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lundi 8 juin 2020

Je sentis tout mon corps et transir et brûler


Le spectacle devait se jouer tout le mois de mai au Théâtre de la Bastille à Paris, mais confinement oblige, caramba ! tout a été annulé.

Du coup, hourrah ! la 2b company a mis en ligne sur france.tv la représentation enregistrée l'an dernier au théâtre Vidy-Lausanne : une heure trente de bonheur singulier et pluriel.

dimanche 3 mai 2020

Chansons chez soi sans champ au choix


Une tradition oubliée renaît à foison à la faveur du confinement : l'art ancien du chansonnier, qui consiste à remplacer les paroles d'une chanson à succès par une charge satirique sur la politique du moment.

Cet art multiséculaire avait connu ses derniers beaux jours sur France Inter de mars 1968 à juillet 1990 dans l'émission de Pierre Codou et Jean Garretto du ouiquènde L'oreille en coin, à laquelle Thomas Baumgartner a consacré un livre et un blogue.





Or voici que moins de deux semaines après sa mise en ligne, le détournement du Vesoul de Brel par un groupe qui maintient avec brio cet art du chansonnier, Les Goguettes (en trio mais à quatre), atteint plusieurs millions de vues sur la Toile :



Dès le 9 avril, ils nous avaient concocté une judicieuse version re-asteurisée du tube de Cabrel de 1979 :



Plus fort encore, voici le duo Djahîz GIL, qui met en ligne et en scène un détournement par jour depuis le début du confinement le 17 mars, avec le désormais célèbre couple de chaussettes Gus et Rappetout :



Je réserve pour la fin mon préféré à ce jour : le détournement de Capdevielle par l'ami John Warsen, Quand t'es dans ton logement :



lundi 13 avril 2020

À quoi bon aller travailler ?



En 1973, le confinement enchantait…

On remarquera l'hédonisme anti-cartésien mais casanier de Nicoletta, qui plutôt que ses désirs préfère changer l'ordre du monde… en restant à la maison !

dimanche 12 avril 2020

Fin de la parenthèse stalinienne : retour à la normale !


Liliane a définitivement fait les valises

À peine dix jours qui ébranlèrent le monde après avoir basculé dans le stalinisme le plus éhonté, les marcheurs ont radicalement tourné le dos à la doctrine Marchais : la veuve de la figure tutélaire du mouvement vient de disparaître, dans des circonstances que certains jugent aussi mystérieuses qu'opportunes.

Car s'agissant de Liliane, il semblerait qu'en haut lieu on ait finalement préféré ne pas désespérer Bettencourt…

mardi 7 avril 2020

Les crises s'envolent, les paroles restent



« Je ne laisserai personne dire
que j'ai été Premier Ministre »

samedi 4 avril 2020

Mieux vaut être libre et bien-portant que confiné et malade


On s'en gondolait voici encore peu, on en rit plutôt jaune aujourd'hui…



Un exemple de comportement qu'il vaut mieux éviter en ce moment :



Heureusement, les symptômes alarmants ne sont pas toujours des sujets d'inquiétude, comme en témoigne cette saynète de jadis qui reçut un succès public considérable (ce qui a plutôt de quoi nous rassurer quant aux progrès de l'évolution) :

mercredi 1 avril 2020

La France vire du maoïsme au stalinisme en moins d'une semaine !



Lors de sa visite hier mardi 31 mars à l'usine angevine de production de masques Kolmi-Hopen, le président de la République — qui voulait par le choix de cette entreprise démontrer son esprit d'ouverture en même temps que son bon niveau d'anglais : « Call me "open" ! » — s'est fendu d'un émouvant discours* qui nous a rappelé les vibrants accents patriotards des staliniens français sous la présidence Giscard :

« … Il nous faut aussi, et à mes yeux aujourd'hui avant toute chose, produire davantage en France, sur notre sol. Produire parce que cette crise nous enseigne que sur certains biens, certains produits, certains matériaux, le caractère stratégique impose d'avoir une souveraineté européenne. Produire plus sur le sol national pour réduire notre dépendance et donc nous équiper dans la durée. »

Ce qui pourrait sembler à certains un nouveau revirement de girouette, après la spectaculaire bascule de la semaine passée dans la Révolution Culturelle à la Mao, ne devrait en réalité surprendre personne : un individu qui se veut aujourd'hui « en marche » ne peut avoir oublié que déjà Georges Marchais !


* A lire le discours en entier, force est de constater qu'il se résume à un aveu de complète impéritie (fin avril, on aura dix millions de masques par semaine ! et puis non, allez, au paragraphe suivant, plutôt quinze millions !)
Gageons cependant qu'à entendre ainsi déblatérer ce minuscule petit père du peuple, un Gaspard Gantzer s'est répandu en louanges serviles :
« Enfin un père, ici ! »

dimanche 29 mars 2020

Une mascarade criminelle








Pareil cumul d'incompétence et de mensonge éhonté, voilà ce qui est « très rare dans le monde » !

