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samedi 25 octobre 2014

« Rencontres » (retrouvailles) :
«  des forces sont en alerte  »



Douze plages de bonheur : l'alboume Rencontres de Marc Ogeret sorti en 1972 (Vogue SLD 839) et apparemment jamais réédité depuis, allez savoir pourquoi.
Je ne l'avais pas écouté depuis des années mais Claude Guillon m'a opportunément rappelé avant-hier qu'y figurait une version de When Johnny Comes Marching Home, dans une adaptation de Luc Bérimont.
Celui-ci signe les paroles de deux autres chansons sur cet alboume — les deux premières, Galice et J'ai rencontré la cinquantaine — ainsi qu'un émouvant texte reproduit en pochette intérieure, extrait d'une lettre manuscrite à Marc Ogeret :

Cher Marc,

[…] l'existence devrait être une fête : joie d'écrire, de chanter, de bouger. J'écris. Tu chantes. C'est la même chose. La vie m'est plus présente quand je t'entends chanter. C'est donc que tu chantes bien pour moi, pour mes oreilles et pour mon cœur, comme pour les milliers de personnes à qui, physiquement, tu apportes connaissance et plaisir.
Une sincérité, une authenticité, sont en toi. Elles font que le courant passe, que des forces sont en alerte.
Depuis plus de dix ans, je te regarde faire ton métier avec une précision, une relaxation, exemplaires. Parfois, tu as l'air de flâner. C'est faux. Simplement, tu es assuré d'avoir le temps pour toi, avec toi. Tu te ranges pour laisser passer les affairés du "tube", les champions du "hit-parade" — prompts à s'écraser sur l'obstacle. Toi, tu ne fais commerce de rien. Tu te contentes de chanter. En somme, tu es un individu fréquentable dans un milieu qui n'en compte pas beaucoup. Il ne convient pas de t'en féliciter — tu es comme ça, un point c'est tout. C'est pourtant cette façon d'être qui fait que tu es toi. Qui fait que je suis ton complice — dans l'amitié de ce qui nous est cher.

Face A
1 — Galice (Rosalia de Castro - Luc Bérimont — José Niza)
2 — J'ai rencontré la cinquantaine (Luc Bérimont - Lise Médini)
3 — Protestation (Jean l'Anselme - Michel Aubert)
4 — Ainsi Prague (Louis Aragon - Hélène Martin)
5 — La grille (Jean-Max Brua - Jean-François Gael)
6 — Johnny (Trad. - Arr. Michel Villard - Adapt. L. Bérimont)

Face B
1 — Le feu (Louis Aragon - Hélène Martin)
2 — Il faisait si beau ce matin (Louis Aragon - Jean-Paul Marchand)
3 — Passe-moi ma guitare (Michel Bazire)
4 — La forêt (Pierre Champion - Hélène Martin)
5 — Paris ma rose (Henri Gougaud)
6 — Général à vendre (Francis Blanche - Pierre Philippe)

vendredi 24 octobre 2014

On déballe tout ou on se déballonne ? (21)



« J'enrageais ! » (Caussimon)



L'intégrale du CD qui accompagne les mémoires de Caussimon parus au Castor Astral à la fin du siècle dernier, La Double Vie. Que des versions jamais éditées jusque là, interprétées par Caussimon lui-même mais aussi d'autres pointures (dont, gaspe, Maurice Chevalier !)

L'antépénultième morceau — cette merveille de Paris-jadis chantée en duo par Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle — a déjà fait l'objet de deux billets ici-même : en août 2009 et en février 2013.

mercredi 22 octobre 2014

Variations sur un thème entêtant



La version des Clash de When Johnny Comes Marching Home



… chanson écrite par Patrick Gilmore, soldat de l'Union lors de la Guerre de Sécession pour célébrer la joie du retour au foyer après les combats…



… sur la musique d'une chanson irlandaise franchement antimilitariste, elle, datant du début du XIXe, Johnny, I Hardly Knew Ya*, ici dans l'interprétation des Dropkick Murphys :



Plus de deux semaines que cet air — une musique de film, pour sûr ! — me trottait en tête sans que je parvinsse à l'identifier, pas plus que toutes les connaissances à qui je le sifflotais plein d'espoir, jusqu'à ce que déboule tout à l'heure ce cher M. Briquet qui repère illico la musique de Docteur Folamour, dont la B. O. de Laurie Johnson consiste effectivement en une suite de variations sur ce thème.

La fiche Ouiquipédia de la chanson, bien fournie, précise qu'elle a servi dans nombre d'autres films et propose un enregistrement de 1898, interprété par John Terrell :


Ouf, enfin un problème de réglé !

Bonus : la version des Béru sur Macadam Massacre :


(Deux jours plus tard…) Note du 24 octobre :
Grâce à l'ami Claude Guillon qui me l'a opportunément rappelée hier, j'ai retrouvé la belle version chantée par Marc Ogeret en 1972 sur le rare alboume Rencontres (Vogue, SLD 839) — texte adapté en français par le poète Luc Bérimont.
Je suis vraiment un abruti complet puisque ce vinyle est à portée de ma main depuis des années !
Du coup, j'ai tout numérisé et je vais balancer ici-même cette splendeur sous peu …



* Le texte de cette version originale :

When on the road to sweet Athy,
Hurroo Hurroo
When on the road to sweet Athy,
Hurroo Hurroo
When on the road to sweet Athy,
A stick in the hand, a drop in the eye
A doleful damsel I did cry
Johnny I hardly knew ya

Where are the eyes that looked so mild,
Hurroo Hurroo
Where are the eyes that looked so mild,
Hurroo Hurroo
Where are the eyes that looked so mild,
When my poor heart you first beguiled
Why did ya from me and the child
Johnny I hardly knew ya

Chorus:
We had guns and drums and drums and guns,
Hurroo Hurroo
We had guns and drums and drums and guns,
Hurroo Hurroo
We had guns and drums and drums and guns
The enemy never slew ya
Johnny I hardly knew ya

Where are the legs with which you run,
Hurroo Hurroo
Where are the legs with which you run,
Hurroo Hurroo
Where are the legs with which you run,
When first you went to carry a gun
Indeed your dancing days are done
Johnny I hardly knew ya

Chorus

You hadn't an arm, you hadn't a leg,
Hurroo Hurroo
You hadn't an arm, you hadn't a leg,
Hurroo Hurroo
You hadn't an arm, you hadn't a leg,
You're a spineless, boneless, chickenless egg
You'll have to be put with the bowl to beg
Johnny I hardly knew ya

Chorus

I'm happy for to see ya home,
Hurroo Hurroo
I'm happy for to see ya home,
Hurroo Hurroo
I'm happy for to see ya home,
From the isle of Ceylon
Johnny I hardly knew ya

Chorus

samedi 18 octobre 2014

On déballe tout ou on se déballonne ? (19)





Bon, je me suis encore gouré — et sans doute pas qu'une fois.

L'adolescence, c'est pas le rire de l'enfance, selon Brel : ce qu'il explique juste après, c'est
Et le mur du silence
Un matin se brisa…


Et le fanzine, c'était pas Melmoth, apparemment, mais Le Chat Murr

vendredi 17 octobre 2014

On déballe tout ou on se déballonne ? (18)





« Les confidences des fous, je passerais ma vie à les provoquer »
André Breton, Manifeste du surréalisme (1924)