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jeudi 24 mars 2016

… et on oublie l'avenir
pour quelques souvenirs…




Les derniers jours, dont la mort constitue le thème dominant, peut se lire comme le roman de la désillusion : les étudiants y vivent presque inconsciemment les derniers jours de leur jeunesse, les vieillards les derniers jours d'une existence marquée par l'échec et, comme le remarque en philosophe averti Alfred, le garçon de café adonné à l'astrologie, seul personnage clairvoyant autour duquel gravite tout ce monde dérisoire qu'il observe à distance, le temps n'est pas loin où la planète cessera elle-même d'exister.

Raymond Queneau, Les derniers jours, prière d'insérer



mercredi 23 mars 2016

Débat d'orientation au sujet d'une éventuelle disparition du journal Mordicus



Un quart de siècle a passé mais on en est à peu près au même point, encore plus reculé sans doute : le nombre d'or n'est pas atteint, pas plus que le passage au nord-ouest…

Tous les numéros de la revue sont disponibles ici.

vendredi 18 mars 2016

Avec le recul, la « nouvelle philosophie », ça semble un peu tarte !


Extraits de l'émission Apostrophes du 25 mars 1977 :

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… et quelques années plus tard, on pouvait voir ceci :



mardi 15 mars 2016

Y tofu pour faire un monde bio !




Vers le 191 boulevard Voltaire, mars 2016.
Jadis ce fut une station d'essence, puis c'est devenu un marchand de parquets,
et maintenant, ceci, évidemment.

Passage du col : quand Mao rota, t'as ri ?


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Bref extrait de l'émission Apostrophes du vendredi 27 mai 1983,
diffusée en direct sur la chaîne Antenne 2.

jeudi 10 mars 2016

Retour en arrière (y'a 29 ans, déjà, ces fichues AG nous faisaient enrager…)



Faire des États Généraux… une réalité !

L'enregistrement, effectué à notre insu par ces gauchistes de Radio-Sorbonne, de trois AG qui se sont tenues au début du printemps 1987 dans l'amphi Richelieu les 9 février, 20 mars et 9 avril.
Les deux premières préparaient les États Généraux de l'Enseignement Supérieur qui allaient se tenir à Paris VIII (Saint-Denis) les 27, 28 et 29 mars — conséquemment au mouvement anti-Devaquet de l'hiver 1986-1987 —, la troisième en donne un compte rendu assez amer, vu que les apparatchicks aux dents longues du PS (genre Cambadélis, déjà !) avaient réussi à faire imploser tout le bousin sur quoi on s'était localement échiné depuis trois mois :

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Merci à Stéphane, de la liste ANPR, pour la numérisation de ces vieilles cassettes !

mercredi 9 mars 2016

Merci aux grévistes de France Culture !…


… qui m'ont permis incidemment d'entendre ceci ce matin, dans la plaie-liste diffusée en lieu et place des programmes habituels :



Les Bombes 2 bal, c'est de la bombe,
c'est de la balle !

dimanche 6 mars 2016

Antre, au pis…
(Li braire, hi ! comme un âne…)