Pour rappel :



vendredi 27 mars 2020

La France bascule dans le maoïsme et adopte le programme du Conseil National de la Résistance


Révolution Culturelle à la française !

Dans son appel du mardi 24 mars, le ministre de l'Agriculture a exhorté les citadins à venir en masse travailler aux champs…



… tandis que la semaine précédente, le chef de l'État envisageait de revenir aux fondamentaux du C.N.R. (d'ailleurs issu de « l'armée des ombres »…), son ministre de l'économie assurant le lendemain que le gouvernement n'hésiterait pas à procéder à des nationalisations !

Ce virage à 180° pourrait surprendre mais en réalité il était prévisible puisque

MACRON = MAO + C.N.R.

Les entreprises européennes, quant à elles, gardent le cap : elles vont distribuer 359 milliards d'euros à leurs actionnaires en 2020.

mercredi 25 mars 2020

Pic et piques et anagramme


Quoi de plus providentiel qu'une pandémie pour dézinguer radicalement le Code du Travail ?
Suppression de la durée hebdomadaire maximale du travail, dates de RTT et de congés payés au bon plaisir de l'employeur…
Voir ici la loi d'état d'urgence sanitaire adoptée le 22 mars, pas vraiment dans le fil du mouvement du même nom en 1968.

Notamment, dans l'article XI (désolé, les frères Bernard !) du Titre II, la partie I, §9, p. 11, qui permet « aux entreprises de secteurs particulièrement nécessaires à la sécurité de la Nation ou à la continuité de la vie économique et sociale de déroger aux règles d’ordre public et aux stipulations conventionnelles relatives à la durée du travail, au repos hebdomadaire et au repos dominical ».

Cela n'étonnera personne puisque c'était inscrit de longue date dans les mots eux-mêmes :

MERDE AU CORONAVIRUS !
 
MACRON : « ADIEU, VERROUS ! »



Exclusif : les masques tombent !


mardi 24 mars 2020

« Hé, toi, l'Aîné ! Où est sa hideuse tourie ? » : cette question est dépassée en Romandie.


Samedi 14 mars, à l'heure où le gouvernement français commençait à confiner le pays, la télé suisse romande présentait en exclusivité, dans l'émission 120 minutes*, la meilleure comédie musicale de l'année :



* où l'on entend notamment ce joyau :

— Quel est l'objet de votre appel, monsieur ?
— Un téléphone.

Barbara - Chansons pour une absente


Il ne reste que quatre jours, jusqu'au 28 mars, pour regarder gratos ce montage d'archives de 2016 rediffusé sur Arte le 15 mars et encore avant-hier, avant une nouvelle rediffusion le 15 avril à cinq heures du mat' (j'ai des frissons, mais ça n'a rien à voir).
Je conseille de basculer en mode plein écran et cliquer sur le bouton des paramètres pour régler la qualité sur 720 p.

lundi 23 mars 2020

Une grille pour se distraire derrière nos grilles


Après une mise en ligne illico piratée par un virus inconnu, la grille est rétablie et va mieux (merci, monsieuye Am Lepiq !)

Je la remplirai au fur et à mesure des bonnes réponses, si d'aucuns s'y aventurent.

HORIZONTALEMENT

I. La petite bête qui monte, qui monte...
II. Mots de passe de toréador ? (deux mots). C'est censé favoriser la survie, sauf en Syrie bien sûr.
III. Contredit. Quel bordel ! Préposition.
IV. « C'est quand même pas la fin du monde ! » diraient Barbey et Jean Lorrain.
V. Pas totalement inique. Transmis dans le corps.
VI. À rebours, de midi, peut affecter la quarantaine. Prise de la Bastille (enfin, à demi-mot…) Près de.
VII. Français en temps de guerre, mais pour le moins incapable aujourd'hui. C'est venu de Chine dans la plus complète gabegie et depuis, en Italie et en France, on déguste.
VIII. Risque de danger pour nous si c'est un virus. Article étranger. Possessif dans tous les sens du terme.
IX. Inverti à force de singer le caractère de Noël. N'importe comment, elle a eu notre peau.
X. Elles se mettent à la colle au milieu des sœurs. C'est du chinois mais on n'y perd pas son latin, seulement la santé, la vie, ou la liberté.
XI. Est proche de la quille, lui ! Ça peut causer du mal.


