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lundi 20 mai 2019

Radio kills the video stars


Le bijou cinématographique que Mathieu Chatellier a consacré à Fred Deux et Cécile Reims est actuellement visible en ligne, j'ignore pour combien de temps encore :



Mais le gâteau de cette fragile cerise, c'est l'intégralité des entretiens et improvisations radiophoniques de Fred de 1958 à 2008, enfin compilés sur Les bandes magiques.

Ça commence par un trésor introuvable de la chaîne radiophonique nationale France III, en 1958.
Fred cause très à l'aise de son premier bouquin impossible et impensable, La Gana, comme du dernier Agatha Christie.



Et puis on enquillera trente ans plus tard sur son intimité avec Michel Camus et Alain Veinstein, qui depuis 1989 l'invita toutes affaires cessantes sur France Culture et nous permit de savourer sa voix à n'importe quelle occasion, toutes brèches affamées, et qui nous délecta en 1999 de cinq jours d'affilée de Du jour au lendemain.

Radio Days :
Moins en en voit, mieux on imagine.



(Un des tout premiers vidéoclips de l'histoire du show-business, bien après les scopitones, à des années-lumières de l'univers de Fred)

lundi 6 mai 2019

Voler, vouloir immémorial de l'humanité



Une fois n'est pas coutume, La Série Documentaire de ce début d'avril était épastrouillante, avec au deuxième épisode un beau rappel des exploits de notre ami Marius Jacob, auteur chevronné du manifeste Pourquoi j'ai cambriolé.









1ère éd. (2 vols., 2 CD inclus), L'insomniaque, 1995
(Rééd. augm. en 1 vol. (1 CD inclus), 848 p. L'insomniaque, 2004)

samedi 27 avril 2019

Jean-Pierre ne fera plus le mariolle


Pfiiiou !…

Ce mec-là a déclenché tant de choses dans les têtes adolescentes d'alors (celles des années soixante-dix), lui qui n'a jamais eu les honneurs d'un véritable premier rôle (contrairement à son comparse de toujours que fut Jean Rochefort — en Cavaleur chez Philippe de Broca ou plus tardivement en Don Quichotte avorté chez Terry Gilliam) mais il délivrait une image bien plus intense et folle et inouïe de la liberté — même en beauf ahuri chez Joël Séria et parfois jusqu'au cathédralesque !







Le dictionnaire des idées reçues se souviendra peut-être qu'il fut le Bouvard de Carmet-Pécuchet dans une jugulaire adaptation télévisuelle de Jean-Daniel Verhaeghe en 1989 ?



♫♪♬ Et allez donc envoie la ritournelle… ♪♫♪

Mais il rest'ra chez ma tante
Comme cett' chanson entêtante
La seul' qu’on a ouïe de lui
Et qui ne saurait lui dire « oui » ?

vendredi 26 avril 2019

Le Vaudois n'est pas toujours de bois !
(Avant Gilles et John, Gilles et Julien)



Dans la foulée par anticipation du documentaire d'Yves Jeuland de 2012, une passionnante évocation du Saint-Germain des-Prés d'après-guerre, orchestrée par Jacques Duchateau le 6 juillet 1974 et rediffusée avant-hier dans les Nuits de France Culture :



Une émission de voici quarante-cinq ans qui évoque l'époque de moins de trente ans auparavant…

On y entend notamment Gilles (né Jean Villard), du précurseur duo d'avant-guerre « Gilles et Julien » qui inspira bigrement les Frères Jacques et les Quatre Barbus, par exemple.



Gilles était Suisse, du canton de Vaux, d'où le calembour lamentable qui sert de titre au présent billet (y faut c'qui Faust) — et les rappels qui suivent.



lundi 22 avril 2019

Une mise en abyme langagière vertigineuse
Le faux est un moment du vrai
Traduttore, traditore


Un hommage en flèche de l'impétrant Dreyfus
à celle de Notre-Dame – bien malgré lui

En 2006, Steve Martin reprend magnifiquement le flambeau du défunt Peter Sellers pour incarner l'inspecteur Clouseau dans cette immonde stupiderie qu'est la saga de La panthère rose— aussi débile, s'il est possible, que la série du Gendarme de Saint-Tropez.

Qui saura jamais pourquoi Blake Edwards et Peter Sellers ont concocté vingt ans durant cette lamentable galère qui ne sentait pas franchement la rose (puisque l'argent n'a pas d'odeur), alors que ces deux joyeux compères fulgurèrent par exemple dans l'intervalle un chef-d'œuvre comme The Party (1968) ?
(Et Le jour du vin et des roses, ça vous dit quelque chose ? )

Mais bon, peu importe, youpi, MIRACLE ! le film de 2006 de Shawn Levy est une éberluante succession de gags évidemment très inégaux (on navigue entre le génie propre à Steve Martin et celui des Monty Python ou des frères Zucker) mais help, AIUTO ! certaines séquences obligent à appuyer sur la touche "pause" pour foncer pisser de rire aux toilettes.

Et surtout, il y a cette scène.
Cette scène-là.

Car, comment dire ?
Comment faire semblant d'apprendre à parler une langue soit-disant étrangère qui est en fait sa propre langue maternelle, sa langue la sienne ?
Et comment on fait pour se démerder en sus après ça, pour le doublage en français ?
Comment fait-on, pour anéantir la langue et le langage, quand on ne sait pas taire ce dont on il ne faut que parler (et merci Ludwig Wittgenstein, et merci Grégoire Bouillier, et merci aux dames-burgers) !??

Car dans ce film, c'est un acteur américain (Steve Martin) qui interprète cette caricature de flic français qu'est Jacques Clouseau, avec l'accent caractéristique indispensable, genre béret-baguette :



Mais quand il attire notre attention sur une question d'accent, vu que cet Amerloque cause en franzözich comme l'inverse de Truffaut avec Hitchcock, y'a de quoi s'interroger un peu, non ?

Genre : pourquoi un Américain qui s'efforce de prendre l'accent des Français qui s'efforcent eux-mêmes de causer angliche, pourquoi donc s'offusquerait-il du mauvais accent d'un soi-disant Russe ?
(D'accord, il s'avérera finalement que ce spécialiste du lobe occipital devait tout autant l'être des herbes chinoises — si tant est qu'elles en fussent.)
La scène est capitale au sein de cette intrigue insignifiante, mais elle ouvre surtout un gouffre qui ne fera que s'accentuer :



Là où l'histoire se complique fichtrement, c'est quand l'acteur américain qui s'est doté d'un accent français caricatural fait mine de prendre des cours d'amerloque parce qu'il doit se rendre à Nouillorque.

Dans la VOSTF, on arrive encore à suivre (heu…, hem !) ce bigarrement :



Mais dans la version doublée en français, ça devient un sacré bazar, et comment donc pourrait-on y retrouver ses petits ?

Un Américain pur jus joue un Français qui est censé s'efforcer d'apprendre les rudiments de l'amerloque, et les malheureux artisans du doublage (qui ne sont pas rétribués à un tarif métaphysique, que je sache) devraient parvenir à traduire exactement ses fausses tentatives en « vrai français » ?

Gaspature de pommedeterration !
(euh… comment on traduirait ça, nom d'un Charlie Schlingo !??)

Je voudrais acheter un en-bourgeois!

samedi 20 avril 2019

Notre-Dame débande




Patrice, de la Goguette des Vénères, vendredi 19 avril 2019 au festival Michto La Noue à Montreuil