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mardi 8 novembre 2016

Une précision de Christopher Brookmyre



On s'interrogeait dans un billet récent sur le sens du titre original du premier volume de ce qu'il convient d'appeler « la trilogie De Xavia », A big Boy did it and ran away, qu'Emmanuelle Hardy a traduit en français par Petite bombe noire.

L'auteur a très obligeamment répondu à notre requête, et voici que tout s'explique !

« Many thanks for your email. I am delighted to learn that your dedication to Angelique and Zal led you to reading my work in English. I am even more astonished that you succeeded in reading A Tale Etched… in English, because it is has the most slang and colloquialism of any of my books. Many English people struggle with the Scottish slang, so for someone whose first language is not English, that is an impressive feat.

In answer to your queries, A Big Boy Did It And Ran Away is a childhood excuse, something kids say when they don’t want to get the blame for something (usually when they are clearly guilty). They will say: “It wasn’t me, a big boy did it and ran away”.

As to why more of my books are not translated into French, that is in the hands of the gods – or at least the French publishers.
My most recent book, Black Widow, won the Mcilvanney Prize for the Scottish crime book of the year, so I am hoping that this success might kindle some interest in the more recent Parlabane books from some French publishers.

Yours,
Chris Brookmyre »

Donc une traduction littérale donnerait quelque chose du genre :
Hé, c'est pas moi, M'sieu ! C'est un grand, il est parti par là !

Titre très difficilement vendeur en français, il faut bien l'avouer — donc Emmanuelle Hardy a sans doute eu raison de changer radicalement de point de vue en traduisant par Petite bombe noire.
Ce qui lui a d'ailleurs permis de filer la métaphore lors de l'opus suivant, The fine Art of Stealing, qu'elle a traduit par Petit bréviaire du braqueur.

Mais question : comment instiller cette idée de "petitesse" dans la traduction du dernier de la série, A Snowball in Hell (littéralement : Une boule de neige en enfer) ?

Petites noircissures en enfer ?
Bof.
À la réflexion, Blanche-Neige en enfer sonnerait mieux…

7 urbanités attiques:

Jules a dit…

Congratulations for ya knowledge of Scottish slang, mate.

George WF Weaver a dit…

Faut avouer que j'ai été grandement aidé par l'hilarant glossaire que l'auteur a adjoint à la fin du bouquin.
Lequel commence comme ceci, pour donner une idée :

'Are they deid ? Jesus Johnnybags, are they both deid ? Fuck's sake, man, answer us. Fuck's sake.'
'Naw. Wee Elastoplast an they'll be fine. Whit does it fuckin look like ? Ye any aspirin ?'
'Aspirin ? Whit, is that gaunny fuckin revive them ?'
'It's for ma heid. It's fuckin thumpin. Cannae think straight.'

Jules a dit…

Poilant, y'a pas à dire !
Et merci pour le lien du glossaire, voilà qui sera fort utile.

George WF Weaver a dit…

Poilant, ouaipe, pour sûr !
"Nan. Un peu d'Elastoplast et tout ira bien" !…

Dans le glossaire, je kiffe la définition de self-reference et les piques à propos du foot (même si je connais rien à ces clubs), entre autres.

George WF Weaver a dit…

Coquetterie d'apprenti traducteur, ce serait plutôt :

"Nan, un bout de Tricostéril et tout ira bien."

schizosophie a dit…

"Un flocon en enfer" ?

George WF Weaver a dit…

Merci pour la suggestion, mais à tout prendre je préfère encore Boule de neige en enfer.

Sans parler de cette notion de "petitesse" uniquement due à la traduction française des deux premiers titres, le problème est de faire passer les deux sous-entendus du titre original, savoir :
— pas l'ombre d'une chance ;
— "Blanche-Neige" (argot ironique mais pas hostile pour "femme noire").

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