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mercredi 30 novembre 2022

« L'automobilisme est un humanisme »




France Khü diffuse en ce moment une série documentaire sur une réalisation technique qui dans un très proche futur antérieur n'aura guère plus duré que ce fabuleux dispositif qu'était la croix de Malte de Continsouza — 150 ans tout au plus, une paille au regard de l'hippomobilisme ! — mais pour qui a été biberonné durant les 70's par les sirènes hollywoodiennes pré-Reagan de la jouissance sans entraves à la va-comme-je-te-pousse (si tu sais pas regarder sous le capot), l'épisode de ce mardi n'était pas sans intérêt (peut-être un peu nostalgique, ma foi !…) :

Il faut bien le dire — et ce n’est pas la moindre de ses curiosités — l’automobilisme est une maladie, une maladie mentale. Et cette maladie s’appelle d’un nom très joli : la vitesse. Avez-vous remarqué comme les maladies ont presque toujours des noms charmants ? La scarlatine, l’angine, la rougeole, le béri-béri, l’adénite, etc. Avez-vous remarqué aussi que, plus les noms sont charmants, plus méchantes sont les maladies ?… Je m’extasie à répéter que la nôtre se nomme : la vitesse… Non pas la vitesse mécanique qui emporte la machine sur les routes, à travers pays et pays, mais la vitesse, en quelque sorte névropathique, qui emporte l’homme à travers toutes ses actions et ses distractions… Il ne peut plus tenir en place, trépidant, les nerfs tendus comme des ressorts, impatient de repartir dès qu’il est arrivé quelque part, en mal d’être ailleurs, sans cesse ailleurs, plus loin qu’ailleurs… Son cerveau est une piste sans fin où pensées, images, sensations ronflent et roulent, à raison de cent kilomètres à l’heure. Cent kilomètres, c’est l’étalon de son activité. Il passe en trombe, pense en trombe, sent en trombe, aime en trombe, vit en trombe. La vie de partout se précipite, se bouscule, animée d’un mouvement fou, d’un mouvement de charge de cavalerie, et disparaît cinématographiquement, comme les arbres, les haies, les murs, les silhouettes qui bordent la route… Tout, autour de lui, et en lui, saute, danse, galope, est en mouvement, en mouvement inverse de son propre mouvement. Sensation douloureuse, parfois, mais forte, fantastique et grisante, comme le vertige et comme la fièvre.

samedi 26 novembre 2022

Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes


Conférence sur la progression diagonale (2003)


Cette conférence du jeudi 10 avril 2003 avait débuté comme ça :



Et là, c'est la négation qui revient.

« Dieu est là pour vous »


Mr. Robot (saison 2, épisode 3), 2016
(désolé, impopo pour moi de balancer ça correctement en VOSTFR, grrmbll !)

« Das religiöse Elend ist in einem der Ausdruck des wirklichen Elendes und in einem die Protestation gegen das wirkliche Elend. Die Religion ist der Seufzer der bedrängten Kreatur, das Gemüt einer herzlosen Welt, wie sie der Geist geistloser Zustände ist. Sie ist das Opium des Volkes. »

Karl Marx, Contribution à « La critique de la philosophie du droit » de Hegel - Introduction (1843) 

vendredi 25 novembre 2022

Intelligence du montage sonore

 


Carine Leguelven est une artiste soigneuse, sobre et discrète.
Elle œuvre entre autres dans le montage sonore, avec virtuosité selon moi, pour offrir à ses amis des compilations thématiques
— irrégulièrement mais souvent (une dizaine, à ma connaissance, depuis dix ans, entre un et quatre cédés chaque fois : sur les chats, la cueillette des champignons, la piscine, les couleurs, siffle !, etc.)

Voici par exemple le premier morceau de la compile qu'elle a intitulée Travail, distribuée en 2017 (chacun reconnaîtra les chiens) :

Pink Floyd - Schifrin

On peut la contacter à cette adresse mèle.

mardi 22 novembre 2022

Cours, rage, Guillaume Erner !


L'animateur des Matins de Foot Culture s'est un peu énervé tout à l'heure contre un gars dont j'avais jamais ouï causer : Hubo Goss qu'il s'appelle je crois — non, pardon : Hugo Streillinnetouzeu-Houolle… ah mais saperlotte non, zut ! voilà : ce zigoto c'est Hugo Lloris, qui sent un peu sa mater dolorosa mais qui maîtrise pourtant à fond le syllogisme puisque comme il l'expliquait naguère sur France Intox très clairement (en substance) :

1° En France, on est pas facho (la preuve : y'a qu'un sixième du Parlement qui se réclame franco de la division Charlemagne) mais quand même : le minimum, de la part des bougnoules qui déboulent chez nous, c'est qu'ils s'adaptent à nos coutumes.
M'enfin, c'est vrai, quoi ! On voit même des niakoués qui refusent de porter le béret basque et la baguette sous le bras, et des mal blanchis qui savassent pas manier l'imparfait du subjonctif !
Moi je dis : faut faire le camé, Léon ! Là où tu débarques, tu fais tout pareil que les naturels légitimes, les ceusses qui sont arrivés avant toi.

2° Au Qatar — où y savassent même pas qu'on met toujours un « u » après le « q » sauf dans les trois mots que je vais pas vous faire l'outrecuidance de me rappeler —, y z'aiment pas les pédés ni les adultères et gnagnagna.

3° Hé ben moi, comme j'y vais pour faire des pépettes, je dis oqai, pas de problème monzami, moi y'en a entièrement d'accord je m'adapte à fond les ballons ronds !
Et soit dit entre nous, je préfère faire de la retape pour Über Alles et pour Orange — attention, rien à voir avec le fait que la ville est facho depuis un quart de siècle ! — que pour des pédé.e.s de tarlouzes, mais chut, ça reste off micro, hein ?