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vendredi 19 décembre 2014

Toutes ces dames au salon
(Mouloudji chante Dimey, vol. 2)



Le billet précédent, entièrement dû à l'ami Perrache, m'a opportunément rappelé que Mouloudji a chanté une deuxième fois Dimey, sur cet album des années soixante (Disques Mouloudji, EM 13530), ici dans sa réédition de 1978 (Disques AZ, BAM 5927) et récupéré derechef grâce à l'indispensable Melocoton, du forum Muzika.fr.

Le neuvième morceau, notamment, chanté par Clo Vanesco, est une merveille (enfin, à mon sens…)




mercredi 17 décembre 2014

— Si mon champ te dit…
— Mais…



En exclusivité intersidérale grâce à l'ami Perrache, qui se garde des lions (hem…) mais a dû transpirer sang et eau pour parvenir à numériser ce vinyle rarissime !

Pour en finir…



Un grand classique de la radio rediffusé tout récemment dans les Nuits de France Culture.
La présentation dithyrambique de Christine Goémé vaut son pesant de cacahuètes…

samedi 13 décembre 2014

Modeste proposition


… pour empêcher les enfants des pauvres en Irlande d’être à charge à leurs parents ou à leur pays et pour les rendre utiles au public.


Cet épatant texte de Jonathan Swift pouvait s'entendre cette nuit sur France Culture, dans une rediffusion de la lecture de Judith Magre du 2 avril 1984 (dans la traduction de Léon de Wailly de 1859, merci à Tom de nous l'avoir précisé en commentaire !)).

vendredi 12 décembre 2014

On déballe tout ou on se déballonne ? (22)



Spinoza, Éthique, partie IV, dans la traduction de Bernard Pautrat publiée aux éditions du Seuil :

Proposition XV :
N'importe quelle chose peut être par accident cause de Joie, de Tristesse ou de Désir.
Corollaire :
Du seul fait d'avoir contemplé une chose avec un affect de Joie ou bien de Tristesse dont elle n'est pas la cause efficiente, nous pouvons l'aimer ou l'avoir en haine.


Proposition XXVII :
De ce que nous imaginons une chose semblable à nous, et que nous n'avons poursuivie d'aucun affect, affectée d'un certain affect, nous sommes par là-même affectés d'un affect semblable.

Proposition XLI :
Si quelqu'un imagine être aimé de quelqu'un, et croit n'avoir donné aucune raison pour cela, il l'aimera en retour.



Tiens, j'ai retrouvé ce passage d'une lettre que je lui avais écrite à l'époque, à cette amoureuse-là (Foutredieu ! j'étais pas si manchot avec ma plume, en ces temps reculés…) :

Un mot pour toi, pour chacune de ces heures, de ces journées de printemps prometteur, Prométhée fort et fier, qui te sont entièrement dédiées au long de ces rues si connues, inconnues, étonnantes, pavées de chemins de fer sous lesquels on prend un malin plaisir à passer — ces rails dont l'origine ignore le dessous. Ces rues comme les coulisses d'un théâtre dans les ténèbres desquelles tu aurais un peu peur, tu chercherais à respirer une présence rassurante, calmées par le soleil pâle dont la pâleur enivre d'espoir, ces rues désordonnent la ville de tous les jours — maintenant ce sont d'autres jours —, la fragmentent en morceaux d'autres villes parfois plus belles — je veux dire, dont la beauté n'attend pas ce soleil, jaillit tout de suite aux yeux qui désirent —, Rome ou Valence ou Narbonne, comme dans un tableau où tout d'un coup on entrerait se promener nonchalamment. Dans ces journées tournées vers l'achèvement, vers l'accomplissement, ces journées qui se sédimentent, immenses, vers l'imminence, les passants sont des chats paisibles, pas des chasseurs, qui sourient de leur regard perdu qui court à sa perte avec joie. Les arbres tendent leurs branches vers le ciel, réclament leurs feuilles, une pluie de feuilles multicolores qui viendra s'ajuster sur leur frêle armature d'oiseau, sur leur rêve de roseaux.
Ce soir il a fait froid soudain je n'ai plus eu envie de patienter, je voulais me gorger de l'accomplissement de ce qui n'était qu'esquissé, « mais rien, je n'avais rien » qu'un bourdonnement obstiné et obtus qui te nie, qui me tenaille, aïe ! Une sorte de condensation du silence, comme des absences de paroles accumulées sur une vitre-plafond, un silence extrême — mais qu'on aime, qu'on appelle même — prend forme dans l'étalement des soirées qui se perdent à force d'attente de.
Toi.
Les mots qu'on ne peut pas dire, parce qu'ils n'existent pas (d'avoir été tant attendus, tendu). Se dire : soi, ou des choses, comme des rideaux qui soudain se rabattent en sourcils froncés, en sardines mises en boîte.
Et sinon, ailleurs, des enclaves d'esclaves à n'en plus finir, à n'en plus finir de pleurer sur des airs de Bach.

Cette nuit il fait jour, je n'y comprend plus rien. Il y a un blanc d'argent qui pousse derrière l'immeuble…

Jouons du Dick, si on erre !…



L'un des derniers billets de l'ami John Warsen, consacré au groupe Ubik, nous a opportunément rappelé que notre musette recelait encore quelques brimborions radiophoniques ayant trait au Maître du Haut-Château :

Un Pour la littérature du 21 juillet 2008 entièrement consacré au roman Ubik, récupéré grâce aux bons soins de la liste ANPR






Et L'Atelier de la création du 25 juin dernier, « Les machines à illusions » :



Pour les précédents épisodes, voyez ici.