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samedi 30 janvier 2010

Et s'il n'en restait qu'un…

Hé bien voilà, c'est fini. Après Baruch Spinoza, Witold Gombrowicz, Guy Debord et Charlie Schlingo, J. D. Salinger disparaît à son tour.
Aucune importance, puisqu'il n'avait plus rien publié depuis des décennies… mais bon, ça fiche un coup : dans la bibliothèque familiale minutieusement inspectée au sortir de l'enfance, les deux seuls livres importants furent Les onze mille verges (qui se présentait par la tranche) et L'attrape-cœurs. C'est ainsi qu'à l'âge de onze ans je me suis fait adopter par la famille Glass.

8 urbanités attiques:

l'Anonyme historique de ce blogue a dit…

David McNeil doit avoir le même sentiment que vous, cher George; témoin le dernier couplet de cette chanson émouvante, dont je ne sais si vous la connaissez déjà.

Filegoude a dit…

... Tadzio ...

George WF Weaver a dit…

Pour être franc, Filegoude, je n'ai jamais apprécié le dessin de ce pilier de Pilote, même si son humour cynique ne me laisse pas insensible.
Anonyme, merci : je n'ai accès qu'aux deux albums virtuels de McNeil, sur MusicMe, et elle n'y figure pas. Très émouvante, en effet, bien qu'elle ne soit sans doute guère autobiographique, vu l'identité du papa (et j'ai du mal à l'imaginer lire du OSS 117…) Magnifique, cette rime embrassée Versailles/Rye !
Je viens de découvrir qu'il avait rendu un bel hommage à Boby Lapointe, un mélange de Méli-mélodie et Aubade à Lydie en do, ce qui ne le rend que plus sympathique encore (si besoin en était).
Sinon, vous avez un nouveau message.

George WF Weaver a dit…

Zut, ces liens vers musicMe ne fonctionnent décidément qu'une fois sur douze ! C'est le treizième morceau, Lapointe à pitre.

l'Anonyme de ce blogue, qui aime démêler le réel et le fictif, a dit…

Merci d'abord, cher George, pour le lien vers Lapointe à pitre; j'avais oublié cette chanson. Je possède ce double album RCA, mais j'ai plutôt un faible pour le titre suivant, Ma guitare et moi.

Sinon, je pense que vous vous trompez quand vous dites que Rue Simon Bolivar n'est sans doute pas vraiment autobiographique. Chagall s'est marié avec Valentina Brodsky en 1952, alors que David (né en 1946) n'avait que six ans. Je ne crois pas que le peintre ait été marié auparavant avec la mère de David, qui a partagé sa vie après la mort de Bella (en 1944). Valentina, que McNeil se refuse même à nommer dans son livre de souvenirs sur son père, s'est comportée comme une marâtre, très attentive à ce que Chagall fasse et donne le moins possible pour cet enfant d'un autre lit. (C'est elle qui tenait les cordons de la bourse…) La mère de David n'était apparemment pas très riche; on peut donc bien imaginer que l'enfance du chanteur, durant les années qu'il a passées à Paris avec elle et sa demi-sœur, fut assez modeste. Enfin, toujours dans son livre (p.109 sq.), McNeil raconte qu'un peu plus tard son père l'a placé dans "une pension quasi militaire", le collège du Moncel, où il est resté six ans. Cet établissement se trouve dans l'Oise, mais comme McNeil a le souvenir que lors d'une des rares visites que lui a rendues Chagall, un dimanche, ils sont allés visiter le parc de Versailles, il situe abusivement le collège près de Versailles ou à Versailles même (cf. p.115: "J'ai ramassé toutes mes affaires dans une petite valise en Isorel ciré, et j'ai quitté Versailles pour Bruxelles.") La rime Versailles/Rye justifierait d'ailleurs à elle seule cette licence poétique…

McNeil évoque ses rapports avec son père dans cette chanson.

George WF Weaver a dit…

Euh… merci pour toutes ces précisions. Vous savez, j'ignorais jusqu'au nom de David McNeil, avant que vous n'y fissiez référence à propos de la chanson de Caussimon. Et son livre de souvenirs, je l'ai vendu, comme un idiot que je suis — (tiret cadratin) heureusement, à un ami : je vais m'efforcer de le récupérer.
En ce cas, la chanson est d'autant plus émouvante. Mais je n'arrive toujours pas à l'imaginer lisant du Jean Bruce !
Je dois avoir quelque part une sorte d'autobiographie de Chagall, cela va me prendre des mois pour la retrouver…
Vous êtes tellement précieux (pas au sens de Mlle de Scudéry, évidemment) que votre louable discrétion me navre.

l'Anonyme parfois ridicule de ce blogue a dit…

Je n'ai rien contre Mlle de Scudéry! Quelqu'un que nous lisons n'écrivait-il pas en 1955:

"… le mouvement "précieux", si longtemps dissimulé par les mensonges scolaires sur le XVIIe siècle, et bien que les formes d’expression qu’il ait inventées nous soient devenues aussi étrangères qu’il est possible, est en passe d’être reconnu comme le principal courant d’idées du "Grand Siècle" parce que le besoin que nous ressentons en ce moment d’un bouleversement constructif de tous les aspects de la vie retrouve le sens de l’apport capital de la Préciosité dans le comportement et dans le décor (la conversation, la promenade comme activités privilégiées -- en architecture, la différenciation des pièces d’habitation, un changement des principes de la décoration et de l’ameublement)."

George WF a dit…

Justement, c'était au rebours des "mensonges scolaires".
Non seulement en typographie, mais aussi en lettrisme international. Merci de m'ôter ainsi des œillères.

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