VERTICALEMENT


1. Mobilisation générale en milieu restreint.
2. Proposition d'Apple pour résoudre par Internet les tracas de l'isolation, et qu'il faudrait ordonner ?
3. Retour à la vie ou antichambre de la mort, c'est selon.
4. C'est un problème. Vu le manque de places à l'hosto, il faudrait que le progrès de la pandémie le soit, mais en même temps c'est ce qu'elle nous fait.
5. Gare au pangolin qui pourrait s'y fourrer ! Va souvent au pas.
6. Même si elle est mineure, elle ne sera pas épargnée. Accessoire en montée.
7. Graals du moment. Ça, c'est pas pour Boris Johnson.
8. Celle des députés ne leur sert guère de nos jours. Sida sans cœur.
9. Toujours vert outre-Rhin, mais pas seulement. Il a adapté Michel Foucault.
10. Ça fait longtemps qu'il est en quarantaine, beaucoup sont d'avis de le liquider. Hé ben il est beau, là, le grand singe !
11. C'est ainsi, outre-Manche. C'est Alfred qui monte pour George. C'est l'affaire du VIH, pas du COVID-19.
12. Passériformes (deux mots).
13. Se font mousser. Beauvoir l'a secondé.

Le dernier conseil des ministres de guerre




Merci à Yves Le Baccon (et à Eric D., qui m'a transmis ce judicieux détournement) !

dimanche 22 mars 2020

Fable-express pour une époque qui fait grise mine


Contraints de s'entasser à côté des terrils
Dans une cité blafarde offensant le confort
Les mineurs semblaient pas constituer un péril...
Les patrons s'en méfiaient comme de l'eau qui dort !



Moralité :
Gare à ce coron hâve : ils rusent !
 
 

samedi 21 mars 2020

mercredi 18 mars 2020

Fable-express d'actualité à propos de la querelle entre Anciens et Modernes dans la Rome antique



Les Classiques latins supportant pas l'idée
Qu'on préfère au distique le nouvel hexamètre,
L'auteur de L'Art d'aimer, fallait l'incriminer !
On manda un mouchard pour confondre ce traître :

Gaffe à ce qu'Ovide dise neuf !

Fable-express d'actualité sans aucun rapport avec le Titanic



Le croiseur Potemkine voguait vers Bundaberg
L'eau est chaude par là-bas, pas question d'iceberg
Mais quand même un pépin menaça sa carrière :
Il heurta les récifs de la Grande Barrière

Moralité :

Gare à ces coraux, navire russe !


La séparation achevée (2)



En réalité, les effets confinatoires du COVID-19 ne divergent guère de la logique du capitalisme néolibéral, sinon que la séparation généralisée ne se pare désormais plus d'une illusion de liberté.

Une différence de taille, cependant : travailler, cet impératif catégorique de la société marchande, est devenu non seulement accessoire mais fortement déconseillé.

lundi 16 mars 2020

Un risque « populationnel »




C'était sur Arrêt sur images voici trois jours, vendredi 13 mars, on croirait que c'était il y a un siècle.

François Salachas et Philippe Devos expliquent très clairement les raisons de la progression exponentielle du virus, et la nécessité impérative d'attribuer massivement des fonds aux services de santé publique, surlaminés depuis des années par les gouvernants.

Pas plus dans son allocution de ce soir que dans celle de jeudi dernier, Macron  n'a envisagé de verser un centime aux hôpitaux pour accroître le nombre de lits de réanimation (5000 en France, qui n'étaient évidemmemt pas tous vides au début de l'épidémie !) avec leur cortège indispensable de personnel soignant supplémentaire.

Et pourtant, « ça n'arrive pas qu'aux autres »...

vendredi 6 mars 2020

Voyage au bout de ces lignes




France Culture nous a gâtés l'été dernier d'un festival caniculaire en diable, qui a démarré sur des chapeaux de roues par l'examen minutieux de pourquoi, fouchtra, Bardamu a-t-il ainsi balancé ses insanes pamphlets pleins de points de suspension ?!…

L'ensemble des cinq émissions réunissant toutes les opinions, chacun pourra se faire la sienne, à la bonne vôtre !

Mais vraiment, c'est une merveille radiophonique et un putain de pavé dans la mare !











Et du coup, sur l'air d'Hughes Aufray, je propose cette variante :



Dis-moi, Céline, dis-moi tous ces pamphlets
Qu'est-ce qui t'a poussé, toi,  à les publier ?

Sans doute que les Juives de Clichy
Ne sont pas mortes à crédit
Non, non, non, ne blêmis pas, non, ne blêmis pas
Desnos était un juif à tes yeux

Ne blêmis pas, non, ne blêmis pas

Je suis partout pouvait te rendre heureux

Dis-moi, Céline, toi qui es notre aîné
Toi qui fus notre Homère, toi qui l'as remplacé
Fis-tu
Féérie pour une autre fois
Pour ne plus jamais penser à quoi ?

