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mardi 5 novembre 2019

Finissons-en avec la langue de boa !




Le fameux débat du 28 avril 1988 entre Mitterrand et Chirac, avant le deuxième tour de l'élection présidentielle, enfin restitué dans sa vérité les yeux dans les yeux par Bruno Candida.

Rappelons juste que cette histoire de « dans les yeux » se réfère aux attentats qui avaient ensanglanté Paris en 1985-1986, à l'instruction de cette affaire par le juge Gilles Boulouque, tout ceci étant lié aux otages français du Hezbollah au Liban, à la guerre des ambassades entre la France et l'Iran en 1987 et au retour à Téhéran de Wahid Gordji, utilisé comme monnaie d'échange contre la libération des otages.

Pour ceusses que cette sinistre affaire d'État intéresserait, je renvoie au film de William Karel, La fille du juge :



Et puis tiens, après des heures à visionner tous les clips de Bruno Candida, je me suis recogné le débat de l'entre-deux-tours de 1988 entre ce vieillard de renard franciscain aux yeux papillonneurs et cette pute de loup aux dents pas moins aiguisées dont la charogne schlingue plus fraîchement.

Franchement, ma foi, ça vaut le jus de se taper ces deux heures quinze de boxe télévisuelle dans un gant de velours. Que des lames assassines assenées en toutes courtoisie, amorties par des matelas de mensonges de part et d'autre.

Et c'est intéressant, très a posteriori, d'entendre Chirac tenter d'appâter les électeurs du 8 mai 1988 par le fait que lui au moins n'aurait pas à dissoudre le Parlement, alors que pas moins de deux ans après son élection au poste suprême en 1995 (enfin ! à la troisième tentative), après la catastrophe immédiate du gouvernement Juppé, il dissoudra l'Assemblée Nationale en 1997.

Mais c'est certes une autre histoire, sans doute un calcul de sa part pour ramener la gôche au gouvernement (deuxième cohabitation, Chirac-Jospin, 1997-2002) pour qu'elle merde à son tour vu que c'était inéluctable et que lui-même, Jacquot, puisse être réélu en 2002 pour échapper aux graves casseroles de magouilles financières mahousses que des juges cherchaient à lui coller au cul.

Quitte à faire voter massivement, le 21 avril 2002, tout le RPR pour le Borgne, de manière à évacuer Jospin dès le premier tour et se garantir une réélection dans un fauteuil, à 82 %.
Sans parler de Papy Voise.

Au fait, il y a justement un film du même William Karel sur le sujet : Poison d'avril.

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