 7 août mais qui se déroula au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme le 15 septembre 2021, jour fort pluvieux où j'ai enregistré la séance de questions du public qui s'en est ensuivie — parce que ces dames-messieurs de la station ne la diffusent jamais, hélas ! (celle de la mastèreclasse de Jean Rolin à la BNF était particulièrement croustillante).



Questions du public après la « mastèreclasse » de William Karel
au MAHJ le 15 /09/2021

dimanche 4 septembre 2022

Là, dis, y'a c'porc à descendre !

 
C'est le reliquat de décennies de travail et d'amassage, ça devait durer quatre heures au départ (j'ai sous le coude le texte intégral, disponible à demande pour qui veut) mais même tel quel c'est insoutenable, de la beauté pure à l'état brut.

samedi 27 août 2022

Discordance des temps : entre 10 et 11 le samedi matin, c'est l'heure des blagues en esprit d'escalier que j'ânonnais genre à Noël


Je me souviens que feu Georges Courtois — paradoxalement mort bêtement dans l'incendie de son logis, lui qui tant de fois a manqué succomber d'un bastos de Manhurin — m'avait raconté celle-là avec sa voix de Gaulois Bleu, lors d'une fête aux premiers Condos (sans doute en son honneur et pour marquer l'achèvement du chouette film de Fred Goldbronn) peu après la mort tragique de Lady Di.
Ce n'était pas de lui, avait-t-il tenu a préciser, ça avait aussitôt fusé dans les taules de notre belle république humanitaire des Drouot de l'âme :

— Hé ben maintenant, on sait enfin ce que à signifie, « Alma » !
— […]
— Ben ouais ! A.L.M.A. : Attention, La Mercedes Arrive !
 


 

Et un peu plus tard dans la saison, mais toujours au tournant du millénaire même si celle-là n'expliquait pas de façon très limpide comment Chirac en avril 2002 avait massivement enjoint les troupes du RPR de voter Le Pen au premier tour, en sorte que Jospin sera éliminé et que lui, Chichi, se verrait réélu les doigts dans le cul nez et échapperait ainsi définitivement (Hourrah ! vive l'immunité présidentielle et la prescription !) aux fourches caudines de la justice socialiste tatillonne qui lui cherchait des méchants poux rapport à ses magouilles mahousses depuis 1976 à la mairie de Paris et lui promettait de croupir à vie dans les geôles moisies de l'État Français (ah bah tiens, la boucle est bouclée ! et c'est ici que les Athéniens s'atteignirent) tel l'homme de Kiev ou un vulgaire Balkany (et au fait, pour bien cadenasser l'entourloupe, si on envoyait quelques barbouzes pasquaïens nostalgiques du SAC malmener un tantinet un malheureux bien franchouillard genre Papy Voise, histoire de faire vibrer toutes les chaînes de dégueulis xénophobe juste avant le premier tour ? oui, dis, chiche, Chichi ? si on le faisait ? d'ailleurs, le Valois paierait ! [hem, OK, j'arrête — comme Keith mais c'est pas la même musique]), celle-là, donc, c'est (nom d'une pipe !) :

Et quand Monique elle lève un ski, il a ri, Clinton ?

jeudi 7 novembre 2019

« Le terrorisme de la fin 1946 »


C'est juste que, rapport au billet précédent, j'ai de la suite dans les idées…

— Ah bon, mais t'en as très peu pourtant (décidé) 

— Ta gueule, la mémoire !
Et c'est pas parce qu'il nous servait à boire / Qu'on oubliera l'espoir / D'un grand soir

— Mouaif…


[La partie du débat de l'entre-deux-tours de 1988 qui nous intéresse ici commence à 02'55" dans cet extrait. Pour ce qui concerne l'extradition de Wahid Gordji (et le suicide subséquent du juge Boulouque, en 1990) voir le film de William Karel, La fille du juge].


À cette époque-là, en 1946, il n'y avait plus de Führer, en effet, même si les deux candidats de 1988 rêvaient de l'être, chacun à sa manière.

Intéressant lapsus, tout de même, ce « 1946 » pour « 1986 », surtout de la part d'un vieux briscard auréolé de sa Francisque qui avait auparavant cherché à en remontrer à un Marchais qui lui-même protestait ses grands dieux que jamais au grand jamais il n'avait filé comme un agneau au STO.