Non, non, non, ne blêmis pas, non, ne blêmis pas
Tu as tué l’amour à mes yeux
Ne blêmis pas, non, ne blêmis pas
Même
Candide pouvait te rendre heureux

— Dis-moi, Céline, qu'est-elle donc devenue
Cette gentille fiancée qu'on n'a jamais revue ?
— Elle a été cramée à Auschwitz
Mais c’était pas pire que le Blitz

Non, non, non, ne blêmis pas, non, ne blêmis pas
Tu as, tu as toujours une belle
Normance
Ne blêmis pas, non, ne blêmis pas
Tu voulais rendre son son à la France

Mais non, Céline, ta vie n'est pas perdue
Ton œuvre est les enfants que tu n'as jamais eus
Il y a longtemps que je le savais
Et je ne l'oublierai jamais

Ne pleure pas, non, ne pleure pas
Tu as tué Desnos autrefois
Cesse donc de nous faire ça
Tes pamphlets sont vraiment bien de toi
Taré d'anarchiste à jaune foie


jeudi 5 mars 2020

Tu charries, hère !



Les pénultièmes Nuits de France Culture ont rediffusé un entretien de Pierre Lhoste avec Henri Charrière, le bagnard rescapé surnommé Papillon.

C'était voici presque cinquante ans, le 29 mars 1971, ça n'a pas pris une ride malgré les roublardises de ce sacré briscard qi n'allait guère jouir de sa gloire soudaine.



Le principe de l'émission était d'inciter l'invité à réagir à des mots choisis.
Pierre Lhoste l'interroge sur « la justice » :

Y’en a pas.
Les hommes ont un système qu’ils appellent « la Justice », mais la justice est faite pour supprimer tout ce qui gêne les classes dominantes.
La « Justice » ne cherche pas à récupérer l’homme, elle cherche à éliminer.

mardi 3 mars 2020

Devinette (pour enfoncer le klow)


De quelles œuvres sont extraits les deux clichés ci-dessous, pourquoi sont-ils en miroir, quelle œuvre antérieure explique l'hommage du deuxième au premier ?


lundi 2 mars 2020

Mais Straub, c'est Straub…




Il a beau dire n'importe quoi, il a beau faire pire, il déblatère à tout-va sur Kubrick face à d'énamourées larves biettesques, quel gaillard (d'avant) !

«  Le plaisir de vivre, c'est le fait d'éprouver à chaque seconde que cette seconde qui passe, c'est quelque chose de magnifique et dont on doit JOUIR, et que ça ne se reproduira jamais, et si on sent pas ça dans un film, toutes les bonnes intentions politiques, etc., ne valent rien, hein, parce que c'est d'abord ça !
[…]
L'art est superfétatoire !
[…]
La bourgeoisie a toujours méprisé l'art, y'a qu'à voir ce qu'elle fait dans les musées actuellement : elle était prête à sacrifier l'art qu'elle célébrait, de même qu'elle a toujours été prête à sacrifier ses propres enfants… »

C'était voici plus de vingt ans, bien avant que Danièle ne quitte à jamais la Sicile et même toute cette planète (dont « on se souviendra ! », comme râla Villiers).

C'était le 18 septembre 1999, sur France Culture, une émission de Dominique Païni.

Dominique Païni, qui avant de prendre les rênes de la Cinémathèque Française a d'abord coulé le Studio 43 en n'y passant que des merveilles commercialement imbitables, peu après avoir fait ses gammes au Studio des Ursulines en usant de son charme auprès de Line Peillon — mais c'est une autre histoire.



dimanche 1 mars 2020

La décision


C'est pas si fréquent mais parfois ça les prend, et voilà que coup sur coup les camarades de Pôle Emploi m'ont adressé deux propositions, dont je ne change pas un iota.

J'ai d'abord reçu cette invitation le 24 février à 18 h 23 :

Bonjour,

Une opportunité de réorientation professionnelle vers le métier de CROUPIER de salle de jeu se présente actuellement pour travailler en Ile de France.

Saisissez l'occasion de venir découvrir ce métier lors d'informations collectives.

Le métier de CROUPIER :

Le croupier anime les tables de jeux traditionnels et de Poker d'un casino : Roulette Anglaise, Black-Jack, Stud Poker et Texas Hold'em Poker (les jeux les plus répandus en Europe) et les jeux de cercles.
Il manipule les jetons, distribue les cartes, fait tourner la bille dans le cylindre…
Il est garant du bon déroulement de la partie. Il est en même temps animateur et arbitre.
Il vise également la satisfaction et la fidélisation des clients.

A l'issue de la formation, vous êtes opérationnel(le) pour exercer le métier de croupier professionnel.

Vous disposez des aptitudes techniques et comportementales pour être croupier débutant.

