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samedi 7 août 2010

Le fétichisme de la marxandise


75 000 €/34 = 2205 € et des poussières

Les 34 numéros de lettres et de manuscrits à forte connotation poétique, écrits par Guy Debord à Hervé Falcou entre 1949 et 1953, étaient finalement réunis pour ne former qu’un seul lot, qui atteignait 75 000 €. Les estimations les plus élevées des numéros n’excédaient pas 2 000 €. Le jeune Guy Debord n’a pas encore créé avec Asger Jorn l’Internationale situationniste (1954) et ne sait pas encore qu’il sera l’auteur de La Société du spectacle (1967). Cinéaste scandaleux, théoricien révolutionnaire, artiste expérimental, Guy Debord est irréductible à une définition, ce que montre déjà les écrits qu’il adresse à son double et ami Hervé Falcou. Ils se sont rencontrés sur les bancs du lycée Carnot à Cannes et partagent un amour identique pour l’art, l’histoire et les textes. Passionnés par le dadaïsme et le surréalisme, ils se prennent tantôt pour Rimbaud, tantôt pour Lautréamont. Ils boivent également beaucoup et se mettent même à imaginer un suicide commun et spectaculaire. Mais dans une lettre, Debord écrit : "Il est possible qu’ensemble nous définissions une vie et une écriture qui valent la peine d’être jouées. Seul j’y renonce. L’idée du suicide m’étant brusquement devenue étrangère, je végète. Ça pourrait durer longtemps. De toute façon j’en ai marre prodigieusement." Sa vie et son écriture, Guy Debord les forgera finalement sans Hervé Falcou. Quant au suicide, Debord le réalisera en se tirant une balle dans le cœur le 30 novembre 1994.

7 urbanités attiques:

CW-Moons a dit…

"J'en ai marre prodigieusement." Beau raccourci du désespoir.

George WF Weaver a dit…

Surtout après les deux phrases qui précèdent.

Moons a dit…

Ah, rat qui rit...

George WF Weaver a dit…

Ric-rac, tout ça, me semble-t-il…

Le Tenancier a dit…

Ils se mettent à boire beaucoup. Quelle idée...

Moons a dit…

Notre Brassens disait : "Mourir pour des idées, l'idée est excellente. Moi j'ai failli mourir de ne l'avoir pas eue." Et de mort lente. Distillons, distillons, il en restera toujours quelque chose !

George WF Weaver a dit…

Entre "distillons" et dix gallons, comment choisir ?

Celui-là n'est pas mort pour des idées, en tout cas, mais plutôt en stoïcien, et pour une histoire de polynévrite alcoolique. Des idées, il en a surtout suscité…
Mais il aurait sans doute succombé à la lecture de la quantité d'inepties qu'entasse cette… présentation, en si peu de lignes :

— Le jeune Guy Debord n’a pas encore créé avec Asger Jorn l’Internationale situationniste (1954) [c'était en 1957, et Jorn n'y était pas pour plus que bien d'autres]
Le jeune Guy Debord […] ne sait pas encore qu’il sera l’auteur de La Société du spectacle (1967) [étonnant, non ?]
Cinéaste scandaleux, théoricien révolutionnaire, artiste expérimental [définitions qu'il aurait évidemment conspuées s'il avait pu lire pareilles choses — mais pire lui a été donné, il est vrai]
Ils […] se mettent même à imaginer un suicide […] spectaculaire

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