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mardi 30 décembre 2025

L'âne, la vache et le cochon
(France Cul passe tout — rhôôô !)

 Michel Pastoureau était à la fête avant-hier dimanche sur France Culture, c'était carrément la foire aux animaux !

D'abord chez Patrick Boucheron de 14h à 15h dans Allons-y voir !, à propos de l'âne :


Puis, une heure plus tard, chez Matthieu Garrigou-Lagrange, à propos des bestioles de La Ferme des animaux, de George Orwell. Successivement, l'âne et le cochon :


« Je veux pouvoir péter dans mes draps tranquille »



(Coline Serreau, La crise, 1992)

vendredi 26 décembre 2025

Un homme d'esprit face à quelques freluquets



 
Le 24 décembre 1949, bien avant les entretiens avec Robert Mallet, la Chaîne Parisienne diffusait un entretien avec Paul Léautaud. Ça a été rediffusé mardi soir.

dimanche 21 décembre 2025

« Nous sommes plusieurs »

Voici quelques années, j'avais été englouti par les soixante-trois épisodes de Better Call Saul, le précouelle de la série Breaking Bad — nettement supérieur à icelle.
Huit ans après, Vince Gilligan propose une nouvelle série, Pluribus, nettement plus brève (neuf épisodes d'une heure chacun) et qui n'a rien à voir mis à part son actrice principale, cette teigne de Rhea Seehom.
L'intrigue tient à un fil, très mince mais considérable : la transformation radicale de la totalité de l'humanité (enfin, « la totalité » non ! Disons qu'une irréductible résiste encore et toujours à l'envahisseur…)

C'est intellectuellemnt vertigineux et spéculairement fructueux pour la réflexion poliique :
la proposition d'un communisme intégral, balancé par une dépersonnalistion totale des individus…

samedi 20 décembre 2025

Dash…

Voici pas si longtemps — deux-trois décennies à peine —, presque toutes les émissions de France Cul s'inscrivaient dans une démarche de création radiophonique — champ fondamental qui a aujourd'hui quasi complètement disparu des ambitions de la chaîne (misère !)

Pour exemple, ce Mardis du cinéma du 3 novembre 1987, consacré à Dashiell Hammet à l'occasion de la sortie du film de Wim Wenders, Hammett et rediffusé dans la nuit de lundi à mardi dernier:

Mon talon, c'est ma voie et ma vie ?

« Faute de distinguer ce qu'il faut craindre et ce qu'il faut mépriser, notre vie sera exposée à bien des erreurs et à bien des dangers.
Car s'il est d'une souveraine démence de craindre ce qui n'est pas redoutable, il en est de même quand on se rit de ce qu'il faut craindre.
Les hommes diffèrent des enfants en ce que ceux-ci, à cause de l'imperfection de leur intelligence, ont peur des masques et des hommes qui s'affublent d'un sac, tandis qu'ils s'imaginent que ce n'est rien d'insulter son père ou sa mère ; ils mettent les pieds dans le feu et sur les lampes allumées, et craignent certains bruits qui n'ont rien de redoutable, toutes choses qui ne font même pas tourner la tête à un homme.
C'est donc parce qu'il y a beaucoup d'hommes qui ont moins de bon sens que les enfants, que le Prophète fait cette distinction, et qu'il nous dit ce que nous devons craindre.
Il ne veut point parler de ce qui paraît redoutable au vulgaire, c’est-à-dire de la pauvreté , de l’humilité, de la maladie, choses que la plupart trouvent non seulement redoutables, mais encore pesantes et intolérables, il ne parle de rien de tout cela, c'est le péché seul qu'il désigne.
Tel est le sens de ces mots : "Je me trouverai enveloppé dans l'iniquité de mon talon." Tel est le sens de cette parole énigmatique, de cette figure neuve et singulière. »

Car ce doit être bien neuf et bien singulier pour le vulgaire que de dire qu'il ne faut rien craindre de ce qui attriste là vie d'ici-bas. Que craindrai-je donc, dit-il, dans le jour mauvais ? Une seule chose, c'est que je ne sois enveloppé dans l'iniquité de ma voie et de ma vie.
Car l'Écriture, par le talon, désigne la tromperie. « Celui qui mangeait mon pain, dit-elle, a levé le talon contre moi.»
Esaü dit de Jacob : « Voilà la seconde fois qu'il me supplante comme avec le talon. (Gen. XXVII, 36.)
 »

Saint Jean Chrysostome, Psaume XLVIII 

La grande question métaphysique de notre temps


Entendu tantôt dans les allées de Cochin, de la bouche d'une quinquagénaire qui s'accrochait au bras de son compagnon :

« Ce que je ne comprends pas,
c'est pourquoi Dingo parle et pas Pluto »