Comme a priori ce Chirac qui assure ici n'avoir jamais « levé le voile », lui qui quinze ans plus tard nourrira l'animosité contre le hijab.

Sans parler du burkini, que ce même Chirac aurait pu — dans un futur antérieur conditionnel, temps hypothétique s'il en est — revêtir avec une élégance peut-être bernadettesque pour se baigner dans la Seine.


mardi 5 novembre 2019

Finissons-en avec la langue de boa !




Le fameux débat du 28 avril 1988 entre Mitterrand et Chirac, avant le deuxième tour de l'élection présidentielle, enfin restitué dans sa vérité les yeux dans les yeux par Bruno Candida.

Rappelons juste que cette histoire de « dans les yeux » se réfère aux attentats qui avaient ensanglanté Paris en 1985-1986, à l'instruction de cette affaire par le juge Gilles Boulouque, tout ceci étant lié aux otages français du Hezbollah au Liban, à la guerre des ambassades entre la France et l'Iran en 1987 et au retour à Téhéran de Wahid Gordji, utilisé comme monnaie d'échange contre la libération des otages.

Pour ceusses que cette sinistre affaire d'État intéresserait, je renvoie au film de William Karel, La fille du juge :



Et puis tiens, après des heures à visionner tous les clips de Bruno Candida, je me suis recogné le débat de l'entre-deux-tours de 1988 entre ce vieillard de renard franciscain aux yeux papillonneurs et cette pute de loup aux dents pas moins aiguisées dont la charogne schlingue plus fraîchement.

Franchement, ma foi, ça vaut le jus de se taper ces deux heures quinze de boxe télévisuelle dans un gant de velours. Que des lames assassines assenées en toutes courtoisie, amorties par des matelas de mensonges de part et d'autre.

Et c'est intéressant, très a posteriori, d'entendre Chirac tenter d'appâter les électeurs du 8 mai 1988 par le fait que lui au moins n'aurait pas à dissoudre le Parlement, alors que pas moins de deux ans après son élection au poste suprême en 1995 (enfin ! à la troisième tentative), après la catastrophe immédiate du gouvernement Juppé, il dissoudra l'Assemblée Nationale en 1997.

Mais c'est certes une autre histoire, sans doute un calcul de sa part pour ramener la gôche au gouvernement (deuxième cohabitation, Chirac-Jospin, 1997-2002) pour qu'elle merde à son tour vu que c'était inéluctable et que lui-même, Jacquot, puisse être réélu en 2002 pour échapper aux graves casseroles de magouilles financières mahousses que des juges cherchaient à lui coller au cul.

Quitte à faire voter massivement, le 21 avril 2002, tout le RPR pour le Borgne, de manière à évacuer Jospin dès le premier tour et se garantir une réélection dans un fauteuil, à 82 %.
Sans parler de Papy Voise.

Au fait, il y a justement un film du même William Karel sur le sujet : Poison d'avril.

mardi 26 avril 2016

Bloody Building !

Une merveille de William Karel, encore plus épastrouillante à mon sens que le bijou détonnant de Carl Reiner et Steve Martin.

Il n'y avait pas de temps à perdre : Cyd Charisse est morte une semaine après la fin du tournage…


C'est ici en trois parties, et le titre initialement décidé est celui du présent billet.

mardi 15 avril 2014

On [nous] a [fait] marcher sur la lune



Ayant retrouvé, grâce aux amis de la liste ANPR, un bel entretien avec William Karel, j'ai mis à jour le billet que j'avais consacré voici quatre ans à son magnifique documenteur, Opération Lune.

C'est ici.

Tous les films de William Karel sont au bas mot excellents, mais j'ai un faible particulier pour ceux qui s'écartent du cadre classique du documentaire — à quoi on l'associe généralement —, comme par exemple Hollywood (2000), Poisson d'avril (2006) ou encore Meurtres à l'Empire State Building, réalisé en 2008, qui réunit une des plus belles brochette d'acteurs imaginable :

samedi 6 mars 2010

Le faux est une maman du vrai



Opération Lune, un film de William Karel diffusé sur Arte en 2002.

C'est au début de la troisième partie que ça se met à déjanter complètement…

Ne surtout pas manquer le générique de fin (et n'oubliez pas de pointer aux Hassidiques !).


Le réalisateur s'en est un peu expliqué dans un facétieux Surpris par la nuit intitulé Les menteurs, diffusé sur France Culture le 21 septembre 2005 :




Bonus :