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dimanche 23 août 2009

Ce que les poux vantent (et le rêve fraîchit)



Seul au-dessus de son ventre, l’homme avait oublié tout langage. Quand débarquèrent ses amis, il ne comprit rien aux sons qu’ils proféraient dans la joie des retrouvailles.
Eux crurent qu’il se payait leur tête et se mirent à l’invectiver, puis le frappèrent.
Il mourut au début de l’hiver, maladroitement recroquevillé parce que les coups l’avaient atteint — comme la tarte — à l’intestin.

Il marchait seul dans la nuit au hasard des routes désertes. Des plaines environnantes, il ne pouvait pas dire ce qui y germait, et ce malgré la lune plate et très blanche. Il marchait lentement, nez au vent, sans se demander quoi faire de ses mains, oubliant la ville brûlant maintenant loin derrière des brasiers qu’il avait allumés, où la révolte battait son plein.
Il était amoureux de tout ce qu’il voyait, la brise l’aimait elle aussi bien que naturellement elle le glaçât. Il revêtit un petit masque qu’il serrait depuis longtemps dans son poing, ressemblant ainsi furieusement à Casanova, puis le jeta au bout de quelques kilomètres.
Sans avoir dormi depuis des semaines entières, il se sentait pourtant reposé, prêt à tout.
Il avançait au hasard, mais le pas sûr et la bouche légèrement serrée sur un baiser attrapé au coin d’une barricade.
1992 (?)

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