Public et pré requis :

*  Être âgé au minimum de 18 ans
*  Avoir un casier judiciaire vierge
*  Être inscrit(e) sur les listes électorales
*  Présentation soignée
* Aisance dans le maniement des chiffres et le calcul mental
*  Bonne dextérité

Possibilité d'évolution de métier et salaire attractif.

Et puis le 27 février à 13 h, celle-ci :

Bonjour

le département de Seine Saint Denis recherche des assistant(es) familial(es) pour accueillir à son domicile des jeunes comme "famille d'accueil"
une formation est délivrée en amont et les accueillants sont salariés du département en CDI à temps plein
vous trouverez en pièce jointe toutes les informations sur cette proposition

cordialement
pôle emploi 93

J'ai barguigné un tantinet en m'interrogeant sur le rapport entre les cercles de jeux et le cercle familial, et puis ça m'a rappelé Dave et j'ai replongé illico mon bec dans le sable.



« Laisse-moi croire que je décide moi-même ma destinée… »

Pétard, qu'est-ce qu'on se cognait comme sous-daubes dans les années soixante-dix !

jeudi 27 février 2020

Remaniement ministériel :
Michèle Alliot-Marie remise en selle(s) !


La une de ce jeudi 27 février 2020 d'un magazine qui gigolote vers les valeurs actuelles : la véritable épée de Damoclès, et le ciel qui va nous tomber sur la tête, ce n'est certes pas le réchauffement climatique ni la pandémie qui se propage exponentiellement, bon sang mais c'est bien sûr !


Pour rappel, une autre une, de quand MAM était encore aux manettes — avant de proposer en janvier 2011 « le savoir-faire français » à la police tunisienne face aux contestataires d'alors :


N. B. : Ne pas confondre MAM et MAA (Mouvance Anarcho-Autonome)

Et au refrain :

♬ ♪ ♫ « Si MAM en chie, si MAM en chie,
MAM en situ, voyez ma vie !… » ♬ ♯ ♫

dimanche 23 février 2020

Déclaration d'amour a minima… aaaahhh…




On peut écouter à loisir tout l'album de Greg Gilg ici :

samedi 22 février 2020

La croix et la bannière



Oui, ce fut décidément la croix et la bannière pour remettre en selle ce billet de décembre 2012, pour trouver une solution stable et que cesse enfin l'insidieuse éradication des fichiers sonores que je proposais innocemment en partage !

Revoici donc, d'abord, l'album Les quatre saisons de nos hurluberlus Pincemi et Pincemoi, non plus en plèliste cette fois mais de manière plus pérenne j'espère !
On y retrouvera certes La croix et La bannière, mais aussi Enid Blyton, Gombrowicz, Huysmans, Nietzsche, le pape Kulassek, le fermier Belokopitoff, la mère et la fille de Bucqoy, tout un tas de Russkoffs et tant d'autres figures illustres qui ont bercé notre jeunesse, et même le Père Noël !

01. PRINTEMPS :


02. Le temps est printanier :


03. Pincemi et Pincemoi :


04. Ruth :


05. Pâques au balcon :


06. Printemps dans les douves :


07. ÉTÉ :


08. La croix :


09. La bannière :


10. L'oblat :


11. Trahisons estivales :


12. Le songe d'une nuit d'été :


13. Avec sa brouette


14. AUTOMNE :


15. Fils de butte:


16. La mort aux champs :


17. Enid Blyton :


18. L'hallali :


19. Feuillus et résineux :


20. Saison pas rigolote :


21. HIVER :


22. Les sports d'hiver, I :


23. Les bottes rouges :


24. Les sports d'hiver, II :


25. Vive le van ! :


26. Les sports d'hiver, III :


27. Mon beau tapin :






jeudi 20 février 2020

Quand Echenoz prend Racine dans Manchette


Jean Echenoz en Clint Eastwood

Jean Echenoz, on le sait, aime tresser d'espiègles couronnes à la tragédie classique.
Dans son précédent opus, Envoyée spéciale, il n'hésitait pas à caser le vers archi-connu du Sertorius de Corneille, « Rome n'est plus dans Rome, elle est toute où je suis », à propos de la station de métro du même nom (p. 42).
Mais dans le petit billet que j'avais consacré à ce roman, je m'étais fourvoyé : il ne s'agissait nullement d'un testament, puisqu'un nouveau régal vient de paraître : Vie de Gérard Fulmard.

Question tragédie classique, Echenoz apprécie en particulier Racine, et particulièrement Phèdre.
Ainsi, au sortir d'une représentation de cette tragédie-là, précisément, le chapitre 10 de Cherokee se conclut-il par cette réplique de Fred (contrepet de « Phèdre », incidemment) :
— C'est un ennemi à vous, questionna Baptiste. Quelqu'un qui vous cherche des histoires ?
— Non, dit Fred. Sa vaine inimitié n’est pas ce que je crains.
(Phèdre, I, 1).

