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vendredi 7 octobre 2016

Un regard mortel





C'est Le Journal de Jane qui m'a appris cette saloperie : Jacques Noël est mort dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre.
Et merde !
L'un des plus petits libraires du monde, mais assurément l'un des plus grands.

J'avais connu Un Regard Moderne dès sa création, en 1991, quand Jean-Pierre Faur avait in extremis sauvé la mise à Jacques (dont le bail des Yeux fertiles n'avait pas été renouvelé pour cause de spéculation immobilière) en lui proposant ce local rue Gît-le-cœur.
À l'époque, on pouvait circuler aisément dans la partie librairie et il n'y avait aucun livre dans l'espace d'exposition…
La dernière fois que j'y suis passé, c'est à peine si Jacques lui-même pouvait pénétrer dans sa caverne d'Ali-Baba : il était en train de tarifer des ouvrages sur le seuil.

J'avais dix-sept ans quand je suis entré pour la première fois aux Yeux fertiles, rue Danton, voici plus de trente ans, et c'est comme si je n'en étais jamais ressorti, tant cette crème d'homme m'a si judicieusement ouvert les yeux sur quantité de génies dont j'ignorais tout jusqu'alors.

Aujourd'hui, ce sont plusieurs générations qui perdent un guide, un maître discret, disons même : un père (sans jeu de mots, merci). Qui malgré le passage des générations a toujours su conserver un regard moderne sur le monde et ses représentations.



On peut lire quelques hommages ici, et .
Et ici, un entretien de 1996 avec Art Spiegelman et Charles Burns que Xavier Guilbert a fort bien traduit en commentaire.

On lira surtout le parfait témoignage de Chéri-Bibi ici.

Salut, l'artiste !

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