En guise de prologue
(sur l'air de « Dix ans plus tôt » de Sardou) :
Dans la jungl' de Calais
Y'a pas Henri Calet
Le piéton de Paris
Là-bas, l'aurait pas ri
Parfois il se promène
Mais les Prolégomènes
C'est l'affaire de Kant
C'est affreux comm' chez Dante
L'Enfer compte neuf cercles
D' quoi s' fair' péter l'couvercle
C' fut écrit vers Capri
Arrêtons, je t'en prie !
C'est parti pour la chanson
(sur l'air de « Capri, c'est fini »)  :
Nous n'irons plus jamais
Chez ce petit libraire
Nous n'irons plus jamais
Le bail l'a trucidé
Nous n'irons plus jamais
Huysmans – non, les huissières ! —
Nous n'irons plus jamais
Cett' fois, l'est décédé…
Entropie, c'est fini
Et dir' que c’tte librairie a connu d' si beaux jours !
La bouquin'rie, c'est fini,
On n'en trouv'ra plus beaucoup alentour
Fini d'y ouïr de beaux discours ou d'calembours
On n’y savourera plus l'entregent
Plus d’ trésors, de trucs rares, de trouvailles d’un jour
Plus d’apéros joyeux, ça s’ra plus comme avant
Nous n’irons plus jamais
Sur le boul’vard Voltaire
Nous n’irons plus jamais
Le sort en en jeté [rrr...]
Nous n’irons plus jamais
Mêm' nous, les prolétaires
Nous n' lirons plus jamais
D'Nietszch' les fragments faussaires (et les fesses !)
Ils ne liront plus jamais
Même les forts en thème
Mêm' des succès damnés
Ça pue les chrysanthèmes
Ils ne liront plus jamais
En nos vertes années
Ils ne liront plus jamais
Dominique Jamet
Ils ne liront plus jamais
Dominique Jamet
L'était à la B. N. F.
S'était fait du bénéf'
Ils ne liront plus jamais
J'en ai un peu de peine, tiens !
D'Eugène Fromentin,
Dominique ? Jamais
Entropie, c'est fini
Et dir' qu' cett' librairie en a vu des balourds
Y'avait Mickey, y'avait Minnie
Maint'nant c'est dev'nu Pearl Harbour
Kokott Dunouga y croisait Gaston Lagaffe
Mortimer et Olrik s'y sont bien pris le blair
Tintin et Milou y ont sauté au paf
Mais on en a fini avec la ligne claire
Ils ne liront plus jamais
Tom Sawyer de Mark Twain
Conte's de fées d'Bettelheim
Gombrowicz, lus ? Jamais
La fille de nulle part
Qui qu'en a quoi à carr-
Er car ces troufions
D'Amazon ont dit « Non »
Comm' disait Wittgenstein
Au pote Alain Veinstein
Dans l’fameux Tractatus
— Sur quoi faut fair’ motus — :      
« Ce qu'on ne peut plus faire
Sur le boul'vard, faut l' taire »
Mais y' a plus de libraire
L'est fini, l'phalanstère
Entropie, c'est fini
Et dir' que c’tte librairie a connu d' si beaux jours !
L'utopie, c'est fini,
On n'en trouv'ra plus beaucoup alentour
Fini d'y ouïr d' drôl's de discours ou d'calembours
On n’y savourera plus l'entregent
Plus d’ trésors, de trucs rares, de trouvailles d’un jour
Plus d’apéros joyeux, ça s’ra plus comme avant
Parfois, je voudrais bien
Ma petite Lison
Te dire « Tiens, lisons
Ce livr' d'Aimé Césaire »
Mais cet ouvrag' je l'perds
Comme les anciens liens
Faut se faire un' raison
Même les âm's mortes errent
Au cent-quatre-vingt-dix-huit
Sur ce boul'vard Voltaire
Orwell va prendr' un' cuite
+ quatr’ : V’là Big Brother !…
Winston a lâché l'affaire
Pour lui, ce s’ra l’hiver
Pour nous, y’aura pas d’suite :
Terminé, l’inventaire
La philantropie, c'est fini
Et dir' qu’ c’tte librairie vendait Oh les beaux jours !,
Et Léo-nor Fini
Et, faut l'avouer, d'Henri Troyat Faux Jour
Fini d'y ouïr d' drôl's de discours ou d'calembours
Et on n’y verra plus de livr's ni de gens
Plus d’ trésors, de trucs rares, de Prince de Hombourg
Plus d’apéros joyeux, de p’tits coups d’détergent
Nous n’irons plus jamais
Il s'est fait dézinguer
C' tte espèce de princ' ringard
Malgré ses Jean Piaget
Terminé, fermeture
C'est fini, l'aventure
Et même les bitures
Plus rien à partager
L’anthropologie, oh ! c'est fini
Et dire que cett’ conn’rie a connu d' si beaux jours !
La bouquin'rie, c'est fini,
On n'en trouv'ra plus du tout alentour
Fini d'y ouïr de beaux discours ou d'calembours
Ça arrach’ l' cœur, comm' dirait Boris Vian
Plus d’ photos de Proust en slip sur la plag’ de Cabourg
Plus d’apéros joyeux, ça s’ra plus qu’ l’eau d’Evian
Nous n’irons plus jamais
Il s'est fait dégommer
Ce curieux Ech'nozien
Il n’en restera rien
Fin d’ l'équipée ! malaise…
Pourtant c’était balèze !
Mais ça intéress’ qui,
Aujourd’hui, Cherokee ?
Entropie, c'est fini
Et dir' que c’tte librairie a connu d' si beaux jours !
La bouquin'rie, c'est fini,
On n'entrera plus qu'au pire alentour
Entropie, oh ! c'est fini
Et dir' que des amis y trouvaient des amours
Entropie, oh ! c'est fini
Ce n'est plus trop la pein' qu'on y accoure…

samedi 5 mars 2016

Les mondes de Philip K. Dick




Un documentaire de Yann Coquart rediffusé avant-hier sur ARTE, trente-quatre ans et un jour
après la disparition de ce génial écrivaillon, aussi agoraphobe qu'un de ses pairs — Jean-Patrick Manchette