Dans Vie de Gérard Fulmard, il ne s'agit plus de citations allusives : c'est cette fois la structure même du roman qui est grosso modo calquée sur le chef d'œuvre de Racine, même si les personnages changent d'époque, de sexe et de situation.
On retrouve notamment, pp. 204-205, le coup du monstre marin, et bien évidemment, p. 123, le coming out de Phèdre face à Hippolyte (acte II, sc. 5), qui incidemment faisait l'objet d'un très instructif cours de Madame Simone sur les ondes en 1957, rediffusé le 1er septembre dernier dans les Nuits de France Culture :



Voici quatre émissions récentes dans lesquelles Echenoz évoque cet amusant inceste avec la tragédie classique.

Christophe Ono-dit-Biot n'était certes pas au sommet de sa forme le 8 février, il semble tétanisé par son interlocuteur, au point de répéter dans la deuxième demi-heure un copié-collé de sa présentation du début, mais qu'importe, Echenoz pétille à son habitude.

Plus inquiétant, Laure Adler débloque à fond les ballons à propos d'Echenoz dans son émission du 22 janvier sur France Inter, allant jusqu'à lui assurer en face qu'il a écrit « plus de trente livres, peut-être même quarante » alors que Vie de Gérard Fulmard est le dix-huitième !
C'est d'autant plus étonnant qu'elle lui avait consacré une semaine entière de Hors-Champs en septembre 2012 (série qu'il est vrai elle avait intitulée Loin en référence au titre d'un ouvrage d'Echenoz... qui n'existe tout simplement pas !)









Mais outre Racine, Echenoz rend ici une fois de plus hommage à Manchette, au point d'établir explicitement, dans son entretien du 15 janvier avec Olivia Gesbert, un lien de fraternité entre Gérard Fulmard et Eugène Tarpon, le minable enquêteur de Morgue pleine et de Que d'os !

Pour ma part, c'est encore plus Griffu que m'évoque Fulmard : Griffu, de son prénom Gérard lui aussi, et qui échoue lamentablement tandis que Tarpon parvient tout de même chaque fois à ses fins (non sans mal, certes…)



Et cet hommage-là n'est pas qu'une question de parenté de personnages : Echenoz reprend plus ou moins textuellement dans son roman des passages de Manchette, comme il l'avait déjà fait à plusieurs reprises.

J'avais mentionné un exemple de ces clins d'œil à Manchette dans ce billet, mais on peut aussi rappeler la liste des livres qui gisent au pied du lit de Gloire Abgrall dans Les grandes blondes, au début du chapitre 9 («  des romans policiers, des textes de Freud en édition populaire et une série de petits volumes en anglais destinés à l'identification des oiseaux communs, des arbres européens, des fleurs des champs »), qui recoupe quasi-texto la maigre bibliothèque que range Julie Ballanger au début du chapitre 6 de Ô dingos, ô châteaux ! (« quelques romans policiers, des textes de Freud en édition populaire et une série de petits volumes en anglais destinés à l'identification des oiseaux communs, des fleurs des champs, etc. »).
C'est à l'œil attentif de Christine Jérusalem, Jean Echenoz : géographies du vide (Université de Saint-Etienne, 2005) que l'on doit le relevé de cet emprunt-là, ainsi que d'autres encore plus discrets.

Ici, c'est l'irruption dans le roman du valet Luigi Pannone (qui tient peu ou prou le rôle d'Œnone dans Phèdre), au début du chapitre 9 (p. 55), qui rappelle furieusement l'incipit du Petit bleu de la côte ouest. Voyez plutôt :

Jean-Patrick Manchette :

« Georges Gerfaut est en train de rouler sur le boulevard périphérique extérieur. Il y est entré porte d’Ivry. Il est deux heures et demie ou peut-être trois heures un quart du matin. Une section du périphérique intérieur est fermée pour nettoyage et sur le reste du périphérique intérieur la circulation est quasi nulle. Sur le périphérique extérieur […] les autres véhicules sont des voitures particulières qui roulent toutes à grande vitesse, bien au-delà de la limite légale. Plusieurs conducteurs sont ivres. C’est le cas de Georges Gerfaut. Il a bu cinq verres de bourbon 4 Roses. D’autre part il a absorbé, voici environ trois heures de temps, deux comprimés d’un barbiturique puissant. L’ensemble n’a pas provoqué chez lui le sommeil, mais une euphorie tendue qui menace à chaque instant de se changer en colère ou bien en une espèce de mélancolie vaguement tchékhovienne et principalement amère qui n’est pas un sentiment très valeureux ni intéressant. Georges Gerfaut roule à 145 km/h.
Georges Gerfaut est un homme de moins de quarante ans. Sa voiture est une Mercedes gris acier. Le cuir des sièges est acajou, et de même l’ensemble des décorations intérieures de l’automobile. L’intérieur de Georges Gerfaut est sombre et confus, on y distingue vaguement des idées de gauche. »

Jean Echenoz :

« C'est à bord d'un roadster Honda jaune, une oreillette calée dans son pavillon gauche, que Luigi Pannone roule au-delà de la vitesse prescrite sur le boulevard périphérique intérieur, à hauteur de la porte Brancion, vers l'ouest. Ses mains sont moites, ses sourcils froncés, son nez chaussé de verres polarisants qui le protègent d'un soleil dont les rayons s'étirent avant d'aller se coucher.
Luigi Pannone est un sujet maigre et sec, taille moyenne et profil en couteau, sanglé dans un blazer cintré, peigné au gel et doté d'un fil  de moustache tracé au fusain. Officiellement gestionnaire de biens, Pannone est surtout un permanent de la Fédération populaire indépendante… »

Et puisqu'il est question du Petit bleu de la côte ouest, on peut songer qu'il n'est sans doute pas sans résonance, ce patronyme dont Echenoz affuble le héros de ce nouveau roman,  « Fulmard », vu que tout comme le gerfaut, le fulmar est une espèce volatile qui fréquente les régions les plus septentrionales de l'hémisphère nord…

Ainsi naquit Gérard Fulmard, frère d'Eugène Tarpon et cousin de Georges Gerfaut !

samedi 1 février 2020

« Le film meurt, au fur et à mesure que l'on filme »




François Truffaut, interviouvé par Christian Defaye le 10 décembre 1975 dans le cadre de l'émission Spécial cinéma de la Radio-Télévision Suisse Romande, qui dura de 1974 à 1995.

Un homme intelligent et attentif (mécheusement beau, de surcroît !), fragile et inquiet mais sûr de lui, le cigare inallumé à la main — une sorte d'artiste, quoi !

On peut consulter la fiche de cette émission-là ici.

Pour voir l'entretien en mode plein écran, cliquez.

vendredi 31 janvier 2020

Légitime violence


On a ouï ce soir une heure de bon son chez Michèle Firk




Note du 31 janvier, plus tard : Olivia Gesbert recevait aujourd'hui à l'heure du déjeuner le sociologue Cédric Moreau de Bellaing, à propos du même thème :



Et pour rappel, toujours sur le même sujet, ce billet d'octobre dernier.

mardi 28 janvier 2020

C'est pas pour les prudes, mais c'était pas pour des prunes !


Au milieu des années quatre-vingt, Hara-Kiri faisait eau de toutes parts, et du coup Choron feu de tout bois.

Il usa de tous les moyens possibles pour prolonger jusqu'à la lie l'aventure moribonde de sa jeunesse : enregistrer des 45 tours, mettre en place une ligne téléphonique payante où l'on pouvait laisser des messages, mais surtout, surtout ! utiliser la VHS tout nouvellement apparue pour asperger l'univers de furieux délires avec tous ses complices d'alors, d'où ces deux cassettes rarissimes que je viens de dégotter sur internouille :



vendredi 24 janvier 2020

André Breton, ça ferait mal à mes deux seins !



Cette émission n'est certes ma préférée de France Culture, c'est le moins qu'on puisse dire : la plupart du temps, dès le générique de Matière à penser, je tourne le bouton.

Cette pauvrissime daube a pris la place — fort avantageusement en termes financiers pour la chaîne (un entretien coûte quasi que dalle, au regard d'un reportage) mais hélas bien moins pour les oreilles curieuses des auditeurs — des Passagers de la nuit, miracle de Thomas Baumgartner qui lui-même remplaça réjouissamment, à notre surprise ébaubie, l'inoubliable Alain Veinstein qui nous avait enivré durant des décennies avec ses Nuits magnétiques puis Surpris par la nuit.

Mais ce soir, l'ennuyé René Frydman nous a régalés comme rarement en invitant Gilbert Guiraud, auteur de André Breton, médecin malgré lui — un examen médical du fondateur d'une des aventures les plus exaltantes du siècle passé.

jeudi 23 janvier 2020

Une journée qui commence bien…



… Comme quand la radio vous réveille par la voix de cette déesse de Brigitte Fontaine, dont chaque propos ruisselle de poésie !
À l'occasion de la sortie de Terre-Neuve, son dernier album, c'est elle que recevait ce matin Tewfik Hakem, et ce fut un régal !

Leur première rencontre sur ces mêmes ondes, dans l'émission À plus d'un titre voici plus de dix ans, s'était fort mal passée, les questions de Tewfik étaient tellement insipides que cette grande gueule timide de Brigitte s'était mise à le traiter de tous les noms, mais le novice d'alors a beaucoup appris depuis, désormais il excelle et ils sont comme cul et chemise !



Profitons-en pour réécouter un ancêtre de Chanson Boum !, le Chansons dans la nuit du 25 février 2000 :

mercredi 22 janvier 2020

Les bons et les barbares ?
(Je me barbe à en rire dans ma barbe aryenne)


Bon.
Tout n'est plus que bars (barils ?), et l'on remarquera d'ailleurs que sur ce comptoir trône au premier plan un cendrier vantant la marque Martini, qui n'est pas sans rappeler l'italianité du Duce.

« Dans la progression des lumières croissantes,
nous paraîtrons nous-mêmes des barbares à nos
arrières-neveux »,
s'échevelait déjà à tricoter Chateaubriand sans parvenir à poursuivre le fil de son alexandrin initial, même si
« (z')arrières-neveux » eut pu figurer un bel hémistiche (mais de quels barbares anneaux s'agirait-il donc alors ?! en plus ça rime même pas, c'est à croire que même au dix-neuvième on se contrefoutait vraiment du monde, foutredieu de bordel de merde !)

Bon, disons que Chateaubriand avait foi en les Lumières du siècle précédent, disons que ce magnifique illuminé aurait tout comme Hegel célébré Napoléon Ier comme l'incarnation de l'Esprit absolu, disons qu'il aurait ensuite suivi les travées fordiennes plutôt que les traces de Marx, qui pourtant publia avec son pote Engels le Manifeste du Parti Communiste un gros trimestre avant que notre François-René ne casse sa pipe en juillet 1848, disons que ce gros naïf de FRdC ait même pu concevoir dans son cerveau démesuré que la progression tout aussi démesurée des Lumières (technique et science, guère de conscience) allait rapidement aboutir à l'anthropocène (sans parler du fait qu'en vrai, la superstition n'a guère décru depuis le XVIIIème siècle), hé ben jamais il n'aurait pu imaginer que son nom n'évoquerait bientôt plus qu'un morceau de bidoche !



Il eut donc été mieux inspiré d'écrire pour la postérité, anti-végétarien jusqu'à abominer toute céréale, même les plus joyeuses :

« Dans la progression des lumières croissantes,
nous paraîtrons nous-mêmes des barbaques à l'os.
(Ah, riz heureux ne veux !) »

Mais si à Dieu plût que j'administrasse ce site inepte (et que j'eusse eu le loisir de corriger les Mémoires d'outre-tombe avant leur publication), bien mieux serait venu ceci, en rimes bellement croisées, tel un jeu de jambes en l'air (vous noterez l'enjambement, n'est-ce pas) et anticipant la vilenie d'un Fatty Arbuckle ou d'un Harvey Weinstein, prompts à happer leur proies  :

Dans la progression des lumières croissantes,
Nous paraîtrons nous-mêmes des barbares à nos [tridécasyllabe qui n'en demeure pas moins un un alexandrin]
Fragiles arrière-nièces angoissantes. [idem]
Donc baissons l'éclairage : basta, la parano ! [idem]

Alain Cuny eût-il encore été parmi nous (MAIS C'EST QUOI, CES SUBJONCTIFS D'OUTRE-TOMBE ET CES CONCORDANCES DE TEMPS DE MES NOUILLES À LA MORDS-MOI LE NŒUD ?), hou-hou…, sans doute eût-il (TA GUEULE, PÉDANT !) des dés, Dédé… euh, déclaclamé un truc d'urgent, du Jean, du genre :



Certainement mieux que ça d'ailleurs, comme peut-être dans le prologue du Lolita de Kubrick, lorsque Quilty s'affaire à improviser n'importe quoi au piano dans sa tentative désespérée d'échapper aux balles maladroitement mortelles de Humbert Humbert (« Écoutez, je m'y connais en matière de mélodrames : j'ai écrit 52 pièces à succès, et en plus, mon papa, il est policier ! »)



*****

Mais, hem ! pardon, je m'égare décidément — certes moins qu'Euclide ou Stilpon cependant, on fait c' qu'on peut avec c' qu'on a.

L'image reproduite tout en haut ci-dessus est issue de la première demi-heure du film de John Huston de 1953, Beat the Devil (Plus fort que le diable — jolie traduction, soit dit en passant).

Perso, vous, je sais pas, mais moi je trouve ça tout de même ahurissant que le gars coincé à droite dans le cadre, profil même pas de trois quarts arrière, plutôt un quart, on reconnaît illico Bogey !

Sinon, bien sûr que c'était tous des barbares, John Huston, Truman Capote, Jennifer Jones, Humphrey Bogart, Gina Lollobrigida, Peter Lorre & C° !

N'est-ce pas, Donald Trump ?